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  • Louis XVI - L'Histoire en Ligne

    Né à Versailles en 1754, mort en 1793, roi de France de 1774 à 1791, Louis XVI est le petit fils de Louis XV.

  • Louis XVI

    Consacré à la figure du roi Louis XVI et aux divers travaux de recherche effectués par Paul et Pierrette Girault de Coursac.

  • Association Louis XVI

    Présente ses activités, publications, biographies. France.

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Louis XVI

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Exécution de Louis XVIExécution de Louis XVI
Plan de l'article
1

Présentation

Louis XVI (1754-1793), roi de France et de Navarre (1774-1791), puis roi des Français (1791-1792).

L’incapacité de Louis XVI à engager le royaume sur la voie d’une véritable modernisation, à la fois économique, sociale et politique, a précipité le déclenchement de la Révolution française, durant laquelle le souverain a été condamné à mort et exécuté. Authentiquement soucieux du bonheur de son peuple, Louis XVI apparaît dans l’imagerie populaire comme la victime d’un bouleversement qui a largement excédé sa personne.

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Jeunesse et éducation

Né à Versailles, fils du dauphin Louis (lui-même fils du roi Louis XV) et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis Auguste porte d’abord le titre de duc de Berry, avant que la mort de son frère aîné, le duc de Bourgogne (1760), puis celle de son père (1765), ne fassent de lui l’héritier du trône. Orphelin de père à onze ans, de mère à treize ans, il est élevé par le duc de La Vauguyon, son gouverneur, et par Mgr de Coetlosquet, son précepteur, dans une atmosphère de piété et de conservatisme aristocratique qui lui font juger sévèrement les dissipations d’une cour où domine Mme de Pompadour.

Assez bien instruit, peu doué pour la guerre mais passionné par la chasse et par les travaux artisanaux (son goût pour la serrurerie est demeuré célèbre), l’héritier du trône, intelligent mais dépourvu de caractère, d’une timidité presque maladive, est marié en 1770 à l’archiduchesse Marie-Antoinette, fille de l’empereur François Ier et de l’impératrice Marie-Thérèse. Une malformation non opérée retarde la consommation du mariage, et il faut attendre 1778 pour voir la naissance d’une fille, Marie-Thérèse Charlotte — Madame Royale, la future duchesse d’Angoulême —, que suivent un premier dauphin, né en 1781, puis le duc de Normandie, né en 1785, devenu dauphin à la mort de son frère en 1789, et enfin Sophie Hélène Béatrice, née en 1786 et morte à onze mois.

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Les premières années du règne

Le 10 mai 1774, Louis XVI devient roi à la mort de son aïeul, discrédité par l’incurie et les débauches des dernières années de son règne. Au contraire, ce roi de vingt ans, vertueux et un peu gauche, attire dès son couronnement un courant de sympathie et d’affection qui ne se dément pas durant les premières années de son règne.

Dès son avènement, soucieux de marquer une rupture avec l’époque précédente, le roi fait rappeler, sous l’influence de Mesdames (ses tantes), le comte de Maurepas qui a été destitué en 1749 pour une épigramme contre Mme de Pompadour. Le nouveau secrétaire d’État se sépare d’abord du duc d’Aiguillon, puis obtient le départ de Maupeou et Terray, principaux artisans de la réforme d’inspiration moderniste.

La nouvelle équipe ministérielle est composée d’hommes compétents avec, outre Maurepas, Vergennes aux Affaires étrangères, Saint-Germain à la Guerre, Sartine à la Marine et Malesherbes à la Maison du roi, tandis que Turgot se voit attribuer les Finances. Mais, en rappelant les parlements par le lit de justice du 12 novembre 1774, le roi, s’il se montre fidèle à une conception politique qui voit dans les corps intermédiaires les soutiens les plus solides de la royauté, se prive à terme de la possibilité de mener à bien toute réforme. Au sein même de son Conseil, les ardeurs réformatrices de Turgot — qui tente de promouvoir la réforme fiscale et l’abolition des multiples entraves à l’agriculture et au commerce — provoquent son renvoi, en mai 1776. Le financier genevois Jacques Necker, nommé directeur général des Finances en 1777, ne parvient pas plus que son prédécesseur à engager les réformes nécessaires, et la publication de son Compte rendu au roi (1781), décrivant l’état exact des finances du royaume, lui vaut une grande réputation de lucidité mais provoque son départ.

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Une coûteuse politique de prestige

À l’extérieur, pourtant, la France semble retrouver un prestige qu’ont terni, sous le précédent règne, les défaites successives contre l’Angleterre, en Inde et au Canada, entérinées par la conclusion du traité de Paris (1763). La lutte des treize colonies d’Amérique contre la puissance britannique, passionnément embrassée par de jeunes aristocrates comme La Fayette et Rochambeau, reçoit le soutien officiel de la France par le traité d’amitié et d’alliance signé le 6 février 1778 entre le roi et Benjamin Franklin. Sur mer, où ils s’emparent des îles à sucre anglaises, mais aussi sur terre, les Français apportent une aide réelle aux forces de George Washington, et jouent un rôle important dans leur victoire (voir guerre de l’Indépendance américaine). Cette politique de prestige est également poursuivie en Inde, où Suffren inflige plusieurs défaites navales aux Anglais, mais aussi en Europe, où Vergennes s’emploie à poser la France en recours des petites puissances contre les grands États.

Cependant, la France a dépensé plus d’un milliard de livres dans le seul conflit américain et les dépenses militaires grèvent un budget qui ne vit plus que d’expédients. La gestion prudente de Joly de Fleury, auquel succède Lefèvre d’Ormesson, est impuissante à rétablir un équilibre qui aurait exigé des mesures énergiques. La nomination de Calonne, ancien intendant de Lille, au contrôle général (1783) est d’abord bien accueillie, mais le nouveau responsable des finances publiques, trop courtisan pour être radical, couvre bientôt les gaspillages et les débordements de la cour, dans le climat d’optimisme qui suit la conclusion du traité de Versailles, mettant fin aux hostilités avec l’Angleterre.

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