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Résultats avec Windows Live® Search cirque (spectacle)Article
Plan de l'article
Présentation ; Aux origines ; Débuts du cirque européen ; L’âge d’or du cirque ; Le cirque au xxe siècle ; Le « nouveau cirque » ; Un fort soutien institutionnel en France
cirque (spectacle), ensemble de numéros se donnant dans le lieu du même nom et, par extension, entreprise qui organise ce genre de spectacles. Le cirque (lieu) est le plus souvent de forme circulaire, entouré de gradins pour les spectateurs, et abrité dans un bâtiment ou installé sous un chapiteau. On utilise également le terme de « cirque » pour désigner la troupe d’artistes et la représentation elle-même.
Même si le spectacle de cirque tel qu’on le connaît aujourd’hui ne s’est constitué qu’au xixe siècle, on trouve trace dans de nombreuses civilisations anciennes de numéros acrobatiques, équestres, d’équilibre, etc. En Chine, dès 5000 av. J-C, l’acrobatie est pratiquée avec des objets usuels et des objets guerriers ; il s’élabore ainsi un art de la manipulation entre acrobatie et équilibrisme. En Égypte, autour de 2000 av. J-C, se développe le jonglage, tandis qu’en Grèce antique, l’agora (la place publique) accueille des acrobates, des personnages grotesques et des animaux dressés. À Rome, à l’occasion des grands jeux organisés dans les amphithéâtres, on fait précéder les combats de gladiateurs et les courses de chars de diverses démonstrations d’adresse, de force, d’équilibre, de défilés de phénomènes et d’animaux exotiques, ou encore de dompteurs d’animaux. Dans l’Europe médiévale, ce sont les fêtes populaires et les foires marchandes qui accueillent des saltimbanques itinérants présentant des animaux dressés, des numéros de jonglage ou d’acrobatie. On les accuse parfois de sorcellerie devant leur habileté confondante. Au xviie siècle, funambules et voltigeurs équestres s’associent pour créer le théâtre de foire. Mais c’est en Angleterre que naît le véritable premier cirque.
Philip Astley, ancien adjudant de la cavalerie anglaise et organisateur de représentations de voltige, est à l’origine du premier cirque européen. Il ouvre l’amphithéâtre Astley à Lambeth (Londres) en 1768, avec une troupe composée, en plus de voltigeurs à cheval, d’un clown, de musiciens et de quelques autres artistes qui enrichissent le spectacle de notes comiques. La piste mesure 13,5 m, soit le double de la chambrière, long fouet qui permet à l’écuyer, depuis le centre de la piste, de toucher ses chevaux pour les guider. Il faut attendre la création du Royal Circus par Charles Hugues, en 1780, pour que le terme de « cirque » soit employé pour la première fois. En France, où la bourgeoisie prend goût à l’art équestre dès le xviiie siècle, des « manèges » sont installés à Paris, dans le quartier du Marais. En 1783, un an après le succès retentissant de la tournée européenne de la troupe de Philip Astley, celui-ci fait édifier le premier amphithéâtre français, appelé l’Amphithéâtre anglais, dans le faubourg du Temple. Au début de la Révolution, Philip Astley s’étant enfui, l’Amphithéâtre anglais passe sous la direction d’Antonio Franconi (1738-1836), qui y installe le Théâtre national d’équitation, où il présente des spectacles patriotiques pendant la Révolution ; la famille Franconi — Laurent (1776-1849) et Henry (1779-1849), les fils d’Antonio, puis Adolphe (1801-1855), le fils d’Henri, et Victor (1811-1897), le fils de Laurent — domine durant tout le xixe siècle le monde de l’équitation parisien. En 1807, un bâtiment circulaire construit rue Saint-Honoré est appelé Cirque olympique, le terme cirque étant utilisé pour la première fois dans son acception moderne. Trois Cirques olympiques ouvrent à Paris au cours des premières décennies du xixe siècle, pour présenter essentiellement des numéros équestres et acrobatiques : leurs activités sont expressément limitées par les pouvoirs publics, qui souhaitent ainsi protéger l’activité des théâtres. L’ouverture sur les Champs-Élysées d’un cirque d’été en 1835 par Adolphe Franconi révèle l’intérêt pour l’équitation savante, appelée « haute école », basée sur l’obéissance et la complicité du cheval. L’art du cirque trouve enfin en France un lieu idéal avec l’inauguration du cirque Napoléon (l’actuel cirque d’Hiver) en 1852, dirigé par Victor Franconi à partir de 1871. Le cirque occidental s’est rapidement répandu dans toute l’Europe et aux États-Unis, évoluant différemment selon les pays. En Russie, le premier spectacle de cirque est présenté dès 1793 au palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg. De nombreux écuyers français, dans les 1830-1840, y apportent leur savoir-faire ; l’école française influence fortement le cirque russe, et reste prédominante jusqu’à la Première Guerre mondiale. En Espagne, en Allemagne, l’école française se diffuse également avec, notamment, des membres de la famille Franconi.
Au début du xixe siècle, plusieurs cirques permanents s’installent dans de nombreuses grandes villes européennes. Parallèlement, de petites troupes, comprenant généralement un ou deux joueurs de violon, un jongleur, un funambule et quelques acrobates, se déplacent de ville en ville. Les artistes vivent alors dans des chariots bâchés et se déplacent en convois. Ils se produisent dans les premiers temps en plein air et font la quête auprès des spectateurs ; plus tard, ils donnent leurs représentations dans des enceintes closes et fixent un prix d’entrée. Au cours du xixe siècle, la programmation et la gestion des cirques ne cessent d’évoluer. En effet, après une période de prédilection pour les numéros équestres apparaissent très tôt le funambulisme, le jonglage, les numéros acrobatiques, le domptage (v. 1831) et les numéros de clowns. Le trapèze volant n’est inventé qu’en 1859. Quant aux parades de rues, notamment pour annoncer le spectacle, elles ne se développent qu’à la fin du xixe siècle. On estime que l’usage du chapiteau s’est répandu dans les années 1820, mais on ignore si son origine est américaine ou européenne.
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