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Résultats avec Windows Live® Search mosaïqueArticle
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mosaïque, assemblage de motifs figuratifs ou géométriques exécuté à partir de petites pièces de verre, de pierre, de terre cuite ou d’autres matériaux solides retenues par un ciment. Si la mosaïque apparaît en Mésopotamie à la fin du IVe millénaire avant notre ère, les Romains sont les premiers à l’élever au rang d’art à part entière ; par la suite, elle est abondamment utilisée dans de nombreuses civilisations. Grâce à l’exceptionnelle résistance des matériaux employés, des mosaïques datant de l’Antiquité ont pu être préservées tout en conservant leur brillance d’origine.
À l’origine, les mosaïques sont fabriquées à partir de petits galets de couleurs diverses ; plus tard, on utilise de petits cubes de marbre, de pierre, de pâte de verre ou de céramique, appelés tesselles. Pour fabriquer des tesselles, on découpe de fines dalles de marbre ou de pierre colorée dans le sens de la longueur ; les bandes ainsi obtenues sont ensuite découpées ou cassées pour former de petits cubes. La pâte de verre fondu, parfois teintée à l’aide d’oxydes métalliques, est versée sur une surface plane afin qu’elle durcisse en refroidissant. La plaque de verre coloré ainsi obtenue est alors découpée avec un outil tranchant, puis sectionnée en bandes et en dés. Les tesselles d’or et d’argent sont fabriquées à partir de plaques de verre non teinté recouvertes de feuilles d’or et d’argent. La plaque de verre est enduite de fritte (un mélange de sable et de soude à demi fusionné) puis cuite dans un four, pour sceller l’or et l’argent entre les couches de verre. Elle est enfin incisée et cassée en petits cubes.
Différents styles de mosaïque peuvent être distingués, notamment l’opus tesselatum, mosaïque à motifs géométriques simples ; l’opus vermiculatum, composé de fragments de pierre minuscules arrangés de façon à former des scènes figurées ; l’opus musivum, mosaïque posée sur les murs intérieurs des maisons ; et l’opus sectile, motif composé de grandes pierres de formes différentes. Les parois destinées à recevoir des mosaïques sont préalablement recouvertes de trois couches de plâtre. La première couche (mélange de chaux, de sable et de brique pilée) est appliquée sur la maçonnerie pour obtenir une surface lisse. La couche intermédiaire (plâtre, sable, paille coupée), d’une épaisseur variant de 1,25 à 5 cm, recouvre le tout avant d’être grattée et ciselée pour recevoir la troisième couche ; celle-ci, composée de chaux et de marbre pilé, est étalée progressivement, en fonction de ce que l’artiste peut réaliser dans la journée. La couche d’enduit frais est ensuite peinte à la manière d’une fresque et immédiatement recouverte de tesselles colorées. Les tesselles sont posées une à une, afin de créer à dessein une surface irrégulière ; les irrégularités de ces compositions accrochent en effet la lumière, conférant dynamisme et force à la mosaïque finale. La plupart des tesselles sont incrustées pointes en bas et séparées par des espaces ; toutefois, à une certaine distance, l’œil ne distingue qu’une surface uniforme.
En Mésopotamie, aux IVe et IIIe millénaires av. J.-C., se développe un type de mosaïque composée de clous très fins en argile cuite. La tête des clous est peinte en rouge, en noir ou en blanc. Ces clous sont enfoncés dans des murs en briques d’argile afin de créer un revêtement à la fois décoratif et protecteur. Une grande partie d’un mur de colonnes semi-engagées, bâti par les Sumériens d’Uruk (début du IIIe millénaire av. J.-C.) et décoré de ces motifs, est aujourd’hui conservée au Staatliche Museum de Berlin. Voir aussi art mésopotamien.
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