Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur États-Unis |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 4 sur 21
États-UnisArticle
Plan de l'article
Présentation ; Milieu naturel ; Population et société ; Institutions et vie politique ; Économie ; Histoire
La densité moyenne de population aux États-Unis est très faible (33,2 habitants au km² en 2008). Ce chiffre masque toutefois une répartition très inégale. En 2007, les cinq États les plus peuplés étaient la Californie (36 553 215 millions d'habitants), le Texas (23 904 380 millions), l’État de New York (19 297 729 millions), la Floride (18 251 243 millions) et l’Illinois (12 852 548 millions). Sept États avaient une population inférieure à 1 million d’habitants : par ordre décroissant, le Montana, le Delaware, le Dakota du Sud, l’Alaska, le Dakota du Nord, le Vermont, et le Wyoming, qui constitue l’État le moins peuplé avec 522 830 habitants. Au final, le recensement de 2000 montre que les dix États les plus peuplés abritent 54 % de la population, tandis que 3 % de la population réside dans les dix États les moins peuplés. En 2000, le Sud (100,2 millions d’habitants, soit 36 % de la population) et l’Ouest (63,2 millions d’habitants, soit 22 % de la population) rassemblaient plus de la moitié de la population totale. Ils sont aujourd’hui plus peuplés que le Nord-Est (53,6 millions d’habitants, soit 19 % de la population), centre historique du peuplement et de la révolution industrielle. Depuis les années 1950, on observe un déplacement du centre de gravité du pays depuis le Nord-Est (qui abritait 26 % de la population en 1950) vers le Sud-Ouest. Ce sont en effet les États de l’Ouest et du Sud qui enregistrent la plus forte progression démographique. Ainsi, entre 1980 et 1990, 54,3 % de la croissance démographique nationale s’est faite au bénéfice des trois États de Californie, de Floride et du Texas. Cette tendance a perduré entre 1990 et 2000, le taux de croissance de l’Ouest ayant été de 19,7 % et celui du Sud de 17,3 % tandis qu’il s’établissait à 5,5 % dans le Nord-Est ; le Texas est désormais plus peuplé que l’État de New York. Entre 1990 et 2000, pour la première fois, tous les États américains ont vu leur population augmenter, au premier rang desquels le Nevada. Comme au cours de la décade précédente (+ 42 %), il a de nouveau enregistré le taux de croissance le plus important (+66 %). L’Arizona, le Colorado et l’Utah affichent des croissances atteignant plus de 30 %. Les migrations interrégionales traduisent, depuis plusieurs générations, l’attraction supérieure des États de la Sunbelt (« Ceinture du Soleil ») par rapport aux vieilles régions industrielles et urbaines du Nord-Est (Manufacturing Belt), désormais baptisées Frost Belt (« Ceinture du froid »). La crise économique, particulièrement vive dans la Manufacturing Belt, conjuguée à des conditions de vie souvent médiocres (climat pénible, pollution, congestion urbaine, criminalité), explique, en effet, qu’un bon nombre d’Américains du Nord-Est et de la région des Grands Lacs émigrent vers les régions du Sud ou de l’Ouest, plus attirantes et aux conditions de vie plus clémentes, notamment pour les retraités. Ces évolutions dans la répartition spatiale de la population conditionnent directement la composition de la Chambre des représentants, la Californie, le Texas et la Floride détenant à eux seuls le quart de ses 435 sièges, conformément au recensement de 2000.
