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Plan de l'article
Présentation ; Différents types de conscience ; René Descartes et la primauté de la conscience de soi ; La portée de la conscience : la conscience et le monde ; Les limites de la conscience
conscience, perception et connaissance de soi-même, de ses actes et du monde. Le mot « conscience » vient du latin conscientia qui signifie « accompagné de savoir ». Être conscient, c’est donc penser, agir ou sentir tout en sachant que l’on pense, que l’on agit ou que l’on sent.
La conscience est dite spontanée ou directe si elle est intentionnelle, c’est-à-dire portée vers l’objet auquel on fait attention à un moment particulier. Elle est réfléchie au sens où elle donne à l’homme la capacité de revenir sur ce qu’il pense, ce qu’il vit, sent ou fait ; l’individu porte alors attention à l’état de conscience lui-même. Enfin, elle est dite psychique lorsqu’elle rend le sujet capable de percevoir sa propre activité psychique et d’en revenir comme saisi de lui-même. Avant René Descartes, le terme de conscience était généralement lié à l’action et entendu dans le sens de conscience morale désignant ce retour sur soi par lequel nous savons que nous agissons, en même temps que nous portons un jugement sur nos actions. La conscience morale implique donc la reconnaissance de certaines valeurs et la libre adhésion à ses valeurs. En ce sens, on dit qu’elle est normative. Y aurait-il donc plusieurs consciences en l’homme sans liens les unes avec les autres ?
La conscience liée à la pensée est « née » avec René Descartes lorsque celui-ci a mis en évidence que le « je pense » était le premier principe métaphysique et la condition de toute certitude. Le cogito cartésien se présente comme la prise de conscience fondamentale qui va rendre possible toutes les autres. Il est issu du doute hyperbolique mis en place dans la méthode cartésienne. Le doute en tant que forme de pensée implique l’existence du sujet qui par le fait de douter a conscience d’exister.
Mais, par opposition aux sceptiques, René Descartes ne fait pas du doute un principe systématique ; celui-ci est méthodique et ne constitue qu’un moyen temporaire pour parvenir à la conclusion que « même si je doute de tout, je ne peux pas douter que je suis en train de douter ». Or, ce mouvement qui consiste à penser le « je pense » par un retour sur soi correspond précisément à celui de la conscience de soi. Il ne s’agit cependant pas pour René Descartes de démontrer rationnellement l’existence de la conscience, mais d’en affirmer l’évidence intuitive. En quelque sorte, le recours à l’ordre de l’intuition contourne les écueils de la raison qui peut toujours être dupée par le « Malin Génie » dont René Descartes formule l’hypothèse dans les Méditations métaphysiques.
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