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États-Unis

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États-Unis : drapeau et hymneÉtats-Unis : drapeau et hymne
Plan de l'article
2.4. 1

Végétation

La notion de végétation naturelle n’a pas grande signification dans ce pays profondément marqué par l’action humaine, et notamment par un défrichement intensif. Ainsi, une grande partie de la végétation naturelle (forêts, prairies, toundra) a disparu au fur et à mesure de la mise en valeur du continent américain. Au tout début de la colonisation européenne, les forêts étaient présentes sur la moitié du territoire des États-Unis. Aujourd’hui, elles n’en couvrent plus que 33 p. 100, soit environ 303 millions d'hectares. Une grande partie de la forêt a été défrichée pour les besoins de l’agriculture, notamment dans les Grandes Plaines, aujourd’hui domaine des grandes cultures céréalières, ainsi que sur le Piémont appalachien et la plaine côtière atlantique, où elle a été remplacée par les plantations de canne à sucre, de coton, de tabac et d’arachides. Les forêts occupent encore toutes les régions de la façade atlantique et des Appalaches, une partie de la région des Grands Lacs, les montagnes de l’Ouest et la plaine côtière du golfe du Mexique.

La forêt mixte (conifères, feuillus) des Appalaches se caractérise par la profusion et la grande variété des arbres (chênes, hêtres, bouleaux, noyers, sapins, épicéas, érables). Elle atteint un maximum de diversité dans le Great Smoky Mountains National Park, dans l’ouest de la Caroline du Nord et l’est du Tennessee, qui possède à lui seul plus d’espèces d’arbres que tout le continent européen. D’épaisses forêts de conifères (pins, cèdres rouges, sapins de Douglas, épicéas) couvrent également les montagnes Rocheuses septentrionales, notamment dans les montagnes du Nord-Ouest pacifique (chaîne des Cascades, Olympic Mountains). Elles laissent progressivement la place, vers le sud, à des forêts sèches de pins jaunes, puis à une végétation basse de type garrigue (chaparal). Toutefois, au sud-est, le massif montagneux de la Sierra Nevada, où les précipitations demeurent notables, est célèbre pour ses forêts de séquoias géants millénaires (Sequoia National Park). La plaine côtière de l’Atlantique et du golfe du Mexique est le domaine du pin et du gommier tandis que la côte marécageuse est bordée de cyprès et de palétuviers.

Dans les plateaux semi-arides (« Hautes Plaines », plateaux de l’Ouest) domine une végétation steppique de plus en plus clairsemée, au caractère xérophile (adapté à la sécheresse). Les « Hautes Plaines » sont le domaine des prairies naturelles (chiendents, armoises, genévriers). Vers l’ouest, la prairie se dégrade et laisse la place à des formations herbeuses plus courtes, puis à une végétation discontinue.

Dans les montagnes Rocheuses, les étendues désertiques (plateaux et bassins intérieurs), présentant une végétation xérophile et discontinue composée de courts arbustes, de buissons épineux, de cactées (cactus, euphorbes candélabres), de yuccas et de pins parasols, alternent avec les montagnes couvertes de forêts. La vallée de la Mort constitue l’une des terres les plus arides du monde. Toutefois, les techniques d’irrigation, de plus en plus modernes, font aujourd’hui reculer le désert.

De vastes zones forestières ont été précocement protégées par la législation américaine (parcs nationaux). Aujourd’hui, le reboisement l’emporte sur le déboisement, notamment dans le Sud dont les forêts, décimées par les incendies, sont replantées de façon intensive (arbres à pousse rapide) à des fins commerciales.

2.4. 2

Faune

La richesse de la faune américaine s’explique par la grande diversité des habitats. Les montagnes et les forêts sont peuplées de grands mammifères (caribous, élans, ours bruns, ours Kodiak, grizzlys, cerfs de Virginie, moutons des Rocheuses, chèvres des montagnes, loups), d’un grand nombre de petits mammifères (marmottes, renards, ratons laveurs, moufettes, écureuils) et d’une grande variété d’oiseaux.

Les côtes de l’Alaska sont peuplées de morses, de loutres de mer et d’otaries à fourrure, celles du golfe du Mexique de grands oiseaux (pélicans, flamants), d’alligators, de poissons-chats et de serpents venimeux. Les prairies sont le domaine des petits mammifères (écureuils, lièvres, chiens de prairie, furets), des fouisseurs et du bison. Exterminés par la chasse après avoir jadis peuplé la plupart des États du Centre et de l’Est de l’Amérique du Nord, les bisons n’existent aujourd’hui qu’en captivité ou dans des zones protégées. Les déserts accueillent les rats-kangourous, les lézards et les oiseaux de grande envergure (vautours, aigles).

2.5

Ressources et contraintes du milieu naturel

Le territoire des États-Unis recèle des ressources nombreuses et variées : fertilité des sols (sols noirs, sols alluviaux), favorables à de riches cultures ; abondance des réserves forestières, qui alimentent une importante industrie du bois ; énorme potentiel hydraulique, mis à profit pour l’irrigation et la production d’hydroélectricité ; diversité et splendeur des paysages naturels, exploités par l’industrie du tourisme. Mais les principales ressources des États-Unis restent l’abondance des richesses minérales (énergies fossiles, minerais), à l’origine du puissant développement industriel du pays.

Outre les phénomènes exceptionnels (tornades, cyclones, séismes, inondations), la contrainte la plus importante du milieu physique est de nature hydro-climatique. Sur une grande partie du territoire, les précipitations sont faibles et le déficit en eau est chronique. La mise en valeur n’a pu se faire que grâce à d’importants travaux hydrauliques (barrages, forages, dérivations, etc.), que ce soit pour l’agriculture irriguée ou pour l’approvisionnement des villes en eau. Il existe à ce jour plus de 5 000 barrages dont 1 300 en Californie. Parmi ces grands travaux figure la maîtrise du fleuve Colorado, avec notamment le barrage Hoover (achevé en 1936) et son immense réservoir, le lac Mead, l’un des plus grands lacs artificiels du monde, destiné à approvisionner en eau la Californie (Los Angeles, Grande Vallée californienne) et les régions semi-arides environnantes (Imperial Valley).

3

Population et société

3.1

Caractéristiques démographiques

La population des États-Unis a atteint les 300 millions d’habitants à l’automne 2006. En 2008, elle était estimée à 303,8 millions d'habitants (3e rang mondial derrière la Chine et l’Inde). La société américaine se caractérise par son aspect pluriethnique, par une forte mobilité spatiale et par un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète, tout en étant affectée par d’importants clivages sociaux, économiques et ethniques.

3.1. 1

Principaux indicateurs

La population américaine a connu, pour la période 1995–2005, un taux d’accroissement moyen de 10,9 %. Le taux de mortalité est très faible (8,3 ‰). Le taux de natalité, estimé à 14,2 ‰ en 2008, a fortement baissé depuis la période du baby-boom (1947-1961), caractérisée par une natalité élevée (24 ‰) et une croissance annuelle de 15 à 20 %. Toutefois, les États-Unis sont l’un des pays développés où la population progresse le plus grâce à un taux de fécondité de 2,10 enfants par femme (2008), et à une immigration soutenue. Les États-Unis sont en effet le pays qui accueille le plus d’immigrants dans le monde, environ 700 000 personnes par an dans les années 2000 (le gouvernement a fixé le cap de 675 000 personnes par an en 1990). Il faut y ajouter une immigration clandestine, constituée principalement par 500 000 passages clandestins à la frontière mexicaine chaque année. Entre le recensement de 1990 et celui de 2000, la population des États-Unis a ainsi progressé de 32,7 millions de personnes, ce qui constitue le plus fort accroissement décennal.

La population américaine vieillit – l’âge médian est passé de 30 ans en 1980 à 36,7 ans en 2008 – mais reste relativement jeune par rapport aux autres pays développés (43,8 ans pour le Japon et 39,2 ans pour la France par exemple, en 2008 également, l’âge médian de la population mondiale étant de 28 ans en 2005). 20,1 % de la population a moins de 14 ans tandis que 12,7 % de la population a plus de 65 ans en 2008. L’espérance de vie était estimée à 78,1 ans en 2008.

L’évolution des structures familiales est à l’image de celle qui est à l’œuvre dans l’ensemble des pays occidentaux depuis les années 1960, avec un âge moyen du premier mariage de plus en plus tardif (29 ans pour les hommes et 26 ans pour les femmes dans les années 2000) et un taux élevé de divorces et de naissances hors mariage. Les États-Unis se caractérisent cependant par une explosion du nombre des familles monoparentales, une tendance plus affirmée que dans la plupart des autres pays occidentaux : la proportion de familles monoparentales y est passée de moins de 10 % à près de 30 % entre 1960 et 2000 (dans l’Union européenne, 14 % des familles étaient monoparentales en 1996).

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