Le melting-pot (« creuset ») américain a bien fonctionné et fonctionne toujours, mais il n’aboutit pas pour autant à l’assimilation ou à l’homogénéité de la population. Les minorités sont, dans l’ensemble, économiquement et socialement défavorisées. Les différentes communautés conservent leurs spécificités culturelles et de graves rivalités les opposent (comme en témoignent les émeutes de Los Angeles en 1992). Le recensement de 2000 confirme les tendances à l’œuvre dans les dernières décennies du xxe siècle aux États-Unis, à savoir un renforcement notable des minorités ethniques, notamment hispaniques et asiatiques, et une diminution de la majorité blanche. Entre 1990 et 2000, ces minorités ont enregistré un taux de croissance supérieur à la moyenne nationale (13,2%) : 15,6 % pour les Noirs, 26,4 % pour les Amérindiens, 48,3 % pour les Asiatiques et 57,9 % pour les Hispaniques. En revanche, pour la première fois dans l’histoire de la population américaine, au cours de la dernière décennie du xxe siècle, la communauté hispanique est devenue la minorité la plus importante, devant la minorité noire jusqu’alors majoritaire. Si elle poursuit son rythme de progression actuel, la communauté hispanique devrait même représenter un quart de la population américaine en 2050. Les minorités ethniques se caractérisent également par leur concentration géographique dans les grandes métropoles (New York, Los Angeles) et les États de la Sunbelt. La communauté blanche non hispanique, descendant des anciennes vagues d’immigration européenne, reste très fortement majoritaire, mais connaît une baisse relative par rapport à la population totale (75,1 % en 2000 contre 76,6 % en 1980). Les descendants de la première grande vague d’immigration, anglo-saxonne et germanique, antérieure à 1890, constituent la majorité WASP (White Anglo-Saxon Protestant). C’est la communauté présentant la population la plus âgée (âge médian : 37,7 ans tandis qu’il est de 35,3 ans pour l’ensemble de la population) et le taux de natalité le plus faible. Sa croissance démographique, aujourd’hui essentiellement naturelle, est moins rapide que celle des minorités, dont la natalité élevée est renforcée par une immigration venue d’Asie et d’Amérique latine. Les États où la communauté blanche représente le plus fort pourcentage, entre 96 et 97 %, sont ceux de la Nouvelle-Angleterre au nord-est des États-Unis, le Maine, le Vermont et le New Hampshire. Les Hispano-Américains constituent désormais la minorité la plus nombreuse. Ils représentaient 12,5 % de la population totale en 2000 (contre 6,4 % en 1980) et leur nombre était estimé à 35,3 millions. Ils constituent la communauté la plus jeune (âge médian : 25,8 ans). Leur dynamisme démographique repose sur l’apport migratoire, à hauteur de 700 000 Latino-Américains entrant chaque année aux États-Unis légalement et illégalement et sur une forte natalité (2,45 enfants par femme en 2004 contre 1,89 dans la population blanche non hispanique). Descendants des anciens colons mexicains (Hispanos) ou immigrants récents (Chicanos), la communauté hispanophone est très hétérogène. Les Mexicains sont de loin les plus nombreux (20,9 millions de personnes, soit 59 % des Hispano-Américains). Beaucoup d’entre eux sont entrés clandestinement aux États-Unis, en franchissant à la nage le Rio Grande (d’où leur nom de Wet Backs, ou « Dos mouillés »). Les Portoricains (3,4 millions), qui sont citoyens américains, peuvent en revanche s’installer librement aux États-Unis. Les Hispano-Américains se concentrent pour la plupart dans six États du sud-ouest des États-Unis, Nouveau Mexique, Californie, Texas, Arizona, Nevada et Colorado, ainsi que dans l’État de New York et en Floride, où réside la majorité des immigrés originaires de Cuba. Ils représentent au milieu des années 2000 un tiers de la population de la Californie (la moitié de la population de la ville de Los Angeles est d’origine hispanique) et du Texas, et 42 % de celle du Nouveau-Mexique. Ils constituent une main-d’œuvre docile, sous-qualifiée et mal rémunérée, exploitée par des employeurs souvent peu scrupuleux. Les Noirs américains, ou Afro-Américains, constituent la deuxième minorité des États-Unis. Ils représentaient 12,6 % de la population totale en 2000 (contre 11,7 % en 1980) et leur nombre était estimé à 34,6 millions. Cette population jeune (âge médian : 30,2 ans) et essentiellement urbaine, vivant dans les quartiers dégradés des centres-villes, est en grande partie touchée par la pauvreté (25 %, soit près du double du taux de pauvreté observé pour le reste de la population), un taux de chômage élevé, une sous-qualification, un retard scolaire chez les jeunes, une forte délinquance juvénile et adulte. Ce sont les descendants des esclaves africains, emmenés de force d’Afrique vers le sud des États-Unis par les planteurs de coton et de tabac, et dont l’émancipation n’a été proclamée qu’en 1865. Longtemps confinés dans les campagnes du Sud, ils ont connu, avec les transformations économiques de la première moitié du xxe siècle, une immigration