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Résultats avec Windows Live® Search Rubens, Pierre PaulArticle
Plan de l'article
Présentation ; Les premières années ; Le voyage en Italie ; Le retour à Anvers ; La reconnaissance internationale
Rubens, Pierre Paul (1577-1640), le plus important peintre flamand du XVIIe siècle, dont le style incarne les aspects les plus caractéristiques du baroque nordique. Combinant une facture extrêmement libre et une couleur riche et lumineuse héritée de l’école vénitienne à des formes monumentales inspirées par l’œuvre de Michel-Ange, Rubens donna naissance à un art exaltant l’être humain, la vie et le mouvement. Pendant deux cents ans, la vitalité et l’éloquence de son œuvre influencèrent des artistes aussi divers qu’Antoine Watteau au début du XVIIIe siècle, Eugène Delacroix et Pierre Auguste Renoir au XIXe siècle.
Le père de Rubens, Jan Rubens, juriste éminent, devint, à trente-deux ans, échevin d’Anvers. En raison de ses convictions religieuses, il dut fuir les Flandres en 1568 avec sa famille, afin d’échapper à la persécution des protestants. Si Petrus Paulus Rubens, dit en français Pierre Paul Rubens, naquit à Siegen (Westphalie) en 1577, c’est à Cologne que sa famille s’installa dès l’année suivante. Toutefois, à la mort de Jan Rubens en 1587, sa veuve retourna vivre définitivement à Anvers avec ses enfants. Après avoir fréquenté une excellente école latine, le jeune Rubens fut engagé comme page chez la comtesse Marguerite de Ligne-Arenberg. Cependant, il n’y resta que peu de temps, sa mère le faisant rapidement placer en apprentissage chez un artiste. Il fut successivement l’élève de Tobie Verhaecht, d’Adam Van Noort puis d’Octave Van Veen, trois peintres flamands travaillant dans la mouvance des maniéristes du XVIe siècle italien. Rubens, dont le talent était particulièrement précoce, fut reçu maître à la corporation des artistes d’Anvers (la guilde de Saint-Luc) en 1598, à l’âge de vingt et un ans.
Suivant l’exemple de nombreux artistes contemporains de l’Europe du Nord, Rubens décida de partir pour l’Italie, où il rejoignit son frère, afin de parfaire ses connaissances artistiques. Dès son arrivée dans la péninsule en 1600, le jeune artiste fut engagé au service du duc de Mantoue, Vincent de Gonzague. Sa fonction, qu’il conserva pendant toute la durée de son séjour, devait le conduire à exécuter des portraits de la famille ducale (la Sainte Trinité adorée par Vincent de Gonzague et sa famille, 1604-1605, Palais ducal de Mantoue) ainsi que des copies d’œuvres de la Renaissance. Celles-ci furent réalisées en 1601, lors du premier voyage à Rome de Rubens. Au cours des huit mois qu’il passa dans la capitale italienne, l’artiste fut particulièrement impressionné par la découverte des vestiges de l’Antiquité, mais aussi par les œuvres de Michel-Ange, de Raphaël et des grands maîtres vénitiens, Véronèse, Titien, le Tintoret.
La mort de sa mère, en novembre 1608, ramena Rubens à Anvers. Après s’être installé dans la maison familiale, le peintre épousa en octobre 1609 Isabelle Brandt, la fille d’un des plus grands avocats de la ville. Son long séjour italien, au cours duquel il avait gardé des contacts avec d’importants mécènes anversois, lui avait permis de perfectionner sa technique et d’élaborer un style original, fondé sur la prépondérance des couleurs, l’exubérance et la variété des formes et dans lequel se manifestent une liberté et une facilité d’exécution étonnantes. À Anvers, Rubens obtint le soutien immédiat de deux éminents protecteurs : Nicolas Rockox, échevin de la ville, mais surtout l’archiduc Albert, gouverneur des Pays-Bas. C’est à cette époque que le maître réalisa l’Adoration des Mages (1609, musée du Prado, Madrid) et le célèbre triptyque de l’Érection de la Croix (1611, cathédrale Notre-Dame, Anvers). La production de Rubens, de plus en plus abondante, l’obligea à faire construire en 1611 un vaste atelier et à s’entourer de nombreux collaborateurs (certains aussi illustres que Van Dyck ou Jordaens), dont la participation à l’œuvre du maître reste parfois difficile à établir. De cette période datent également la Descente de Croix (1612-1614, cathédrale Notre-Dame, Anvers) et l’Enlèvement des filles de Leucippe (v. 1618, Alte Pinakothek, Munich). Il reçut aussi commande, en 1620, de la décoration de l’église Saint-Charles-Borromée d’Anvers ; un incendie en 1718 détruisit cette réalisation ambitieuse, dont il ne subsiste que quelques esquisses peintes.
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