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occitane, littérature

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Frédéric MistralFrédéric Mistral
Plan de l'article
1

Présentation

occitane, littérature, littérature du midi de la France écrite en occitan, ainsi nommée par opposition à la langue d'oïl, parlée au nord de la Loire (voir Français).

2

Le Moyen Âge

Liée à l'apogée de la puissance politique des seigneurs du Midi au Moyen Âge, la littérature occitane est florissante jusqu'au XIIIe siècle. Après des œuvres religieuses (parmi lesquelles on trouve des sermons, des textes moraux et des récits pieux), la littérature de langue d'oc trouve sa principale forme d'expression dans la poésie lyrique des troubadours, qui célèbrent les thèmes de l'amour courtois. Les principaux représentants de cette poésie sont Jaufré Rudel, Bernard de Ventadour, Bertran de Born, Arnaut Daniel, Guiraut de Bornelh et Folquet de Marseille. Cette littérature élaborée et raffinée, inséparable du rôle joué par les grands seigneurs qui, à l'instar d'Aliénor d'Aquitaine, accueillent et encouragent les poètes, s'épanouit jusqu'au XIIIe siècle et décline à partir de la croisade de Simon IV de Montfort contre les Albigeois. Toutefois, dans la seconde moitié du XVIe siècle, certains auteurs, comme Pey de Garros en Gascogne et Louis Belaud de la Bellaudière en Provence, tentent, contre la volonté royale, de faire renaître la langue d'oc, supplantée par le français dans beaucoup de régions.

3

Renaissance

Ce n'est cependant que vers la fin du XVIIIe siècle que la littérature de langue d'oc connaît un renouveau, avec l'ouvrage d'Antoine Fabre d'Olivet, la Langue d'oc rétablie dans ses principes constitutifs théoriques et pratiques, et les poèmes de Jacques Boé, dit Jasmin. Ainsi, le recueil de poèmes faussement attribués à des auteurs du XIIIe siècle publié par Fabre d'Olivet en 1803 (le Troubadour, poésies occitaniques) ravive, par son charme, l'intérêt pour la « littérature provençale », et annonce le mouvement félibréen du XIXe siècle. Celui-ci naît sous l'impulsion d'un groupe de poètes d'expression occitane, dont le plus connu est Frédéric Mistral, qui se baptise « le Félibrige », de l'occitan félibre (« docteur »). Célèbre pour son poème épique Mireille (Mirèio, 1859), Mistral rédige également un lexique occitan-français (Tresor dou félibrige, 1878-1886) qui recense des expressions provençales. Parmi les félibres, on peut citer Joseph Roumanille, qui publie Li prouvençalo (1851), Théodore Aubanel, Antoine Crousillat et Anselme Mathieu. Le talent de Mistral, de Roumanille et d'Aubanel contribue à la notoriété d'un mouvement qui ne leur survit que difficilement. Au XXe siècle, le courant « occitaniste » s'oppose à la dimension régionaliste et nostalgique qui caractérise les œuvres de la plupart des continuateurs du Félibrige, et donne naissance à des textes poétiques libérés des thèmes du folklore provençal, tels ceux de Max Rouquette et Charles Camproux.

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