massive vers les grandes cités industrielles du Nord-Est, où ils ont constitué un prolétariat urbain. Ils ont été les premiers frappés par la crise des industries traditionnelles du Nord-Est, amorcée dans les années 1970. Beaucoup participent à un mouvement de retour vers le sud, en direction des grandes villes (Houston, Atlanta, La Nouvelle-Orléans). Aujourd’hui, ils constituent une part importante de la population des États du Sud (Mississipi, Louisiane, Caroline du Sud, Georgie, Maryland, Alabama), un tiers environ notamment de la population du Mississipi et de Louisiane, et de celle des grandes villes, où ils sont parfois majoritaires (60 % de la population à Washington). Toutefois, les plus importantes communautés noires se situent dans les États de New York (3 millions), de Californie (2,3 millions) et du Texas (2,4 millions). La bourgeoisie afro-américaine s’est en effet beaucoup développée à la fin du xxe siècle et au début du xxie siècle, et elle a été marquée par l’accession au secrétariat d’État de personnalités afro-américaines telles que Colin Powell en 2001 et Condoleezza Rice en 2005. Les Asiatiques représentaient 3,6 % de la population en 2000 (contre 1,5 % en 1980) et leur nombre était estimé à 10,2 millions. Ils constituent le groupe ethnique le plus âgé après la communauté blanche (âge médian : 32,7 ans). Les Chinois, les Philippins et les Japonais, implantés depuis longtemps aux États-Unis, sont rejoints à la fin du xxe siècle et au début du xxie siècle par un nombre croissant de Coréens, d’Indiens et de Vietnamiens. Plus de la moitié d’entre eux résident en Californie (Chinatown, à San Francisco), dans l’État de New York, au Texas et à Hawaii, où ils représentent plus de 40 % de la population. Les Amérindiens (2,5 millions) et natifs de l’Alaska représentaient 0,9 % de la population en 2000 et leur nombre était estimé à 2,5 millions. Plus jeunes (âge médian : 29 ans) que la population dans son ensemble, ils ont aussi un niveau d’éducation plus bas et des revenus plus faibles (un quart des Amérindiens vivait en 1999 sous le seuil officiel de pauvreté, contre 12 % de la population, les plus défavorisés étant les Sioux, qui étaient 38,9 % dans cette situation, les Navajos et les Apaches). Regroupés pour la majorité en tribus, ils ont en commun d’avoir été progressivement décimés, refoulés, spoliés de leurs terres, au fur et à mesure de la colonisation européenne, et finalement parqués dans des réserves (Sud-Ouest, nord des Grandes Plaines), dans lesquelles vit actuellement un tiers des Amérindiens. Un autre tiers vit dans l’Ouest (Californie, Oklahoma, Arizona).
L’histoire du peuplement du continent nord-américain est indissociable de celle de l’immigration, les autochtones (Amérindiens, Inuit, Aléoutes) ne constituant plus, aujourd’hui, qu’une infime minorité de la population (0,9 % en 2000). Depuis l’arrivée des premiers colons européens, au xvie siècle, plus de 50 millions d’immigrants se sont installés aux États-Unis. Jusqu’en 1940, la quasi-totalité des immigrés vient d’Europe. Peu nombreux jusqu’aux années 1830, ceux-ci arrivent massivement à partir de 1840-1850. D’abord anglo-saxonne, l’immigration s’élargit, dans le dernier quart du xixe siècle, aux pays de l’Europe méditerranéenne (Italiens surtout) et de l’Europe centrale. Plus de 23 millions d’immigrants affluent entre 1880 et 1920. À partir des années 1920, les États-Unis, désireux de mettre un frein à l’immigration, établissent un système de quotas. La crise économique des années 1930 ne fait que renforcer cette tendance. Une nouvelle forme d’immigration se développe après la Seconde Guerre mondiale (réfugiés politiques d’Europe de l’Est, Cubains anti-castristes à partir de 1960, boat people indochinois après 1974). Aujourd’hui, l’immigration provient essentiellement des pays d’Amérique latine (Mexicains surtout) et d’Asie (Coréens, Philippins, Vietnamiens). Ce sont en effet ces minorités qui ont enregistré les plus forts taux de croissance entre 1990 et 2000 : 48,3 % pour les Asiatiques et 57,9 % pour les Hispaniques. Dans les années 1990, un nouveau courant migratoire s’est développé en provenance des anciens pays de l’Europe communiste. L’immigration clandestine est probablement plus importante, aujourd’hui, que l’immigration légale. Elle a augmenté dans les années 1990, en raison de la crise économique qu’a traversée l’Amérique latine. On estime au milieu des années 2000 à 700 000 le nombre de Latino-Américains entrant chaque année aux États-Unis, légalement et illégalement, la plupart des clandestins venant du Mexique. Face à cette situation, les États-Unis ont décidé en 2006 de construire de mur de barbelés de plus de 1 000 km afin de renforcer l’étanchéité de leur frontière. Constituant désormais la première minorité des États-Unis, les « Latinos » occupent un poids croissant dans la société américaine, démographique, mais aussi économique et politique. Journaux et chaînes télévisées en espagnol se développent, l’espagnol étant même devenu langue officielle dans l’État du Nouveau-Mexique.
