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Résultats avec Windows Live® Search Soliman le MagnifiqueArticle
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Soliman le Magnifique (v. 1494-1566), sultan de l’Empire ottoman (1520-1566). Conquérant, administrateur, protecteur des arts et des lettres, Soliman — surnommé le Législateur (Kanuni) par les Turcs et le Magnifique par les Occidentaux — s’est imposé comme le plus prestigieux des sultans pour avoir porté à son apogée la puissance et la splendeur de l’Empire.
Né à Trébizonde (aujourd’hui Trabzon, en Turquie), Soliman ou Suleyman est le fils de Sélim le Cruel qui accède au sultanat en 1512 sous le nom de Sélim Ier. Associé au pouvoir du vivant de son père — gouverneur de province dès 1513 —, Soliman devient naturellement, à la mort de ce dernier, le dixième sultan ottoman. Malgré le peu d’opposition à son accession au trône, le nouveau sultan doit faire face dès les premières années de son règne à une révolte dans la province de Syrie et Palestine qu’il fait sévèrement mater (1520-1521). De même, lorsqu’il congédie le grand vizir de son père, Piri Mehmed Pacha, pour le jeune favori Ibrahim Pacha (1523), le deuxième vizir Ahmed Pacha, également remercié, se retire en Égypte où il se fait proclamer sultan ; les troupes ottomanes dépêchées sur place soumettent rapidement le rebelle (1524).
Contrairement à son père qui s’est tourné vers le monde arabe, Soliman opte dès le début de son règne pour une expansion aux dépens de l’Europe chrétienne. L’occasion lui est donnée lors de son accession au pouvoir : son ambassadeur à Buda (Budapest) est reçu avec peu d’égard par le roi Louis II de Hongrie. Aussi, en mai 1521, il mène la première expédition de son règne, en Hongrie, et s’empare de deux places fortes du sud du royaume : Šabac et Belgrade (août 1521). L’année suivante, il entreprend la conquête de l’île de Rhodes où il vainc le 20 décembre 1522, après un siège de plusieurs mois, les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. La Méditerranée orientale, à l’exception de Chypre acquise à Venise, est désormais totalement sous domination ottomane. En 1526, le sultan mène une nouvelle expédition en Hongrie. Le 29 août, l’armée de Soliman emporte une victoire décisive sur les troupes de Louis II de Hongrie lors de la bataille de Mohács — au cours de laquelle périssent le souverain hongrois et plus de 20 000 de ses hommes. La ville de Buda est mise à sac en septembre suivant. Louis II n’ayant pas de descendance, une querelle s’ouvre pour la succession au trône de Hongrie ; le sultan soutient Jean Ier Zápolya, voïvode de Transylvanie, tandis que l’archiduc Ferdinand d’Autriche (futur Ferdinand Ier du Saint Empire) reçoit les faveurs de son frère aîné Charles Quint. Jean Zápolya, en contrepartie de l’aide apportée par le sultan, reconnaît la suzeraineté ottomane sur la plus grande partie des territoires hongrois. Soliman prend Buda aux Impériaux le 8 septembre 1529, fait couronner Jean Zápolya roi de Hongrie et pousse l’avantage jusqu’à Vienne, capitale de la dynastie des Habsbourg où s’est retiré Ferdinand d’Autriche, qu’il assiège (vainement) du 27 septembre au 15 octobre 1529. Les hostilités reprennent en 1532 mais l’arrivée de l’hiver contraint les Ottomans à choisir la voie de la négociation : Ferdinand d’Autriche et Jean Zápolya conservent leurs territoires respectifs à la condition de payer chacun un tribut au sultan.
Dans les années qui suivent, Soliman étend la domination ottomane sur la presque totalité du monde musulman. En 1534, lors d’une campagne contre la Perse (sur laquelle règnent les Safavides chiites), il enlève l’Azerbaïdjan, l’Irak et même Tabriz, la capitale iranienne de l’État chiite. Les États barbaresques, à l’exception du Maroc et de Tunis, prêtent allégeance aux Ottomans, dont la suzeraineté a été également acceptée par l’Arabie. La Méditerranée est désormais dominée par les corsaires à la solde des Turcs, dirigés par le premier amiral de Soliman, Barberousse.
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