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Résultats avec Windows Live® Search Vélasquez, DiegoArticle
Plan de l'article
Présentation ; Formation ; Réalisme et naturalisme ; Peintre officiel de la cour ; Voyage en Italie ; Retour à Madrid ; Dernières œuvres
Vélasquez, Diego (1599-1660), peintre espagnol, figure majeure du XVIIe siècle, qui a exercé une influence importante, au XIXe siècle, sur les impressionnistes et sur Manet en particulier.
Né à Séville, Diego Rodríguez de Sila y Velásquez, dit en français Diego Vélasquez, est l’aîné de six enfants. Manifestant très tôt des dons pour la peinture, il fréquente d’abord quelques mois l’atelier de Herrera le Vieux, puis entre, en 1611, dans celui de Francisco Pacheco (1564-1654) où il reste jusqu’en 1617. Ce dernier (son futur beau-père), installé à Séville, est l’auteur d’un important traité, el Arte de la pintura (l’Art de la peinture, 1649). Vélasquez apprend à ses côtés les rudiments de la peinture et les règles strictes qui régissent alors l’iconographie religieuse. L’élève dépasse vite le maître dont le style reflète encore les tendances idéalistes du siècle précédent.
Les premières œuvres de Vélasquez qui ont été conservées, réalisées entre 1617 — date de son entrée à la corporation des peintres de Séville — et 1623, s’inscrivent dans trois catégories : les bodegones (sujets de la vie quotidienne combinés à des natures mortes), les portraits et les scènes religieuses. Quelques-uns de ses premiers tableaux, comme le Christ chez Marthe et Marie (v. 1619, The National Gallery, Londres), montrent une forte propension au réalisme : la composition, qui privilégie la nature morte, relègue au second plan la dimension religieuse de l’œuvre. Dans les bodegones, tel le célèbre Porteur d’eau de Séville (v. 1619-1620, Wellington Museum, Londres), les effets de clair-obscur, ainsi que l’observation fidèle de la nature rappellent les œuvres créées à la même époque en Italie par le Caravage. Dans la plupart de ses tableaux religieux qui, le plus souvent, sont des images de piété simple, Vélasquez utilise comme modèles des gens de son entourage ou des badauds, ainsi que Pacheco en témoigne dans sa biographie de Vélasquez. Dans l’Adoration des Mages (1619, musée du Prado, Madrid), par exemple, on peut reconnaître, parmi les différentes figures, les portraits des membres de sa famille. Ainsi, Vélasquez s’éloigne-t-il délibérément de l’idéalisme prôné par l’école sévillane pour donner à ses œuvres un caractère naturaliste complètement nouveau. Grâce à Pacheco, directeur d’une académie humaniste, Vélasquez fréquente les cercles intellectuels de Séville. À ces réunions, le jeune artiste est présenté aux personnes cultivées de la ville, auprès desquelles il a l’occasion de parfaire sa connaissance de la mythologie, ainsi que de nombreux autres domaines riches en thèmes iconographiques.
En 1622, Vélasquez effectue son premier voyage à Madrid où ses contacts avec la cour ne sont pas aussi fructueux qu’il l’espérait. Cependant, le peintre a l’opportunité de découvrir et d’admirer les tableaux des riches collections royales. Il retourne à Séville mais, en 1623, il fait un nouveau voyage à Madrid où il parvient, cette fois, à peindre le portrait du roi (1623, musée du Prado). Il est rapidement nommé peintre officiel de Philippe IV et s’installe dans la capitale avec sa famille. Le portrait du roi est le premier d’une longue série où le souverain, ainsi que les membres de sa famille, sont représentés sans artifices dans un décor d’une extrême sobriété. Outre les portraits auxquels il a consacré la plus grande partie de son temps, Vélasquez exécute également à cette époque des œuvres de sujet mythologique comme Bacchus (1628, musée du Prado, Madrid). Le réalisme avec lequel le peintre traite des figures apparente davantage la composition à une scène de genre, telle qu’on pourrait l’imaginer dans une taverne de Séville, qu’à un tableau d’inspiration mythologique.
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