Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Mantegna, AndreaArticle
Plan de l'article
Mantegna, Andrea (1431-1506), peintre et graveur italien. Célèbre pour sa grande culture classique, Andrea Mantegna est considéré comme l’un des premiers représentants de la Renaissance en Italie du Nord.
Originaire d’Isola di Carturo, en Vénétie, Andrea Mantegna entreprend en 1441 à Padoue sa formation dans l’atelier de son père adoptif, le peintre Francesco Squarcione. Celui-ci, grand amateur d’archéologie et marchand de médailles et sculptures antiques, introduit le jeune homme dans un milieu érudit et humaniste. Andrea Mantegna développe dès cette époque un intérêt passionné pour l'Antiquité classique, notamment pour l’architecture et la sculpture romaines, dont il s’inspire directement dans nombre de ses œuvres. Ses années de formation sont également marquées par l’influence des artistes toscans, tels Paolo Uccello et Donatello, auxquels il emprunte une certaine virtuosité dans le traitement de la perspective ainsi qu’une approche plastique de la représentation des anatomies. Le style développé par Andrea Mantegna trouve un écho dans les réalisations de Leon Battista Alberti et produit une influence manifeste sur le travail de Giovanni Bellini — dont il épouse la sœur Nicolosia en 1454.
Entre 1449 et 1456, Andrea Mantegna est occupé aux côtés de Niccolo Pizzolo à la décoration de la chapelle Ovetari dans l'église des Eremitani de Padoue. Chargé de réaliser une série de fresques sur les Scènes de la vie de saint Jacques et saint Christophe, il révèle l’originalité de son inspiration en faisant sortir les personnages de leur cadre et en intégrant dans nombre de ses compositions des architectures appartenant à l’héritage romain antique (fresques fortement endommagées durant la Seconde Guerre mondiale). L’artiste se consacre ensuite à la réalisation du Retable San Zeno (1457-1459, église San Zeno, Vérone), œuvre d’importance primordiale dans la carrière du peintre. Dépeignant une scène où prend place une Vierge à l’Enfant entourée de saints, il rompt avec la tradition de la peinture de retable en intégrant par un jeu de trompe l’œil la structure enchâssant les œuvres à la scène principale. Créant une parfaite communion entre éléments picturaux et architecturaux, il réussit le tour de force de préserver la continuité visuelle de la scène représentée. Les trois admirables panneaux ornant la prédelle ont été démembrés à la fin du XVIIIe siècle : l’Agonie au jardin des Oliviers, la Résurrection (tous deux conservés au musée des Beaux-Arts, Tours) et, en son centre, la Crucifixion (musée du Louvre, Paris). Parmi les autres œuvres marquantes de cette période, citons le célèbre Martyre de saint Sébastien (1459, Kunsthistoriches Museum, Vienne).
En 1460, Andrea Mantegna entre à Mantoue au service de la famille Gonzague en qualité de peintre de cour. Il y reste jusqu’à la fin de ses jours, servant trois générations de princes de Gonzague. Cette période est notamment marquée par la décoration de la « Camera degli Sposi » ou « chambre des époux », au cœur du palais ducal, à laquelle il se consacre de 1472 à 1474. Cet ensemble de fresques mettant en scène les Gonzague et leur cour est particulièrement exceptionnel pour la maîtrise du trompe l’œil déployée par l’artiste. Au plafond, un oculus factice semblant ouvert sur le ciel est entouré d’une balustrade circulaire au-dessus de laquelle se penchent des serviteurs, un paon et des angelots. Un peu plus tard, en 1489, l’artiste, répondant à l’invitation du pape Innocent VIII, se rend à Rome pour réaliser la décoration d’une chapelle au Belvédère.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |