Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant expositions universelles et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur expositions universelles |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 4 sur 4
expositions universellesArticle
Plan de l'article
Présentation ; Origines et enjeux ; Les pionniers : Londres et Paris ; Expositions universelles ou internationales ? ; Paris, capitale des expositions universelles ; Le temps de l’organisation : le BIE ; La relance d’un événement toujours plus universel ; Les dernières expositions du xxe siècle ; L’architecture, élément structurant et lieu de mémoire
Avec Séville en 1992, l’Europe accueille à nouveau une exposition universelle. Il s’agit alors de célébrer « l’Ère des découvertes ». Ce projet — qui devait initialement être présenté en binôme avec Chicago, ajouté à une manifestation spécialisée génoise — marque le 500e anniversaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. En pleine révolution des technologies numériques, télématiques, informatiques, biologiques, l’exposition est ainsi posée sur des fonts baptismaux doublement symboliques. Témoin du gigantisme jamais démenti des expositions majeures du siècle, l’« Expo’ 92 » est l’occasion d’un retour aux fastes d’antan. Les travaux de la capitale andalouse débutent dès 1989. Bâtiments et quartiers entiers jaillissent alors de terre autour du Guadalquivir. Certains sont préservés pour accueillir un centre d’affaire ultramoderne. Plus de 350 000 arbres et arbustes sont plantés dans cette zone aride grâce à de savants systèmes d’irrigation. Si Séville n’accueille « que » 41,8 millions de personnes, elle reçoit 168 pavillons (112 pays, 25 organismes internationaux, 31 entreprises privées).
En l’an 2000, l’exposition universelle se tient à Hanovre (juin / octobre) et accueille 165 pavillons (pays, entreprises et organisations internationales). Ce chiffre atteste de l’expansion de l’événement, désormais assimilé au phénomène de mondialisation. Le thème dominant de l’Exposition, « l’Homme, la Nature et la Technique », s’inscrit dans la continuité logique du travail entrepris depuis une trentaine d’années autour de la difficile cohabitation entre progrès technologique, industriel et protection de l’humanité et de l’environnement. Aujourd’hui, les expositions universelles poursuivent donc la mue entamée dans les années 1960-1970, avec un nombre croissant de pays participants et la présence accrue de grandes industries et d’organismes internationaux. Signe symptomatique de cette massification : le nombre de pays membres du BIE est passé d’une trentaine dans les années 1960, à 46 en 1995, 87 en 2000, puis 98 en 2005 ; trois ans plus tard, il passe le seuil des 150 États-membres.
Outre leur rôle politique et leur fonction de présentation des avancées technologiques, scientifiques, industrielles et artistiques, les expositions universelles sont des laboratoires architecturaux, dont elles tirent leur identité. Le symbole, planétaire, de la tour Eiffel témoigne de l’importance que peuvent revêtir a posteriori les audaces architecturales des expositions. Du reste, il faut souligner que, sur le long terme, la représentation de tels édifices dans la culture et la mémoire collective présente seulement une association diffuse avec l’idée de l’exposition. Reflet des modes architecturales historiques, l’héritage foncier des Expos mérite cependant un arrêt sur image. D’emblée, il faut préciser que les legs architecturaux ne font pas l’unanimité. En 1889, de hautes personnalités (comme Guy de Maupassant, Sully Prudhomme ou Charles Gounod) s’opposent par pétition à la préservation de la tour Eiffel, jugée monstrueuse et inutile. De même, en 1992, la conservation d’une partie du site de Séville — très coûteux en entretien — suscite un âpre débat. Les premières expositions se caractérisent par leur unité de lieu. À Londres, en 1851, le Crystal Palace accueille toutes les manifestations. Joseph Paxton, connu pour ses serres, fabrique alors la plus grande jamais connue. Les verrières, assemblées par des liens de fontes et de bois et soutenues par une structure en fonte, peuvent être démontées et réassemblées à Sydenham, une banlieue de Londres (le Crystal Palace est détruit en 1936 par un incendie). Jusqu’aux années 1870, toutes les expositions internationales et universelles célèbrent l’ère de la marquise (voûte en verre et en fer). Hangars, rotondes (Vienne, 1873), salle des machines (Paris, 1889), lieu d’accueil de Fairmount Park (Philadelphie, 1876) sont érigés en l’honneur de cette architecture de lumière. L’édition 1900 à Paris se caractérise par un éclatement des lieux d’exposition et par la mise à l’honneur de l’Art nouveau. Par la suite, on peut distinguer deux grandes périodes. Les années 1920-1930 marquent les débuts de l’architecture moderne célébrée par les expositions internationales. Les expositions universelles des années 1958-1992 présentent des démarches plus diverses et plus expérimentales. En 1958 (Bruxelles), le pavillon circulaire américain à colonnes (Edward Durell Stone) et le pavillon Philips (Le Corbusier-Xenakis), figurent parmi les œuvres les plus mémorables, comme l’Atomium, demeuré un emblème bruxellois. L’« Expo’ 67 » (Montréal) est très riche ; le pavillon de Buckminster Fuller, une immense sphère géodésique, est toujours debout, comme les logements préfabriqués empilés de Moshe Safdie nommés Habitat. Osaka’ 70 comporte entre autres le vaste Theme Building de Kenzo Tange et le pavillon canadien pyramidal d’Ericksson (quatre gigantesques coins en miroirs formant une place à plusieurs étages). Pour sa part, l’« Expo’ 92 » à Séville comprend notamment un remarquable pavillon japonais en bois alliant tradition et modernité (réalisé par Tadao Ando) et de très nombreux jeux entre architecture et eau.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |