![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search catholique, ÉgliseArticle
Plan de l'article
Présentation ; Histoire ; Organisation et structure ; Doctrine : infaillibilité et théologie ; Sacrements et piété ; L’Église catholique en France
catholique, Église, Église chrétienne placée sous l’autorité suprême du pape, évêque de Rome. L’Église catholique compte plus de 981 millions de membres, principalement en Europe occidentale et en Amérique latine, mais aussi dans les autres régions du monde. Son influence sur l’histoire de la pensée — tout comme sur l’histoire politique et l’histoire de l’art — est considérable, en particulier en Europe occidentale. L’objectif de l’Église catholique (« catholique » signifiant « universel » en grec) est la conversion à l’enseignement et à la personne de Jésus-Christ en vue du Royaume de Dieu. À cette fin, elle administre des sacrements qui, selon elle, dispensent la grâce de Dieu aux hommes et prêche l’Évangile de Jésus-Christ. Elle ne se présente pas comme une Église parmi d’autres, mais comme l’Église instituée par Dieu pour sauver tous les hommes (voir aussi théologie et salut). Elle a élaboré sa doctrine au cours des conciles à partir de la Bible (Ancien et Nouveau Testaments), commentée par les Pères et les docteurs de l’Église. Elle propose une vie spirituelle et une règle de vie à ses fidèles inspirées de l’Évangile et définies de façon très précise. Régie par le code de droit canonique, elle se compose, outre sa structure propre, de plusieurs mouvements apostoliques, qui comportent notamment les ordres religieux.
L’Église catholique se présente comme l’héritière de la première Église chrétienne, elle-même issue du judaïsme. Son histoire est inséparable de l’histoire du christianisme. Ses rites et ses croyances sont fondés sur la personne et l’enseignement de Jésus-Christ. Elle se considère voulue et conduite par Dieu, « instituée par le Christ ». Elle trouve toutefois plus précisément son origine historique dans l’Église chrétienne latine qui s’est développée en Occident à partir du iie siècle. L’histoire de l’Église chrétienne est marquée par de nombreuses ruptures. Les plus importantes sont le Grand Schisme entre les Églises d’Orient et d’Occident en 1054, et la Réforme protestante au xvie siècle. Elles ont contribué à la définition de l’Église catholique, par opposition aux Églises orthodoxes et protestantes. Bien entendu, l’histoire de l’Église relève autant de l’histoire économique, sociale et politique que de l’histoire religieuse ou de l’histoire des doctrines. C’est néanmoins principalement sous ces deux derniers angles que nous l’étudierons ici, avant d’en dessiner la structure interne actuelle. Pour une vue plus générale et plus développée de l’histoire chrétienne, il convient de se référer à l’article christianisme.
L’Église primitive latine a subi plusieurs persécutions. Ainsi, en 64, l’incendie de la ville de Rome donne à l’empereur Néron le prétexte d’une violente persécution contre les chrétiens, qu’il prend pour responsables ; Pierre semble avoir été l’une des victimes de la répression. Paul est exécuté à Rome en 65. Cependant, l’Église primitive latine profite du cadre de l’Empire pour sa première extension. Elle bénéficie de la paix intérieure, la pax romana. Rome voit se développer une communauté importante de chrétiens. Le christianisme intègre le langage philosophique de l’époque. Au cours des trois premiers siècles du christianisme, apparaît la première génération de penseurs chrétiens, appelés Pères de l’Église. Dans le feu des controverses, leur réflexion mûrit et donne les bases de la recherche et de l’expression théologiques. L’âge d’or des Pères de l’Église est le ve siècle, et notamment l’épisode de la crise arienne (voir arianisme), lorsque les Pères tentent de rendre compte théologiquement de la divinité du Christ (niée par Arius). En 313, l’empereur Constantin accorde, par l’édit de Milan, la liberté de culte aux chrétiens. Il se présente comme un empereur chrétien, et construit les premiers grands monuments, comme la basilique Saint-Jean-de-Latran ou Saint-Pierre de Rome.
Alors que l’Occident vit une période troublée lors des invasions germaniques et l’effondrement de l’administration romaine, l’Église connaît un important développement : accroissement du nombre des sièges épiscopaux, fort développement du mouvement monastique. Cependant, en 1054, différentes querelles entre chrétiens d’Orient et d’Occident amènent l’Église chrétienne à se scinder en deux : c’est le Grand Schisme d’Orient, qui voit la naissance du catholicisme en Occident et de l’orthodoxie en Orient. En pleine période de féodalité, il est difficile pour le pape (évêque de Rome) d’imposer aux souverains son autorité spirituelle. L’un des conflits majeurs entre autorités spirituelle et temporelle a lieu avec les empereurs germaniques (la querelle des Investitures, entre 1075 et 1122). Au terme du conflit, le pape est reconnu comme chef de l’Église catholique et doté d’une puissante administration, la curie. L’Église lutte également contre les hérésies, courants de pensée qui s’écartent du dogme officiel ; la principale, le catharisme, est combattue lors de la croisade des albigeois, en 1208 (voir également les articles croisades des chrétiens contre l’islam, et Reconquista chrétienne de la péninsule Ibérique).
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |