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Athènes

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Parthénon (Athènes)Parthénon (Athènes)
Plan de l'article
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Présentation

Athènes, en grec Athínai, capitale de la Grèce, chef-lieu du nome de l'Attique, située dans le sud-est du pays, à l'extrémité d'une péninsule qui s'avance en mer Méditerranée.

Bordée par les montagnes du Parnès au nord, de l'Hymette et du Pentélique à l'est, et du massif de l'Aighaleo à l'ouest, drainée par le Céphise à l'ouest et l'Ilissos à l'est, la ville s'étend vers le sud, avec le port du Pirée, jusqu'au bord du golfe Saronique. L'agglomération du Grand Athènes englobe soixante communes. C'est une vaste métropole qui domine la vie économique, culturelle et politique du pays. Elle est au centre du plus vaste ensemble urbain de la zone balkanique.

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Économie

Athènes rassemble un tiers de la population grecque. Capitale d'un pays fortement centralisé, elle occupe de multiples fonctions. L'administration, la finance, l'enseignement supérieur y sont concentrés, tout comme les grands médias et le secteur de l'édition. L'essentiel du commerce de gros se traite dans la ville, également pivot du commerce extérieur du pays grâce au port du Pirée.

Les activités industrielles, avec plus de 50 p. 100 des emplois nationaux du secteur secondaire, se sont diversifiées autour du textile, de la chimie, de la métallurgie, du tabac et de l'alimentation.

Enfin, sa position géographique et son histoire font d'Athènes une grande capitale touristique.

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Paysage urbain

Cœur de la ville antique, l'Acropole, la « ville haute », fait encore partie du centre de la ville contemporaine. Située sur une colline, elle couvre une superficie d'environ 4 ha et comprend de nombreux vestiges dont certains remontent à l'époque mycénienne (IIe millénaire av. J.-C.). L'accès se fait aujourd'hui par la porte Beulé, du nom de l'archéologue français qui la mit au jour en 1852. Elle débouche sur un escalier, construit par les Romains au IIIe siècle, qui mène aux Propylées, bâtiment édifié sous la conduite de l'architecte Mnésiclès et dont la construction, interrompue en 432 av. J.-C. au moment de la guerre du Péloponnèse, ne fut jamais achevée.

La plupart des monuments de l'Acropole datent du « siècle de Périclès », période d'embellissement de la cité : le Parthénon, œuvre de l'architecte Ictinos, dont les travaux s'effectuèrent sous la conduite de Phidias et dont les frises sont aujourd'hui conservées au British Museum de Londres (voir Parthénon, frise du) ; l'Érechthéion et son fameux portique des Caryatides, où six statues de jeunes filles remplacent les habituelles colonnes qui soutiennent le plafond ; le temple d'Athéna Niké, dédié à la protectrice d'Athènes, ici victorieuse. Le versant sud de l'Acropole accueille le sanctuaire de Dionysos Éleuthéros, consacré au dieu du Vin et de la Nature, et dont les fondations du premier temple remontent au VIe siècle av. J.-C. ; le théâtre de Dionysos, construit en pierre entre 400 et 330 av. J.-C. sur un site qui vit véritablement naître la tragédie puisque la première œuvre connue du genre y fut donnée en 536 av. J.-C. ; l'odéon de Périclès (445 av. J.-C.) qui accueillait des spectacles lors des Panathénées ; l'odéon d'Hérode Atticus (161), petit théâtre à l'origine couvert d'un toit de bois ; les ruines d'un Asclépiéon (Ve siècle av. J.-C.), sanctuaire d'Asclépios et de sa fille Hygieia, dotés des vertus de guérisseurs.

Faisant face à l'Acropole à l'ouest, on trouve la colline de l'Aréopage, siège du tribunal primitif de la cité. À l'ouest de l'Acropole s'étendait l'Agora, ancien centre de la vie publique athénienne, dominée par le Théséion, le Temple de Thésée (Ve siècle av. J.-C.), consacré en fait à Héphaïstos. Si l'Agora, détruite par les Barbares en 267, est aujourd'hui un champ de ruines dont il est difficile de retrouver la physionomie initiale, le Théséion est en revanche l'un des temples les mieux conservés du monde grec.

Au-delà, d'ouest en est, se succèdent trois des huit collines sur lesquelles la ville est bâtie : la colline des Nymphes, siège d'un observatoire astronomique depuis le XIXe siècle, la Pnyx, où se tint du VIe au IVe siècle l'Assemblée du Peuple, et la colline de Philopappos, consacrée aux Nymphes dans l'Antiquité.

Au nord et au nord-est de l'Acropole se trouvent les vieux quartiers de Monastiraki et de Plaka. Largement touristiques, ils ont toutefois conservé leur caractère traditionnel. Le premier, cœur du quartier turc, comprenait l'ancien bazar et abrite encore le marché aux puces de la ville et de nombreuses échoppes d'artisans ; le second permet de découvrir d'autres édifices dignes d'intérêt : le monument de Lysicrate (335 av. J.-C.), la tour des Vents décorée de huit panneaux représentant autant de vents (Ier siècle av. J.-C.), la cathédrale (1842), de nombreuses petites églises de l'époque byzantine (la Kapnikaréa, XIe siècle ; la Petite Métropole, XIIe siècle) ou les rares traces de l'occupation ottomane comme la medrese, école coranique dont il ne subsiste que le portail ou la mosquée Fethiye (1458), la plus ancienne d'Athènes.

La limite est de Plaka est marquée par la porte d'Hadrien, élevée en 131 pour marquer la frontière entre la ville grecque et la ville romaine nouvellement construite. Juste derrière, on peut voir les ruines de l'Olympiéion, le temple de Zeus Olympien, qui fut en travaux du VIe siècle av. J.-C. à 132 de notre ère ! À l'ouest de Monastiraki, au-delà de l'Agora, s'étend le Céramique, l'un des plus vieux quartiers de la ville ; il doit son nom aux nombreux potiers qui y travaillaient. Coupé en deux par la construction du mur de Thémistocle après les guerres médiques (fin du Ve siècle), il devait à partir de cette époque abriter la plus grande nécropole de la cité.

L'Athènes contemporaine est en grande partie issue des plans d'urbanisme mis en place après la guerre d'Indépendance. Capitale d'un nouvel État en 1834, la ville, ruinée et désertée après une longue période de combats, se devait d'être réaménagée. Elle se développa à l'est de Plaka, selon les plans d'architectes allemands et français. Les places Omonia et Syntagma, qui jouxtent le Parlement (1836-1840), regroupent aujourd'hui les quartiers d'affaires et de nombreux commerces. Elles étaient à l'origine bordées de bâtiments de style néoclassique dont il ne reste que peu de traces. Le quartier résidentiel d'Athènes, celui des ambassades, des beaux immeubles et des boutiques de luxe s'étend au nord du Parlement autour de la place Kolonaki, au pied et sur les pentes du mont Lycabette. Au sud du Parlement se trouvent le Zappéion, palais des expositions de pure facture néoclassique et l'immense jardin national, véritable bouffée d'oxygène dans cette ville surpeuplée et polluée. Car c'est bien là le principal problème de la capitale aujourd'hui. Les mesures les plus diverses ont été prises — avec un succès limité — pour combattre le phénomène, comme par exemple l'autorisation pour les véhicules privés de circuler seulement un jour sur deux ou la création de zones piétonnes dans les quartiers centraux afin de limiter l'accès des voitures.

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Arts et culture

La ville d'Athènes possède une pléiade de musées dont on ne citera ici que les plus renomés. Le Musée national d'Athènes expose les principaux trésors de l'art grec, du néolithique à l'époque romaine. On peut notamment y admirer les fabuleuses richesses de Mycènes, parmi lesquelles le célèbre « masque d'or d'Agamemnon » découvert par Schliemann et longtemps considéré comme appartenant à ce roi, et les fresques de Santorin. Les musées de l'Acropole et de l'Agora abritent les objets découverts sur chacun des sites. Le Musée byzantin, seul en son genre en Europe, propose une vaste collection d'icônes et de fresques du IXe au XVIIe siècle. Le musée Benaki possède une belle collection d'art byzantin, copte et musulman, ainsi qu'une section consacrée aux arts et traditions populaires (costumes, bijoux, meubles, etc.). Le musée d'Art cycladique et d'Art grec ancien, également connu sous le nom de fondation Goulandris, renferme, entre autres, une superbe collection d'idoles de marbre qu'une judicieuce muséographie met en perspective avec des œuvres de Brancusi, Modigliani ou encore Picasso, faisant ressortir toute leur modernité.

Ville universitaire, Athènes est aussi le siège de la Bibliothèque nationale qui abrite plus de 500 000 volumes et 3 000 manuscrits.

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Histoire

5.1

Athènes antique

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