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catholique, ÉgliseArticle
Plan de l'article
Présentation ; Histoire ; Organisation et structure ; Doctrine : infaillibilité et théologie ; Sacrements et piété ; L’Église catholique en France
Les cardinaux sont les plus hauts dignitaires ecclésiastiques après le pape. Nommés par ce dernier, ils forment pour partie le conseil suprême de l’Église, le Sacré Collège, qui se réunit en conclave à la mort d’un pape pour procéder à l’élection de son successeur. La plupart des cardinaux sont des évêques de diocèses du monde entier. Jusqu’en 1958, le Sacré Collège des cardinaux était limitée à 70 membres (6 cardinaux-évêques, 50 cardinaux-prêtres et 14 cardinaux-diacres) ; il n’a ensuite cessé d’augmenter, atteignant à la fin des années 2000 près de 200 cardinaux, dont environ 60 % sont électeurs (c’est-à-dire âgés de moins de 80 ans et, à ce titre, appelés à voter en cas de conclave).
Le pape est assisté dans l’administration de l’Église par la curie. Celle-ci est aujourd’hui gérée par un secrétariat d’État auquel sont rattachés plusieurs organes extérieurs, constitués principalement de l’office de la Sacrée Congrégation pour les affaires publiques de l’Église, de dix congrégations, trois tribunaux, trois secrétariats.
Certaines Églises orientales sont unies à Rome (voir Églises de rite oriental). Elles ont leur propre histoire, leur propre liturgie (rites, langues liturgiques), leur mode d’organisation, leurs spiritualités, leur discipline (prêtres mariés). Elles restent des témoins de traditions dont certaines remontent aux premiers siècles du christianisme. Ces Églises proviennent du retour à Rome, après un temps de séparation, d’un certain nombre d’Églises orientales. Les plus importantes sont les Églises de rite alexandrin, antiochien (ou syrien), chaldéen, arménien et byzantin.
L’Église ne se pense pas comme simple institution humaine, mais comme mystère. Elle s’estime être l’expression de l’Église du Christ, réalité mystique qui dépasse la seule institution. Elle subsiste dans l’Église catholique selon le concile Vatican II : l’Esprit saint habite l’Église, l’institution est un don de l’Esprit saint. Cette assurance provient de la tradition qui a un rôle important dans l’Église. Selon les catholiques, elle est la possibilité même de la foi. La foi n’est possible que par l’audition de la parole, donc par la transmission du discours de la foi. La tradition est le critère du discernement. Elle est identifiée avec la vie de l’Église, elle se maintient dans la prédication à travers la prière, la liturgie, les sacrements. Elle est à l’œuvre dans la proclamation des conciles ou des papes. La Réforme protestante du xvie siècle a mis de côté la tradition, en donnant à l’Écriture un rôle suprême dans la foi et en l’établissant dans une parfaite autonomie. « Par l’Écriture seule » (sola scriptura, en latin) a été le mot d’ordre des réformateurs. L’Église catholique a refusé lors du concile de Trente de dissocier l’Écriture et la tradition : la révélation, selon elle, vient à travers l’un et l’autre.
La tradition se maintient grâce à la succession apostolique qui garantit le lien entre un évêque et les apôtres. La succession apostolique s’applique si l’évêque remplit sa tâche d’apôtre et s’il y a une succession ininterrompue entre lui et les apôtres. Celle-ci se marque par l’imposition des mains de l’évêque précédent, geste perpétué depuis les apôtres. La théorie de la succession apostolique est présente dans la lettre de Clément de Rome aux Corinthiens, lettre de 96 apr. J.-C.
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