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Résultats avec Windows Live® Search variation (musique)Article
variation (musique), principe fondamental de la composition et forme musicale fondée sur ce principe. On peut faire varier un élément thématique par divers procédés : soit par la modification de certaines parties, comme dans les chansons populaires où la seconde phrase introduit une nouvelle mélodie tout en conservant le même rythme que la première, soit par la manipulation itérative de douze notes (voir Dodécaphonique, musique), à la manière d'Arnold Schoenberg. Dans la forme musicale appelée variation, le thème à faire varier peut être un air complet, une phrase unique ou même un court motif. Dans les arrangements au clavier de chansons populaires des années 1500 et 1600, l'harmonie et la mélodie étaient conservées, mais la mélodie recevait différents ornements (voir Ornementation) à chaque répétition. Certaines formes de variation répètent une phrase ou un motif, tout en modifiant constamment son contexte ; parmi ces formes figurent la passacaille (dans laquelle une phrase récurrente « flotte » d'une partie vocale à l'autre) et des œuvres utilisant une basse fondamentale (phrase de basse constamment répétée). Dans une autre forme de variation, on conserve les harmonies d'une chanson en y ajoutant de nouvelles mélodies, comme dans les improvisations de jazz et dans les Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach. Dans des œuvres telles que la chaconne de la Partita en ré mineur pour violon solo, de Bach, l'élément musical récurrent est simplement une séquence d'harmonies. Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart faisaient en général varier davantage la mélodie, n'en conservant parfois que les grandes lignes — le début et la fin, la longueur et des points forts —, procédé qui fut porté à son apogée par Ludwig van Beethoven dans des œuvres telles que les Variations Diabelli (1823). Au XIXe siècle, Johannes Brahms et d'autres compositeurs modifiaient souvent les harmonies. Souvent utilisée plus tard, la libre variation modifie même la structure première de la mélodie, comme dans le poème symphonique Don Quichotte (1898) de Richard Strauss. En tant que forme musicale liée à l'art de l'improvisation, les variations furent pendant plusieurs siècles très étroitement associées aux instruments à clavier. Toutefois, au cours des XIXe et XXe siècles, à mesure que cette forme se développait, on écrivit de plus en plus souvent des variations pour l'orchestre. Cette évolution est illustrée par Variations sur un thème de Haydn de Brahms (1873), auxquelles succédèrent les Enigma Variations (1899) d'Elgar, les Variations (1928) de Schoenberg et les Variations sur un thème de Frank Bridge (1937) de Britten. Les éléments thématiques qui se prêtent le plus à la variation sont ceux qui restent reconnaissables même après une altération considérable, et qui se caractérisent par un rythme et des lignes mélodiques et harmoniques très clairs. L'un des thèmes les plus exploités est celui du Caprice n° 2 en la mineur pour violon solo de Paganini, qui présente ces caractéristiques : un seul motif rythmique est répété dans presque chaque mesure ; la mélodie souligne l'intervalle de quinte, soit l'un des intervalles les plus fondamentaux, au début de chaque mesure ; et l'harmonie commence par alterner entre la tonique et la dominante (les deux principaux accords de base de toute clef), avant une courte progression de cercles de quintes qui conduit à la cadence finale. Ce thème, dont la structure simple permet de nombreux « habillages », a servi de matière à des variations chez Schumann, Brahms, Boris Blacher, Rachmaninov et Lutosławski.
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