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Résultats avec Windows Live® Search Sixtine, chapelleArticle
Sixtine, chapelle, chapelle palatine du Vatican, érigée à la Renaissance sur la décision du pape Sixte IV. La chapelle aujourd’hui dite Sixtine est la nouvelle chapelle palatine du Vatican érigée à partir de 1475 sur les ordres de Sixte IV et sous la direction supposée de Baccio Pontelli. C’est une vaste salle de 40 m sur 13,5 m, d’une hauteur de 21 m. Ce parallélépipède présente de l’extérieur l’aspect austère d’une église forteresse. À l’origine, le plafond était formé d’une voûte à lunettes peinte en bleu avec des étoiles dorées. Cette chapelle est destinée aux cérémonies officielles de la cour pontificale : conclaves, conciles et diverses fêtes liturgiques. Sixte IV avait également attribué la direction de deux cycles de peintures, l’un à Domenico Ghirlandaio, l’autre à Cosimo Rosselli ; ils représentaient des scènes de la vie du Christ (sur la gauche de l’autel) et des histoires de Moïse (sur la droite). Ces deux cycles mettent en parallèle les analogies entre l’ancienne et la nouvelle Loi. Entre les fenêtres, ces artistes figurèrent les trente et un premiers papes de l’Église. Dans la réalisation de ces décorations, il convient également de mentionner les exceptionnelles contributions de Sandro Botticelli, Luca Signorelli et du Pérugin. Mino da Fiesole réalisa une balustrade de marbre afin d’isoler les fidèles, ainsi qu’une tribune de chorale. En 1483, Sixte IV pouvait finalement consacrer ce lieu de culte, qui avait alors l’aspect précédemment décrit. Dans le cadre des grands travaux qu’il avait engagés pour la basilique Saint-Pierre, Jules II entreprit une redécoration de la chapelle au XVIe siècle. En 1508, il commanda à Michel-Ange la décoration historiée de l’ensemble de la voûte. Cette gigantesque fresque, achevée en 1512, présente la caractéristique de chercher un lien entre architecture et peinture, et propose une intéressante réflexion sur le thème de l’ornemental et du narratif. Grâce à la peinture, Michel-Ange mit en évidence la structure de la voûte surbaissée, qu’il ponctua de triangles concaves prolongés par des lunettes au-dessus des ouvertures. Il figura d’immenses cariatides, qui évoquent les poussées latérales. De leur côté, les grandes figures assises des Prophètes et des Sibylles expriment la forme concave de la voûte. En 1515, Raphaël réalisa une série de cartons de tapisseries destinées à être exposées dans la chapelle lors des cérémonies officielles ; tissées à Bruxelles, elles furent inaugurées en 1519. En 1533, Clément VII commanda à Michel-Ange la célèbre fresque du Jugement dernier, destinée à la paroi du chœur de la chapelle, et une Chute des anges rebelles, pour le mur opposé. L’exécution de la première eut lieu sous le pontificat de Paul III, entre 1535 et 1541. Pour la réaliser, il fallut détruire la décoration du Pérugin et obturer les fenêtres. Cette fois, l’espace pictural n’était pas articulé par une évocation de l’architecture de la chapelle, ni par la perspective, les figures étaient simplement suspendues dans le vide d’un fond neutre. Voir Vatican.
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