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Résultats avec Windows Live® Search gallicanismeArticle
gallicanisme, en histoire religieuse, combinaison de doctrines théologiques et de positions politiques soutenant la relative indépendance de l'Église catholique française et du gouvernement français par rapport à l'autorité du pape. Il existait trois branches relativement distinctes, bien qu'étroitement liées, au sein du mouvement. Le gallicanisme ecclésiastique estimait que les décisions du concile œcuménique prévalaient sur l'avis du pape, que ce dernier n'était pas infaillible, et que tous les évêques étaient établis par droit divin comme successeurs des apôtres. Le gallicanisme royal revendiquait l'indépendance absolue des rois de France par rapport à Rome dans toutes les affaires temporelles. Le gallicanisme parlementaire, une position prise par les cours royales ou les Parlements français, était plus radical et plus agressif. Il prônait la complète subordination de l'Église française à l'État et, si nécessaire, l'intervention du gouvernement dans les affaires financières et disciplinaires du clergé. Les tendances centralisatrices de l'Église au XIe siècle, avec le pape Grégoire VII, conduisirent les évêques à défendre leurs droits et leur pouvoir. Ils affirmèrent que tout pouvoir ne provient pas du pape dans l'Église, même s'ils reconnurent sa primauté. De leur côté, les rois de France défendirent la légitime indépendance du pouvoir temporel par rapport au pouvoir spirituel (querelle de Philippe le Bel et de Boniface VIII). Au XVe siècle, on affirma en France la supériorité du concile sur le pape (thèses conciliaristes) et on proclama « les libertés de l'Église gallicane », garanties par le roi de France. Le concordat de 1516, en reconnaissant l'autorité du pape sur toute l'Église, laissait en même temps au roi le choix et la nomination des évêques. Le gallicanisme atteint son apogée avec la Déclaration du clergé de France rédigée par Bossuet et votée par l'assemblée du clergé en 1682. Celle-ci affirmait les principes fondamentaux du gallicanisme royal et ecclésiastique. Bien que refusée par les papes, elle servit de référence jusqu'à la Révolution française. Après la Révolution et avec le concordat de 1801, l'emprise du pouvoir politique sur l'Église se fit plus sentir et poussa de nombreux catholiques à revendiquer, au nom de la liberté de l'Église, une plus grande intervention du pape. C'est le développement du courant ultramontain. Mais, à l'inverse, l'action centralisatrice de Pie IX entraîna une réaction néogallicane d'évêques qui tenaient à sauver les libertés et traditions de l'Église en France. Le Concile Vatican I mit fin au gallicanisme épiscopal en déclarant la primauté de juridiction immédiate du pape sur toute l'Église. Enfin, la loi de séparation de l'Église et de l'État, en 1905, mit fin au gallicanisme politique, puisque désormais l'État n'intervenait plus dans les affaires religieuses.
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