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Pays-BasArticle
Plan de l'article
Les Pays-Bas peuvent s’appuyer sur un tourisme très actif avec près de 4 millions de visiteurs par an, générant une recette annuelle de 16,2 milliards de dollars (2005). L’Opiumwet décrété en 1976 et légalisant l’usage et la vente de drogues douces — cannabis, haschisch — lorsque les transactions portent sur moins de 30 g, y est sans doute pour beaucoup ; en effet, la consommation des étrangers de passage rapporte environ 420 millions d’euros chaque année.
L’économie néerlandaise est extrêmement ouverte aux échanges mondiaux. L’essentiel des produits circulant dans ses ports est destiné au transbordement vers d’autres pays, principalement vers les membres de l’Union européenne (UE). Les principales importations sont les produits manufacturés (environ 25 p. 100 de l’ensemble des importations), les machines et les équipements de transport (23 p. 100), le pétrole brut (20 p. 100), les denrées alimentaires et le bétail (17 p. 100), ainsi que les produits chimiques (10 p. 100). Les principales exportations sont les combustibles minéraux (environ 23 p. 100 de l’ensemble des exportations), les produits alimentaires (20 p. 100 ; les Pays-Bas sont le premier exportateur au monde de lait, d’œufs et de porcs), les produits chimiques (17 p. 100), les machines et les équipements de transport (17 p. 100), ainsi que les produits manufacturés (environ 20 p. 100). Les pays membres de l’Union européenne sont les principaux partenaires commerciaux des Pays-Bas, l’Allemagne étant le premier d’entre eux, avec près d’un tiers de l’ensemble des échanges commerciaux. Depuis la fin des années 1960, les exportations de gaz naturel ont contribué à augmenter les recettes des échanges.
Au ier siècle av. J.-C., les légions de Jules César conquièrent la région qui correspond aux actuels Pays-Bas où vivent Bataves et Frisons, des peuples germains et celtes. Les Romains fondent plusieurs cités (Traictum, aujourd’hui Utrecht, ou Noviomagus, aujourd’hui Nimègue), avant de se retirer sur le Rhin sous la pression des Barbares. Mais la chute de l’Empire, au ve siècle, annihile complètement l’œuvre romaine : les Francs Saliens envahissent le sud du pays et les Saxons s’installent à l’est.
Le pays est évangélisé par des missionnaires francs durant le haut Moyen Âge, avant de s’opposer au pouvoir carolingien pendant près de deux siècles. Pourtant, l’unité territoriale est brisée à la signature du traité de Verdun (843), officialisant l’intégration de la Germanie inférieure à l’empire. Mais l’absence d’une autorité seigneuriale centrale, renforcée par les ravages des Normands, entraîne la formation de seigneuries. En 925, le roi germanique Henri Ier l’Oiseleur s’empare de la partie septentrionale du pays, et l’évêché d’Utrecht, avec l’appui des empereurs germaniques, constitue jusqu’au xie siècle la puissance principale du territoire. Toutefois, entre 1100 et 1300, les comtes de Hollande et de Gueldre étendent leurs territoires au détriment des évêchés. Les xiie et xiiie siècles voient l’émergence de villes puissantes, importants centres de commerce. Sous l’influence de marchands fortunés, elles défient le pouvoir des nobles gouvernant les campagnes en apportant leur appui à des seigneurs régionaux contre des vassaux indisciplinés ; les marchands leur extorquent des privilèges visant à promouvoir le commerce, à renforcer les villes et leur position.
Par le jeu des alliances dynastiques et des guerres, la majeure partie des Pays-Bas actuels passe sous la suzeraineté de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Le règne des ducs de Bourgogne coïncide avec une époque d’unification du territoire et de grande progression des arts et des idées. Cependant, la volonté de construire un État bourguignon (réunissant Lorraine, Pays-Bas, Bourgogne et Franche-Comté) conduit Charles le Téméraire, dernier duc de la dynastie, à sa perte. Le mariage de sa fille avec Maximilien Ier fait passer la région sous la domination des Habsbourg. La dynastie habsbourgeoise a de grandes difficultés à s’imposer face aux particularismes et irrédentismes provinciaux naissants. Ainsi, en 1488, Maximilien Ier est fait prisonnier par les artisans brugeois révoltés. Charles Quint doit réprimer en 1539 la révolte des Gantois mais réussit à annexer plusieurs territoires (Utrecht, Frise orientale, Groningue, Gueldre) qu’il assemble sous le nom des Dix-Sept Provinces des Pays-Bas. Philippe II rencontre les mêmes problèmes, aggravés par la pénétration des idées de la Réforme.
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