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Mansart, François

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Château de Maisons (Maisons-Laffitte)Château de Maisons (Maisons-Laffitte)

Mansart, François (1598-1666), architecte du XVIIe siècle, auteur du château de Maisons-Laffitte (Yvelines), une des principales figures du classicisme français.

Mansart fit son apprentissage à Paris et commença sa carrière en restructurant plusieurs châteaux et hôtels particuliers. Pendant cette première période, on lui confia également quelques constructions, dont il subsiste aujourd'hui le château de Balleroy (v. 1626, Calvados) et l'église Notre-Dame-de-la-Visitation (1632-1633, Paris, rue Saint-Antoine). Ces édifices s'inscrivent dans la tradition de la Renaissance française marquée par l'œuvre de Philibert Delorme et la passion de la stéréotomie. En 1635, Mansart reçut deux commandes qui lui permirent d'accéder aux plus hautes sphères de la société. L'hôtel qu'il construisit pour le secrétaire d'État de La Vrillière (actuelle Banque de France) devint le modèle des hôtels parisiens de l'aristocratie pendant tout le siècle. Dans le Val de Loire, il conduisit, au même moment, les agrandissements du château de Blois pour le compte du frère du roi, Gaston d'Orléans. Bien que ses projets n'aient pas été entièrement réalisés, le corps de logis constitue une pièce unique de l'histoire de l'architecture. On y trouve les toits écrêtés, une marque distinctive de la main de Mansart. À cet égard, on notera que si le nom de Mansart reste aujourd'hui associé à la « mansarde », on ne peut le considérer comme l'inventeur de ce type d'aménagement des combles.

Le château de Maisons-Laffitte, dont on pense que la construction s'étala entre 1642 et 1650, fournit la meilleure synthèse de la conception mansardienne de l'architecture. C'est aussi aujourd'hui celui qui, de son œuvre, a subi le moins de modifications et dont le décor intérieur fut en partie préservé. Ce château fit l'objet de vives critiques contemporaines dues aux conflits esthétiques, mais aussi aux jalousies. Le bâtiment était orienté sur la diagonale de la rose des vents et l'accès au château réservait une succession de surprises au visiteur : l'obligation de contourner les deux pavillons d'accès, séparés par un fossé plutôt que par un portail, l'effet produit par la façade feinte du côté des écuries, etc. Le logis, en revanche, présente un plan traditionnel : le plan est massé et il n'est flanqué que de deux courts avant-corps prolongés par des terrasses qui peuvent suggérer l'inachèvement volontaire de véritables ailes formant une cour intérieure. À l'intérieur, le vestibule central constitue la pièce la plus représentative. La voûte au profil surbaissé démontre la capacité à associer une conception architecturale de l'espace à la dextérité du sculpteur tailleur de pierres. L'entablement s'inscrit dans la tradition, à travers les modèles de Philibert Delorme.

Vers la fin de sa carrière, Colbert commanda plusieurs projets à Mansart, qui ne furent jamais entrepris. Le premier concernait la construction d'une aile orientale pour le palais du Louvre et le second une chapelle funéraire pour les Bourbons à Saint-Denis.

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