Les États-Unis sont une république fédérale formée de 50 États et d’un district fédéral (le district de Columbia), comprenant la capitale fédérale, Washington : Alabama, Alaska, Arizona, Arkansas, Californie, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Colorado, Connecticut, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Delaware, Floride, Géorgie, Hawaii, Idaho, Illinois, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiane, Maine, Maryland, Massachusetts, Michigan, Minnesota, Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska, Nevada, New Hampshire, New Jersey, New York, Nouveau-Mexique, Ohio, Oklahoma, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Tennessee, Texas, Utah, Vermont, Virginie, Virginie-Occidentale, Washington, Wisconsin et Wyoming. Presque tous les États américains sont divisés en comtés, à l’exception de la Louisiane, divisée en paroisses.
En 2005, le taux de population urbaine s’élevait à 80,8 % de la population totale. Les dix plus grandes villes étaient New York, Los Angeles, Chicago, Houston, Philadelphie, Phoenix, San Diego, Dallas, San Antonio et Detroit (recensement de 2000). Les États-Unis se caractérisent par un phénomène de métropolisation très poussé. En 2000, le pays comptait 50 métropoles de plus d’1 million d’habitants (contre 14 en 1950). Les neuf plus grandes agglomérations, comprenant plus de 5 millions d’habitants en 2000, étaient New York (21,2 millions d’habitants), Los Angeles (16,4 millions), Chicago (9,2 millions), Washington (7,6 millions), San Francisco (7 millions), Philadelphie (6,2 millions), Boston (5,8 millions), Detroit (5,4 millions) et Dallas (5,2 millions). Près des deux tiers de la population vivent dans des États situés le long des trois côtes principales, 38 % le long de la façade atlantique, 16 % le long de la façade pacifique et 12 % le long du golfe du Mexique. Ces très fortes concentrations urbaines constituent à l’est la puissante Mégalopolis (60 millions d’habitants de Boston à Washington en 2000), qui enregistre des densités très élevées (454 habitants au km² dans le New Jersey, ce qui constitue le record de densité parmi les 50 États américains) et, à l’ouest, de vastes conurbations transfrontalières (Portland-Seattle-Vancouver, au nord-ouest ; Los Angeles-San Diego-Tijuana, au sud-ouest). La structure des grandes villes américaines est très différente de celle des cités européennes. De formation récente, organisées sur le principe du plan en damier (grid), les agglomérations sont pour la plupart dépourvues de « noyau » historique. Le centre actif de la cité se limite fréquemment au quartier des affaires, le « Central Business District » (CBD), dont les gratte-ciel dominent la ville et abritent les banques, les sièges des grandes sociétés et les grands hôtels. La population des grandes villes américaines continue de décroître au profit des banlieues. Celles-ci connaissent, depuis les années 1950, un formidable accroissement, les populations aisées délaissant les centres-villes pour venir s’installer dans des banlieues pavillonnaires. Presque un tiers des Américains (30 %) vivaient en 2000 dans des métropoles de plus de 5 millions d’habitants, 14 % dans des métropoles dont la population est comprise entre 2 et 5 millions d’habitants – ce sont ces métropoles dont la population a augmenté le plus fortement entre 1990 et 2000 –, 13 % dans des métropoles dont la population est comprise entre 1 et 2 millions d’habitants, 16 % dans des métropoles dont la population est comprise entre 250 000 et 1 million d’habitants et 7 % dans des villes comprenant moins de 250 000 habitants. Ces banlieues s’étendent sur des espaces de plus en plus vastes, à l’image de Los Angeles, qui s’étale sur une centaine de kilomètres. Progressivement s’y créent des centres d’activité (commerces, bureaux, industries) qui deviennent à leur tour des villes, elles-mêmes entourées de nouvelles banlieues. Le départ des classes moyennes et d’une partie des emplois vers les banlieues a accentué la ségrégation spatiale, sociale et ethnique de l’espace urbain, et entraîné une dégradation et une paupérisation dramatique des centres-villes dans les années 1960. Les minorités ethniques défavorisées s’y sont concentrées dans des ghettos, où l’insalubrité, la pauvreté et le chômage généraient une importante criminalité. Désertées par les populations aisées et donc privées de ressources fiscales, la plupart des grandes villes américaines ont été confrontées à une grave crise financière. Dans les années 1990, afin de sortir d’une crise urbaine de plus en plus insoluble, les municipalités lancent des programmes de réhabilitation des centres-villes, en collaboration avec des investisseurs privés, en y implantant des commerces et des institutions culturelles, comme en témoigne la réhabilitation du quartier de Harlem à New York.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |