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Beaumarchais, Pierre Augustin Caron de

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Beaumarchais, le Barbier de SévilleBeaumarchais, le Barbier de Séville
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La célébrité

La célébrité vient à Beaumarchais en février 1775 avec le Barbier de Séville ou la Précaution inutile. Il s’attache dans la foulée à protéger les droits des dramaturges, en créant en 1777 le Bureau de législation dramatique, l’ancêtre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques [SACD]. Il entreprend également l’édition des œuvres complètes de Voltaire, qui sont imprimées de 1783 à 1790, à Kiel pour échapper à la censure française. Il faut attendre 1784 pour que Beaumarchais atteigne le sommet de sa carrière, avec le Mariage de Figaro ou la Folle Journée. Cette comédie en cinq actes, écrite six ans plus tôt (pour sa première version), est acceptée à la Comédie-Française en 1781. Trois années de bataille sont encore nécessaires pour qu’elle puisse être jouée : le roi la trouvant « détestable », elle doit passer six fois devant la censure. La première représentation, qui a lieu le 27 avril 1784, est un véritable événement : les duchesses comme les laquais ont fait la queue pour obtenir des billets, la salle est comble, des spectatrices s’évanouissent, toute la cour et la ville entière font un énorme succès à la pièce, succès de scandale savamment orchestré par l’auteur lui-même. Mécontent, Louis XVI fait emprisonner Beaumarchais à Saint-Lazare, mais doit le libérer sous la pression de l’opinion publique.

Après ce triomphe, Beaumarchais fait encore jouer un opéra, Tarare (1787), un drame, la Mère coupable (1792), qui complète la trilogie commencée avec le Barbier de Séville et le Mariage de Figaro. Cette dernière pièce, sans cesse représentée depuis sa création, inspire d’ailleurs à Mozart l’opéra-comique en quatre actes les Noces de Figaro (1786). Le Barbier de Séville est, quant à lui, à l’origine d’un opéra en deux actes de Gioacchino Rossini (le Barbier de Séville, 1816). Beaumarchais s’éteint à Paris le 18 mai 1799.

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