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Jackson, Michael

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Michael JacksonMichael Jackson
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Présentation

Jackson, Michael (1958- ), danseur, auteur, compositeur et interprète de musiques funk et pop américain.

Grâce au succès de son album Thriller (plus de 50 millions d’exemplaires vendus à travers le monde), Michael Jackson est devenu l’une des plus grandes stars de la musique populaire, à la fois légende vivante et parangon de la médiatisation excessive de certaines personnalités du monde du spectacle.

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Une carrière précoce et placée sous les meilleurs auspices

Né à Gary (Indiana), Michael Jackson intègre, dès l'âge de 5 ans, le groupe qu’il forme avec ses frères, The Jackson Five, plus tard rebaptisé The Jacksons. Ses talents de chanteur et de danseur (il a pris pour modèle James Brown) font de lui la mascotte du groupe et du label Tamla-Motown (voir musique soul) dirigé par Berry Gordy. Vedette précoce, il entame sa carrière solo à l’âge de 12 ans avec une série de tubes : « Got To Be There », « Rockin’ Robin » puis « Ben ». Entre 1971 et 1975, il enregistre cinq albums sans grande originalité. Puis, alors qu’il incarne un épouvantail dans la comédie musicale The Wiz (1978), aux côtés de sa « marraine » Diana Ross, Michael Jackson rencontre son mentor musical, l’arrangeur Quincy Jones avec lequel il enregistre en 1979 Off The Wall, album de funk noir porté par des titres tels que « Rock With You » et « Don’t Stop’ Til You Get Enough ».

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L’exceptionnel impact de Thriller

C'est toutefois avec Thriller (1982) que la carrière de Michael Jackson connaît une véritable explosion. Le public découvre les talents de performer (ou « homme de scène ») de Michael Jackson au travers de vidéo-clips magistraux (les premiers du genre) dont la chaîne de télévision américaine MTV se fait le puissant relais médiatique. L'album contient de nombreux « tubes », dont « Billie Jean », « Beat It » (et son solo de guitare hard rock signé Eddie Van Halen), « The Girl Is Mine » (un duo avec Paul McCartney) ou « Human Nature ». Au fil des tournées, sa façon de danser, légère et aérienne (le fameux Moonwalk, ou « Pas lunaire », exécuté à l’envers et au ralenti), ses vêtements fantasques et son unique gant blanc couvert de faux diamants deviennent autant de signes distinctifs.

En 1984, il s'associe de nouveau avec ses frères pour l'album Victory. L'année suivante, il cosigne avec Lionel Richie la chanson « We AreThe World », interprétée par quarante chanteurs américains au profit de la lutte contre la faim dans le monde. Les œuvres suivantes — Bad (1987) et Dangerous (1992) — prolongent la veine dansante et particulièrement « accrocheuse » de Thriller : des rythmiques énergiques, une sensualité vocale inimitable et une efficacité mélodique imparable assurent le succès « programmé » d’albums désormais distribués à travers le monde par l’une des plus puissantes maisons de disques, Sony Music. La musique fédératrice de Michael Jackson transcende les clivages sociaux et raciaux, et séduit un large public, par-delà les frontières, sensible à cette démarche artistique volontaire, optimiste et consensuelle.

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La renaissance d’un artiste devenu inaccessible

Les années quatre-vingt-dix s’avèrent toutefois très difficiles pour Michael Jackson, dont la vie privée est au centre des débats, au détriment de sa production artistique ; harcelé par les médias à l’affût de chacun de ses faits et gestes privés, il se met délibérément en retrait de la scène musicale, limitant ses apparitions en public et s’exposant par conséquent d’autant plus à toutes les spéculations. En 1995, la double compilation HIStory fait le bilan provisoire d'une carrière vertigineuse et son autobiographie — Moonwalk — paraît en 1998. En mars 2001, Michael Jackson est admis au sein du Rock and Roll Hall of Fame réunissant les figures les plus importantes de la musique rock depuis sa naissance dans les années cinquante. Quelques mois plus tard, entouré de ses mentors et amis, il célèbre trente ans de chanson au Madison Square Garden de New York.

Invincible (2001) signe le véritable retour de Michael Jackson : produit par un jeune prodige des musiques électroniques, l’album est partagé entre ballades sentimentales et titres au tempo plus rapide. En l’absence de Quincy Jones, les compositions paraissent cependant souffrir d’une « mécanisation » des canevas musicaux, et leur manque de chaleur et d’originalité est aussitôt stigmatisé par la critique, pour laquelle Michael Jackson, symbole de la mondialisation de la culture américaine et d’une industrie du disque inféodée à des impératifs commerciaux, est devenu une « cible » idéale. Enregistré pour un budget record de 30 millions de dollars environ, le disque constitue cependant pour l’artiste une occasion de renouer un lien distendu avec son public.

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