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  • Éthologie - Wikipédia

    L' éthologie signifie étymologiquement « science des mœurs » (ethos : « mœurs », logos : « étude/science » [1]). Il s'agit en fait de l'étude du comportement animal ...

  • Etho: Kesako

    Introduction aux principes de l'éthologie et à ses méthodes de travail. ... On peut commencer très simplement par dire que l' éthologie est la science qui étudie le ...

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éthologie

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Nikolaas TinbergenNikolaas Tinbergen
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1

Présentation

éthologie, étude méthodique du comportement des animaux.

L’éthologie s’attache, par l’observation des animaux, à distinguer les différents facteurs qui agissent sur leur comportement. Le terme, du grec êthos, « mœurs » et logos, « discours, science », a été proposé en 1854 par Geoffroy Saint-Hilaire, qui définit cette discipline comme « la science des comportements des espèces animales dans leur milieu naturel ».

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Naissance de la discipline

L’éthologie est une science relativement récente : son origine remonte au début du XVIIIe siècle, lorsque des naturalistes tels Réaumur ou Buffon s’attachent à répertorier et à décrire les animaux le plus précisément possible. Par le biais de l’observation, ils brossent un tableau détaillé de l’anatomie, de la physiologie et du comportement des espèces. Mais on considère cependant généralement que le précurseur de l’éthologie est Charles Darwin, avec son ouvrage l’Expression des émotions chez l’Homme et les animaux (1874).

Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, les descriptions du comportement animal restent cependant anecdotiques, sans souci d’expliquer de façon méthodique le comportement animal. Les naturalistes, animés d’une conception vitaliste (doctrine selon laquelle il existe un principe vital qui ne peut se résumer aux phénomènes physiques et biochimiques constituant les êtres vivants), se tiennent à l’écart des théories évolutionnistes (Voir évolution ; adaptation) et de la psychologie animale de laboratoire. Cette dernière n’expliquait le comportement animal qu’en termes de tropismes et de réflexes conditionnés (mis en évidence notamment par Ivan Pavlov).

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Essor de l’éthologie

L’éthologie moderne se développe après 1945 sous l’impulsion de Konrad Lorentz et de Nikolaas Tinbergen. Elle décrit les comportements animaux, qu’elle considère comme spécifiques à chaque espèce : un oiseau, par exemple, lors de la parade nuptiale, manifestera le même comportement que ses congénères, qui est différent de celui d’une autre espèce, même voisine. L’éthologie définit également la notion d’instinct, déclenché par une phase dite appétitive, l’action instinctive étant la phase consommatoire. En outre, les éthologues développent de nouvelles méthodes d’investigation du comportement animal. Ainsi, l’utilisation de leurres a permis d’analyser les comportements amoureux de certains papillons. Tinbergen et son équipe ont, par exemple, construit de faux papillons qui reproduisaient certaines caractéristiques précises, telle la couleur, puis les ont fait évoluer, de différentes façons, autour de vrais papillons. Grâce à cette technique, ils ont pu montrer quels sont les facteurs déclenchant la parade sexuelle chez le mâle.

Enfin, depuis les années 1970, les recherches en éthologie humaine — sciences du comportement et médecine comportementale — ont pris un grand essor. Elles s’intéressent aux comportements spécifiques de l’Homme et étudient, par exemple, les comportements de l’adulte en groupe (travail ou loisir), ou les signaux de communication interpersonnelle, etc. Une part importante des travaux portent sur l’enfant : sont analysés, plus particulièrement, les relations entre la mère et le nouveau-né et l’apprentissage chez ce dernier, ainsi que leurs implications sur le comportement. Ainsi ont été mises en évidence les conséquences néfastes des carences affectives en bas âge.

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Vers une physiologie de l’instinct

Chaque comportement est lié à une transformation endogène endocrinienne (des concentrations hormonales dans le sang) et nerveuse. L’un des objectifs de l’éthologie moderne vise donc à établir les liens les plus précis possibles entre, d’une part, les comportements et les instincts animaux et, d’autre part, les changements physiologiques, endocriniens ou cérébraux. Ainsi, chaque comportement d’agression pour un même individu correspondra à une configuration cérébrale et hormonale différente.

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