Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur copte, art

Résultats avec Windows Live® Search

  • EXPOSITIONS | L'Art Copte en Égypte

    Qui sont les Coptes, ces hommes qui bâtirent dans le désert de la Mer Rouge les premiers monastères de la chrétienté ?... Quelle est l’histoire de cette communauté qui ...

  • Fascination de l’art copte

    C’est un plongeon dans l’énergie et la grâce. L’exposition présentée par l’Institut du monde arabe à partir de mai, « l’Art copte en Egypte » est une merveille.

  • LIENS DE L'EGLISE ORTHODOXE COPTE FRANCAISE

    ... org/CopticIcons/ Belle galerie d'icônes coptes modernes : http://kdolma.phidji.com/religion/ Un article sur le monde copte : histoire, art ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

copte, art

Article
Médias
Portrait du Fayoum, ZenobiaPortrait du Fayoum, Zenobia
Plan de l'article
1

Présentation

copte, art, objets et édifices généralement attribués à la population indigène de l'Égypte sous l'occupation romaine, puis byzantine ; plus spécifiquement, art des chrétiens d'Égypte entre le IIIe et le XIIe siècle environ.

L'art copte, qui n'était donc pas uniquement chrétien, ni par son contenu ni par sa portée, s'est inspiré de nombreuses sources : formes et motifs de l'ancienne Égypte, culture hellénistique (la production artistique datant des premiers siècles de la chrétienté est souvent considérée comme un prolongement tardif de l'art gréco-romain) et art du Proche-Orient. C'est pourquoi beaucoup de ses motifs n'ont strictement rien de chrétien, et nombreuses sont les scènes dyonisiaques, les compositions bucoliques inspirées de la poésie des classiques et les groupes de néréides et de ménades.

Il existe peu de vestiges de l'art copte du IIIe siècle apr. J.-C. ; seuls quelques tissus et sculptures nous sont parvenus. Cependant, ces objets présentent déjà une rupture avec la tradition hellénistique. Il fallut toutefois attendre le Ve siècle pour que l'art copte prît un véritable essor ; autant que l'on sache, les centres artistiques les plus importants étaient à l'époque Ahnas el-Médineh dans la province du Fayoum, Antinoë en moyenne Égypte et Akhmim en haute Égypte. Parmi les rares œuvres coptes que l'on sache dater et situer se trouvent les grandes fresques des monastères de Saint-Jérémie de Saqqarah (en basse Égypte) et de l'église de Baouit (en moyenne Égypte), tous deux de la seconde moitié du Ve siècle. Qu'il s'agisse de peinture, de bas-relief ou de sculpture en ronde bosse, l'art copte, par contraste avec les conventions artistiques de l'ancienne Égypte, se caractérise par une stylisation des personnages : grands yeux au regard fixe, torses longs et maigres et représentation des visages de face. Les tissus, les sculptures et les reliefs de pierre et de bois sont les formes les plus courantes de l'art copte, bien que le travail des métaux et du verre, la céramique, les ivoires et les enluminures de manuscrits soient également importants. Après les conquêtes arabes (641-643), l'art copte se raréfia, mais survécut encore plusieurs siècles.

2

L'architecture

Les principaux vestiges de l'architecture copte sont les monastères et les églises, disséminés pour la plupart sur le territoire égyptien et édifiés en briques crues selon un plan basilical. Le plus ancien monument semble être la crypte de l'église Saint-Serge au Vieux-Caire, qui date de la fin du IIIe siècle. Ces monuments comprennent généralement une abside en forme de trèfle et sont dotés de murs épais, de toits en voûte et de colonnades rappelant l'architecture pharaonique. L'extérieur de ces églises n'était pas décoré. Après la conquête arabe en 641, elles furent fortifiées et leur décoration intérieure (fresques et reliefs sculptés) prit une facture plus rude : El-Moallaka au Caire ou le monastère de Saint-Antoine-du-Désert près d'Esneh en témoignent. Certaines églises coptes primitives, en Éthiopie notamment, furent creusées à même la roche.

3

La sculpture

La sculpture copte était habituellement réservée aux pierres tombales ou à la décoration des églises. Elle est essentiellement constituée de reliefs à deux niveaux aplanis sculptés et peints de couleurs vives, en stuc ou en calcaire, sur les murs et sur les chapiteaux. Les méandres, les rouleaux, les feuilles d'acanthe ou de vigne, les animaux ou les personnages de la mythologie classique traduisent des influences de la Grèce hellénistique, du Proche-Orient et de Byzance, mais furent exécutés dans un style privilégiant la frontalité et la réduction des volumes : la stylisation des détails et l'adjonction de motifs géométriques apparaissent en effet comme les principales caractéristiques de l'art copte (en témoignent, par exemple, les frises d'Ahnas el-Médineh). Il existait également des sculptures décoratives de bois et d'ivoire ainsi que des croix de bois ou de pierre — plus rarement de métal.

4

La peinture et les autres arts

La peinture copte est essentiellement une peinture de portraits : les fameux portraits « du Fayoum », datés avec incertitude du IIe au Ve siècle, sont des peintures à l'encaustique ou à la détrempe exécutées sur des plaquettes de bois et représentant les défunts ; découvertes par Champollion vers 1820, elles étaient enfouies dans des nécropoles et recouvraient généralement le visage des momies. Leur style, bien qu'influencé par l'esthétique byzantine, est caractéristique des canons grecs (Portrait de femme dite « Zenobia », musée archéologique, Florence).

Les portraits coptes exécutés à partir du Ve siècle apr. J.-C. présentent une plus nette indépendance : les visages se font plus expressifs, les yeux s'écarquillent, les bustes s'allongent.

En ce qui concerne la peinture murale, les fresques coptes représentent généralement des personnages de l'Ancien Testament, en particulier la reine de Saba et le roi Salomon dont les premiers Coptes se disaient les descendants. Les couleurs, appliquées sur des surfaces plates et délimitées d'un trait épais, sont vives, dans les tons privilégiant les ocres, les rouges, les bleus et les violets.

Les Coptes excellaient dans la tapisserie, adoptant généralement des motifs figuratifs ou géométriques. Leurs thèmes de prédilection étaient les scènes tirées de la mythologie gréco-romaine et l'iconographie chrétienne. Les artisans coptes produisirent également les premières reliures de cuir, ainsi que de la ferronnerie et de la verrerie. De nombreux écrits attestent du recours des califes aux architectes et artistes coptes : leur art s'éteignit par conséquent lentement, parallèlement à l'affaiblissement de l'influence chrétienne en Égypte.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft