Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Hawkins, ColemanArticle
Plan de l'article
Hawkins, Coleman (1904-1969), saxophoniste ténor et compositeur de jazz américain.
Né à Saint-Joseph (Missouri) dans une famille aisée, Coleman Hawkins apprend d’abord le piano et le violoncelle, puis le saxophone ténor à l’âge de neuf ans. Deux ans plus tard, à Kansas City, il joue dans l’orchestre du Washburn College. Il commence alors véritablement sa carrière en 1920 et accompagne la chanteuse Mamie Smith. Arrivé à New York, il rejoint bientôt l’orchestre de Fletcher Henderson (dans lequel il restera de 1922 à 1934). C’est dans cette formation, aux côtés notamment de Louis Armstrong, que « Bean » (Haricot) ou « Hawk » (Faucon), ainsi qu’on le surnomme, va donner au saxophone ténor un rôle majeur qui en fera l’un des instruments les plus importants du jazz. D’un style staccato du début (Dicty Blues, 1923), il évolue progressivement vers un jeu legato (The Stampede, 1926) avec une sonorité majestueuse, un discours tour à tour lyrique ou fougueux, une invention harmonique et un développement mélodique qui influenceront nombre de futurs disciples (de Ben Webster à Archie Shepp). En 1929, il enregistre avec les Mound City Blue Blowers One Hour où il développe une nouvelle conception de la ballade.
À Paris, en 1935, « le Père du saxophone » (ainsi consacré bien qu’il ne soit pas le premier à utiliser l’instrument) reçoit un accueil triomphal et enregistre en compagnie de Django Reinhardt et de Stéphane Grappelli (Honeysuckle Rose, Crazy Rhythm, 1937). De retour à New York, il enregistre en 1939 Body and Soul, son chef-d’œuvre et l’une des plus fortes ventes de disques de l’histoire du jazz. À la tête d’un grand orchestre, The Bean joue pendant deux ans dans de grandes salles de danse comme l’Apollo Theatre ou le Savoy Ballroom de Harlem. Coleman Hawkins s’intéresse de près à la révolution be-bop et enregistre notamment avec Dizzy Gillespie et Max Roach en 1944. On le trouve ensuite dans le fameux JATP (Jazz at the Philharmonic) de Norman Granz en 1946 (concerts en Europe) et en 1949 au Carnegie Hall de New York où il retrouve l’autre grand maître du saxophone ténor, Lester Young. Entre-temps, il a enregistré Picasso, une improvisation sans accompagnement sur les harmonies de Body and Soul. Il dirige ensuite un quintette avec Roy Eldridge, se produit au « Birdland » en 1953, enregistre aux côtés d’autres saxophonistes : Ben Webster, John Coltrane (avec le pianiste Thelonious Monk, 1957) et Sonny Rollins (Sonny Meets Hawk, 1963). Il se produit une dernière fois en Europe en 1967 : là encore, malgré une grande fatigue, le miracle s’accomplit lorsqu’il caresse ou triture les clés de son instrument. Coleman Hawkins a été l’un des plus impressionnants solistes de toute l’histoire du jazz.
© 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |