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  • Philippe PÉTAIN

    Philippe PÉTAIN (1856-1951) Élu en 1929 au fauteuil 18 Grand-croix de la Légion d’honneur Médaille militaire Croix de guerre 1914-1918

  • Biographie de Philippe Pétain

    Biographie de Philippe Pétain (1856-1951), président du Conseil français en juin 1940, il demande l'armistice puis met en place l'Etat français en optant pour une politique de ...

  • PETAIN Philippe (France)

    Né le 24 mai 1856 à Cauchy-la-Tour (Pas-de-Calais), il fait Saint-Cyr et l'Ecole supérieure de Guerre. Général en août 1914, il participe à la bataille de la Marne.

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Pétain, Philippe

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Philippe PétainPhilippe Pétain
Plan de l'article
1

Présentation

Pétain, Philippe (1856-1951), maréchal et homme politique français, chef de l’« État français » (1940-1945).

Comptant au nombre des artisans de la victoire française durant la Première Guerre mondiale, Philippe Pétain est devenu, après la défaite de 1940, le chef de l’« État français » de Vichy, à la tête duquel il a tenté de promouvoir une véritable révolution conservatrice tout en laissant son gouvernement s’enfoncer dans la collaboration avec l’Allemagne. Son destin, qui est associé aux heures de gloire comme aux épisodes les plus sombres de l’histoire du XXe siècle, explique que, près de cinquante ans après sa disparition, son action continue de faire l’objet de vives controverses.

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Un officier mal noté

Né à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais), issu d’une vieille famille d’agriculteurs, Philippe Pétain, élevé dans un collège religieux à Saint-Omer, marqué comme toute sa génération par la défaite française lors de la guerre de 1870, entre en 1876 à l’école militaire de Saint-Cyr. Sous-lieutenant de chasseurs à pied à sa sortie, en 1878, lieutenant en 1883, il entre en 1888 à l’École supérieure de guerre, dont il sort breveté d’état-major en 1890.

Capitaine la même année, il entre en 1901 comme professeur à l’École de guerre, d’abord en qualité d’adjoint, puis de titulaire, mais voit son avancement retardé en raison de son enseignement, opposé à la doctrine militaire de l’état-major général : contre l’offensive à outrance, Pétain, instruit des leçons de la guerre russo-japonaise, propose en effet de privilégier une position défensive s’appuyant sur la puissance de feu. Son indépendance d’esprit lui vaut de n’être promu colonel qu’en 1910 et, après le commandement du 33e régiment d’infanterie à Arras, il s’apprête à prendre sa retraite comme commandant de la 4e brigade d’infanterie à Saint-Omer, lorsque la Première Guerre mondiale éclate.

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Le vainqueur de Verdun

Il connaît dès lors une ascension fulgurante ; après sa brillante conduite dans la Meuse, il reçoit ses étoiles de général de brigade dès le 31 août 1914. Général de division en septembre, commandant du 33e corps d’armée en octobre, de la IIe armée en juin 1915, il acquiert la réputation d’un chef soucieux de la vie de ses hommes. Nommé à la tête du front de Verdun en février 1916, il sait faire la preuve de sa ténacité, et gagne la bataille d’usure face au Kronprinz, le fils de l’empereur Guillaume II.

Jouissant d’un immense prestige, devenu l’un des chefs les plus populaires de l’armée française, il est nommé chef d’état-major à la fin du mois d’avril 1917, en remplacement de Nivelle, alors que l’échec de l’offensive du Chemin des Dames et la lassitude des combattants commencent à provoquer une vague de mutineries. Préférant mettre en œuvre des solutions de bon sens plutôt que des mesures répressives, il limite autant que possible le nombre d’exécutions et fait en sorte d’améliorer l’ordinaire du soldat, assouplissant notamment le régime des permissions.

Bien que s’étant vu préférer Foch, qui prône une stratégie offensive, pour mener la dernière contre-offensive qui conduit à la victoire, il est élevé à la dignité de maréchal de France en novembre 1918, et est élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1919.

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La carrière politique

Vice-président du Conseil supérieur de la guerre à partir de 1920 — fonction qu’il conserve jusqu’en 1931 —, nommé inspecteur général de l’armée en 1922, il est envoyé au Maroc en 1925, pour venir à bout de la révolte nationaliste d’Abd el-Krim, dans le Rif. Élu à l’Académie française en 1929, au fauteuil du maréchal Foch, il est, au début des années trente, le dernier survivant des grands chefs militaires de la guerre de 1914-1918.

Durant cette période, il prend une part déterminante dans la définition de la politique de défense de la France ; favorable à la réduction de la durée du service militaire, ramené à un an en 1928, il encourage la construction de la ligne Maginot, restant fidèle à sa traditionnelle option défensive. Confiant dans les capacités de l’infanterie, peu convaincu du succès de l’emploi de l’aviation et de celui des chars d’assaut, il est amené à s’opposer aux conceptions de l’un de ses anciens subordonnés, qui avait été son protégé dans les années vingt, le colonel de Gaulle.

Abandonnant en 1931 ses fonctions de vice-président du Conseil supérieur de la guerre et son titre d’inspecteur de l’armée au profit de Maxime Weygand, il est nommé inspecteur général de la Défense aérienne du territoire. Appelé au gouvernement après les émeutes du 6 février 1934 par Gaston Doumergue, en qualité de ministre de la Guerre, il cautionne, pour des raisons budgétaires, la réduction des crédits militaires qu’il reprochera plus tard aux gouvernements de Front populaire. Considéré comme une irréprochable caution républicaine par l’ensemble de la classe politique, il accepte, en 1939, le poste d’ambassadeur en Espagne que lui propose le président du Conseil, Édouard Daladier, afin de négocier la neutralité du régime de Franco en cas de guerre, mission dont il s’acquitte avec succès.

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