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Plan de l'article
Présentation ; Un jeune officier plein de bravoure ; Le Renard du désert ; Un membre de la conjuration contre Hitler
Rommel, Erwin (1891-1944), feld-maréchal allemand, célèbre pour ses victoires remportées dans le désert au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Né à Heidenheim, fils d’un professeur de mathématiques, Erwin Rommel rejoint le 6e bataillon du 124e régiment d’infanterie en 1910 où il est repéré par ses instructeurs pour ses qualités personnelles et son aptitude au commandement. Élève de l’école militaire de Dantzig, il obtient un brevet de lieutenant en 1912. Récompensé de nombreuses fois, il est également décoré de l’Ordre pour le mérite, la plus haute décoration militaire allemande, pour sa bravoure lors de la Première Guerre mondiale, après avoir combattu en Argonne, en Roumanie, et en Italie. Après la guerre, il enseigne dans plusieurs académies militaires et se rapproche du national-socialisme. Très apprécié par Hitler, il devient en 1938 l’un des chefs de son quartier général.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, pendant la campagne de France en 1940, Erwin Rommel commande la 7e division blindée du 15e corps : il réussit le passage de la Meuse et la poussée allemande vers la Manche. Remarqué pour son sens de la tactique, il est promu lieutenant général l’année suivante et reçoit le commandement de l’Afrikakorps en Afrique du Nord. Grand tacticien de l’art militaire dans le désert, ce qui lui vaut le surnom de « renard du désert », reconnu et admiré par les experts militaires internationaux, il mène son armée jusqu’à El Alamein en juin 1942, mais est repoussé par Montgomery et doit abandonner aux forces britanniques l’Égypte, la Cyrénaïque et la Tripolitaine. La bataille d’El-Alamein est un tournant : contraint de se replier à Tunis, Rommel rejoint l’Allemagne en mars 1943 avant la reddition finale de l’Afrikakorps.
Ayant été promu maréchal en 1942, Rommel est affecté en Italie du Nord puis à l’inspection du mur de l’Atlantique. Nommé en janvier 1944 à la tête du groupe d’armées B en France, il acquiert la conviction de la défaite inéluctable de l’armée allemande. Dans ce contexte, il participe à la préparation de la conjuration contre Hitler, devant lui-même assurer l’intérim à la direction de l’État après la chute du Führer. Blessé lors de la bataille qui suit le débarquement de Normandie, il ne participe pas directement à l’attentat du 20 juillet 1944, mais il est accusé de complicité par la Gestapo. Sur ordre d’Hitler, il s’empoisonne plutôt que d’être condamné à mort, et des funérailles nationales lui sont faites. Ses carnets ont été publiés sous le titre La Guerre sans haine (1953).
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