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catholique, ÉgliseArticle
Plan de l'article
Présentation ; Histoire ; Organisation et structure ; Doctrine : infaillibilité et théologie ; Sacrements et piété ; L’Église catholique en France
Au xvie siècle, une autre déchirure apparaît, la Réforme. En 1517, Martin Luther publie une déclaration en quatre-vingt-quinze points contre les indulgences et le trafic fait par la papauté pour financer la reconstruction de Saint-Pierre de Rome. Cet événement lance la Réforme protestante. D’autres réformateurs comme Calvin, Zwingli et Bucer remettent en cause l’Église catholique. La Réforme gagne certaines principautés allemandes, la Suisse et la France. En Angleterre, Henri VIII, excommunié par le pape, fonde sa propre Église (l’Église anglicane). Il fait voter par le Parlement un « Acte de suprématie » (1534). L’Église catholique réunit un concile à Trente en 1545, concile de la Contre-Réforme, ou plus exactement de la Réforme catholique. De nouveaux ordres religieux apparaissent, comme la Compagnie de Jésus fondée en 1540 par Ignace de Loyola. Au xviiie siècle, la philosophie des Lumières s’en prend à l’Église qui n’est toutefois pas totalement étrangère à ce mouvement. Nombreux sont les authentiques savants parmi les croyants, jusqu’au pape Benoît XIV. Mais intervient une fracture. La plupart des philosophes opposent la raison à la foi ou tout au moins à la révélation ; le catholicisme n’est pas prêt à reconnaître à la science son autonomie.
La Révolution française met aussi à mal l’Église. La Constitution civile du clergé, en 1790, donne à l’État le contrôle absolu de l’Église de France. Le pape Pie VI condamne cette constitution en mars 1791. La Terreur essaie d’annihiler toute vie chrétienne ; à Nantes, des massacres sont organisés contre les catholiques. Des pressions et des menaces s’abattent sur le clergé. En 1864, Pie IX condamne la modernité. Le Syllabus énumère quatre-vingts « erreurs modernes ». Le second concile du Vatican (1962-1965) renverse cette perspective et donne à l’Église une nouvelle relation au monde (voir concile Vatican II). Ce second concile reconnaît également la liberté religieuse dans le décret Dignitatis humanae. L’exercice de la religion repose sur des actes intérieurs volontaires qui ne peuvent être imposés, la dignité humaine fonde la liberté de conscience. Dans le décret Nostra aetate, le concile reconnaît la valeur des religions non chrétiennes. Il affirme la présence de valeurs spirituelles et morales dans les autres religions. Il rappelle les antécédents juifs de l’Église et condamne les persécutions antisémites. Le concile encourage par ailleurs l’œcuménisme. Bien que l’Église catholique n’appartienne pas au Conseil œcuménique des Églises, elle maintient des contacts avec cet organisme. Une minorité d’évêques dirigée par Mgr Lefebvre s’oppose au concile Vatican II. Ce mouvement, intégriste, demeure un moment au sein de l’Église avant d’en être exclu, lors du schisme de 1988, qui survient du fait de la nomination illicite d’évêques par Mgr Lefebvre.
L’unité de base de l’Église catholique est le diocèse présidé par un évêque. Il existe environ 1 800 diocèses, et l’église principale dans un diocèse est la cathédrale où officie l’évêque.
L’évêque est le premier responsable du diocèse et doit jouir de tous les pouvoirs nécessaires à l’accomplissement de sa fonction pastorale. Il est parfois aidé par un évêque coadjuteur ayant droit de succession, ou un évêque auxiliaire sans droit de succession. Il a le pouvoir de conférer les ordres majeurs. Il assigne les prêtres dans leur paroisse ou les charge de toute autre fonction. Il délègue souvent les taches administratives à son vicaire général, à son chancelier ainsi qu’à d’autres responsables. Il dispose de divers conseils, parmi lesquels le conseil presbytéral. La paroisse a vocation de rassembler tous les catholiques habitant le même territoire. Le prêtre est responsable de sa paroisse et travaille en collaboration étroite avec des laïcs. Les diacres sont des collaborateurs directs de l’évêque ; ils ont une mission particulière dans l’Église comme l’aide aux malades, le service de tel ou tel secteur. De nos jours, des hommes mariés peuvent être ordonnés diacres.
Le pape est le chef suprême de l’Église catholique. Il institue les évêques dans leur diocèse et ordonne leur transfert d’un diocèse à l’autre. Le 15 septembre 1965, le pape Paul VI a créé le synode des évêques, organe représentatif de tous les évêques que le pape peut consulter à tout moment sur les questions les plus importantes. Le premier de ces synodes s’est tenu au Vatican en 1967, suivi de plusieurs autres depuis. Les synodes diffèrent des conciles œcuméniques, convocations solennelles de tous les évêques du monde. La longue histoire de l’Église catholique ne compte que 21 conciles. Le dernier en date est le concile Vatican II.
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