Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur miracle, mystère et moralité

Résultats avec Windows Live® Search

  • miracle, mystère et moralité - MSN Encarta

    miracle, mystère et moralité, noms génériques donnés aux drames religieux en langue vernaculaire au Moyen Âge qui se développèrent en Europe et...

  • théâtre médiéval, page destinée à Menestrel

    Un texte a été édité de façon idéale, le Miracle de l'enfant donné au ... Moralité, mystère et figure de la Passion de Nostre Seigneur Jésus-Christ... / [Jehan d ...

  • théâtre médiéval; textes et liens

    ... Mystère de sainte Venice et le mystère de saint ... à présent une saisie partielle, de la Moralité de la Dame à l'agneau, et ... MIRACLE DE SAINTE BARBE première journée : éd ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

miracle, mystère et moralité

Article
Médias
Représentation d'un mystère anglaisReprésentation d'un mystère anglais
Plan de l'article
1

Présentation

miracle, mystère et moralité, noms génériques donnés aux drames religieux en langue vernaculaire au Moyen Âge qui se développèrent en Europe et exercèrent une influence décisive sur l’évolution du théâtre.

2

Communion religieuse

Les miracles virent le jour après qu’un édit papal de 1210 eut interdit aux prêtres d’interpréter eux-mêmes les scènes tirées de la Bible et représentées dans le cadre de la liturgie. Ces « pièces saintes » consacrées au récit des miracles attribués aux saints ou à la Vierge Marie, ou relatant des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament, étaient jouées à Pâques et lors d’autres fêtes religieuses. La particularité stylistique des miracles résidait dans le fait qu’ils mêlaient des éléments sacrés et profanes. Ceux qui évoquaient la vie des saints avaient une tonalité plus strictement religieuse, mais furent finalement supplantés par les scènes bibliques.

Les miracles les plus célèbres datent du XIIIe siècle. Parmi eux figurent le Jeu de saint Nicolas de Jean Bodel (v. 1200), qui évoque l’histoire d’un roi dont le trésor menacé est défendu par le saint, ce qui incite le souverain à se convertir, et le Miracle de Théophile de Rutebeuf (1263). D’autres manuscrits nous sont parvenus, comme les quarante Miracles de Notre-Dame (1339-1382), mais on ne trouve pas de trace des miracles à partir du XVe siècle, époque à laquelle ils disparurent peu à peu.

D’ordinaire, les miracles se jouaient sous forme de cycles, c’est-à-dire de successions de courtes séquences ; lorsque celles-ci furent interprétées tour à tour par les membres des diverses corporations de la ville, notamment à partir du XIVe siècle, elles prirent le nom de « mystère ». Imprégnés d’une vision chrétienne de l’histoire de l’humanité, depuis la création du monde jusqu’au Jugement dernier, ces cycles traitaient de l’éternel combat du Bien et du Mal. Ils étaient en général joués en extérieur, les jours de fête et notamment de la Fête-Dieu. Ils étaient précédés d’une procession et présentaient un côté spectaculaire, avec une profusion de costumes, d’effets de machinerie et un accompagnement musical. Chaque corporation jouait une scène sur son propre chariot, que l’on pouvait faire rouler de place en place pour recommencer la représentation. Celle-ci pouvait durer pendant des jours, parfois des semaines.

Les mystères, organisés par les notables qui tenaient souvent les premiers rôles, permettaient une communion religieuse de l’ensemble de la collectivité. Les plus célèbres d’entre eux sont ceux qui relatent la Passion du Christ, qui fit l’objet de nombreuses versions, parmi lesquelles figurent celle d’Arnoul Gréban (v. 1450), écrite en quelque 35 000 vers. À la suite des guerres de Religion au XVIe siècle, les mystères furent interdits dans la plupart des pays d’Europe, notamment en France à partir de 1548. Seule la Pologne continua à les pratiquer jusqu’au XVIIe siècle.

3

Pièces didactiques

Quant aux moralités, elles furent très populaires au XVe et au début du XVIe siècle. Elles étaient destinées à enseigner la morale chrétienne, notamment face à la mort. Le thème central en était généralement le conflit entre le Bien et le Mal, la pièce s’achevant toujours par le salut de l’âme. Les personnages des moralités n’étaient pas des saints ou des personnages bibliques, comme dans les miracles, mais des figures allégoriques (la Luxure, la Gourmandise, la Paresse, l’Espoir, la Charité, etc.). Certaines moralités, comme l’Homme juste et l’Homme mondain (1476) de Simon Bourgoin, pouvaient de par leur longueur s’apparenter aux mystères. Elles furent parfois signées d’auteurs connus, ou restèrent anonymes, comme Tout le monde, pièce datant de la fin du XVe siècle.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft