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Résultats avec Windows Live® Search Mistral, FrédéricArticle
Plan de l'article
Présentation ; Des racines provençales ; Le chef de file du Félibrige ; Mireille et Candelal ; Le poète du Rhône ; Ultimes « récoltes »
Mistral, Frédéric (1830-1914), poète français, fervent partisan de la renaissance de la langue occitane.
Né à Maillane (Bouches-du Rhône), Frédéric Mistral, fils de petits propriétaires terriens provençaux, fait sa première rencontre avec la poésie à travers les comptines et chansons populaires. Dans sa famille, on parle communément l’occitan, langue dévalorisée socialement et littérairement. Après des études secondaires à Avignon, il étudie le droit à Aix-en-Provence et obtient sa licence en 1851. Ses deux premiers poèmes, publiés en 1848, sont écrits en français. Il s’essaie ensuite à rimer le provençal dans les Moissons (li Meissoun, inédit).
En 1854, Frédéric Mistral crée le mouvement littéraire du Félibrige, avec d’autres poètes occitans, parmi lesquels Joseph Roumanille et Théodore Aubanel. Le Félibrige, de l’occitan félibre (« docteur »), est destiné à promouvoir des œuvres littéraires écrites en occitan, mais aussi à régénérer cette langue et à établir des règles précises d’orthographe. Mistral contribue également à fonder l’Almanach provençal, auquel il collabore activement.
En 1859, Frédéric Mistral publie Mireille (Mirèio), un poème épique en douze chants et strophes régulières, écrit en occitan. Drame de l’amour et des inégalités sociales, Mireille connaît un vif succès. Mistral traduit lui-même l’œuvre en français, qui inspire le livret de l’opéra éponyme de Charles Gounod (1864). Il devient l’ami de Stéphane Mallarmé et d’Alphonse Daudet, et se lie avec des écrivains catalans auxquels il dédie son ode Aux poètes catalans (I Troubaire Catalan, 1861). Après la Provence rhodanienne, théâtre des amours tragiques de Mireille, il chante la « Provence orientale » dans Calendal (Calendau), épopée rustique où le merveilleux s’allie au pittoresque, et donne dans le même ton, la Comtesse (la Coumtesso, 1866). Cependant, devant l’insuccès de Calendal, il se plonge dans la rédaction de son lexique occitan-français (le Trésor du félibrige [lou Tresor dóu félibrige], 1878-1886), vaste somme linguistique et lexicographique, ne composant que de rares pièces de circonstance, tel le Psaume de la Pénitence (lou Saume de la Penitènci), écrit après la défaite de 1870.
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