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Résultats avec Windows Live® Search Monteverdi, ClaudioArticle
Plan de l'article
Monteverdi, Claudio (1567-1643), compositeur italien, figure de proue de la transition de la Renaissance au baroque, dont l'œuvre influença l'évolution de l'histoire de l'opéra.
Né à Crémone, Claudio Monteverdi étudia la musique avec le célèbre théoricien Marco Antonio Ingegneri (1547-1592), qui lui enseigna les techniques d'écriture, l'orgue, le violon, l'art vocal et l'art des madrigalistes. À l'âge de quinze ans, Monteverdi composa sa première œuvre, un ensemble de vingt motets à trois voix. Joueur de viole et chanteur, il entra en 1590 dans l'orchestre de la cour du duc de Mantoue. Dix ans plus tard, il y obtint le poste de maître de musique, ce qui le conduisit à redoubler son activité. Outre l'art des madrigalistes italiens de son temps, comme Carlo Gesualdo, des musiciens flamands influencèrent Monteverdi, qui accompagna le duc Vincent de Gonzague lors de son voyage dans les Flandres et dans ses campagnes contre les Turcs, notamment en Autriche et en Hongrie. En 1599, il épousa Claudia Cattaneo, une chanteuse à la cour de Mantoue, avec qui il eut trois enfants. En 1613, Monteverdi fut nommé maître de chapelle à Saint-Marc de Venise, l'un des postes musicaux les plus importants d'Italie, qu'il conserva jusqu'à la fin de sa vie. À partir de ce moment, il écrivit des motets, des madrigaux et des messes, mais aussi de nombreux opéras (dont beaucoup ont maintenant disparu), commandes des notables de Venise et des villes voisines. Ordonné prêtre en 1632, Monteverdi mourut à Venise à soixante-seize ans.
En 1587, Monteverdi écrivit son Premier Livre de madrigaux où prédomine une atmosphère pastorale et, en 1605, il avait déjà composé cinq livres de madrigaux. Ceux-ci montrent une brusque transition entre la texture fluide et lisse des deux premiers livres (1587 et 1590), influencés par Marenzio, et l'approche plus dissonante, incisive et irrégulière des troisième et quatrième (1592 et 1603), mettant en évidence la signification de chacun des mots du texte, qui révèle l'influence de Jacques de Wert (v. 1526-1596), avec qui il fut en contact lorsqu'il entra au service du duc de Mantoue. À cette époque, il commença à s'intéresser aux expériences inaugurées par le compositeur de drames musicaux Jacopo Peri (1561-1633), alors directeur de la musique à la cour des Médicis, et à des œuvres d'autres compositeurs novateurs. Le langage harmonique de Monteverdi fut l'objet de controverses, lorsque le chanoine Giovanni Maria Artusi écrivit en 1600 un essai attaquant, entre autres œuvres, deux de ses madrigaux qu'il qualifiait d'« insupportables à l'oreille ». Ces œuvres dépassaient les limites de la polyphonie équilibrée vers laquelle tendait la composition à la Renaissance. Les dissonances créées par l'ornementation et l'indépendance des voix étaient, selon lui, contraires aux règles strictes du contrepoint. Avec ses nouvelles combinaisons harmoniques qui alliaient le diatonique — l'emploi de la gamme de sept notes qui ne contient que deux demi-tons — et le chromatique, il rompait, en effet, avec l'unité modale qui, pour Artusi, devait être l'essence même de l'œuvre. Dans ses compositions, Monteverdi cherchait à lier l'harmonie, le rythme et le texte afin de produire une melodia dont l'expression épouse la poésie du texte. En 1607 fut représenté le premier drame musical de Monteverdi, Orfeo. Cet opéra, qui surpassait toutes les tentatives de drames musicaux précédentes, représente probablement la contribution la plus importante au développement de l'opéra et le fit reconnaître comme une forme sérieuse d'expression musicale et théâtrale. À travers une utilisation habile des inflexions de la voix, Monteverdi cherchait à exprimer l'émotion comme elle aurait été exprimée par un bon acteur, pour obtenir un langage chromatique d'une grande liberté d'harmonie. L'orchestre, considérablement agrandi et varié, était employé non seulement pour accompagner les chanteurs, mais aussi pour créer l'atmosphère des différentes scènes et renforcer l'évolution du drame. La partition elle-même contient quatorze pièces orchestrales indépendantes. Orfeo obtint un grand succès auprès du public et, avec son opéra suivant, Arianna (1608), dont ne subsiste que l'admirable lamento, la réputation de Monteverdi comme compositeur d'opéra fut définitivement établie. Sa musique religieuse puisait dans toute une gamme de styles, depuis la polyphonie à l'ancienne de la Messe de 1610 jusqu'à la musique vocale virtuose venue de l'opéra et à l'écriture des chorals (dérivée des compositions des prédécesseurs de Monteverdi à Venise, Andrea Gabrieli et Giovanni Gabrieli). On trouve ces deux derniers styles dans les Vêpres de la Vierge, qui datent aussi de 1610 et constituent une de ses œuvres les plus connues de nos jours. Dans ses Sixième, Septième et Huitième Livres de madrigaux (1614-1638), Monteverdi s'éloigne encore plus de l'idéal de la polyphonie à voix égales de la Renaissance pour aborder de nouveaux styles mettant l'accent sur la mélodie, la ligne de basse et le support harmonique, ainsi que sur la déclamation personnelle ou théâtrale. Son Huitième Livre de madrigaux comprend, entre autres, les admirables Madrigali guerrieri e amorosi (1638), véritables cantates qui constituent davantage des scènes lyriques que des madrigaux à proprement parler, dont le Combat de Tancrède. En 1637 s'ouvrit, à Venise, le premier théâtre lyrique public, et Monteverdi écrivit une nouvelle série d'opéras, dont deux nous sont parvenus : le Retour d'Ulysse (1641) et le Couronnement de Poppée (1642). Composés à la fin de sa vie, ils comportent des scènes d'une grande intensité dramatique dans lesquelles la musique, tant vocale qu'orchestrale, reflète les pensées et les émotions des personnages. Avec le Couronnement de Poppée, les principes de l'opéra apparaissent clairement définis. Scènes comiques, chansons populaires, duos, etc. témoignent, de par leur diversité, d'un genre qui veut s'ouvrir à un public de plus en plus large. Ces deux opéras influencèrent par la suite nombre de compositeurs d'opéras, dont Gluck et Wagner.
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