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Plan de l'article
Présentation ; Premières œuvres ; Les makars ; La Réforme ; XVIIIe siècle ; La tradition de la prose ; Poésie du XXe siècle
écossaise, littérature, littérature écrite dans les langues parlées en Écosse : gaélique écossais, écossais des Basses Terres (Lowlands) d’Écosse (lallans) ou anglais classique, mais affichant toujours une identité spécifiquement écossaise.
Dès son origine, la poésie domine toute l’histoire de la littérature écossaise, le drame n’y occupant qu’une place secondaire. Le premier texte littéraire rédigé en lallans qui nous soit parvenu est un fragment d’un poème anonyme consacré à l’Écosse au lendemain de la mort du roi Alexandre III (XIIIe siècle). Au siècle suivant, John Barbour, auteur d’une vaste épopée en vers, l’Histoire de Robert Bruce (1375), s’impose comme la figure majeure de la poésie écossaise.
Les makars (en écossais « faiseur », « poète ») médiévaux sont des poètes de cour, qui marquent l’âge d’or de la littérature écossaise (1425-1550). Le premier d’entre eux est le roi d’Écosse Jacques Ier, auteur probable d’une allégorie inspirée du Roman de la Rose, The Kingis Quair (« le Livre du roi » ; v. 1423). Viennent ensuite Robert Henryson (v. 1425-v. 1506), auteur du chef-d’œuvre intitulé The Testament of Cresseid (« le Testament de Crissède »), qui est une suite à l’œuvre de Geoffrey Chaucer, Troïlus et Cressida, William Dunbar, poète lyrique qui brille également dans la satire et le fabliau, et enfin Gawin Douglas (1474-1522), le premier traducteur de l’Énéide en Grande-Bretagne. L’apport de ces auteurs élargit considérablement l’usage de la langue vernaculaire dans la littérature écossaise.
Cette période correspond à un recul des langues vernaculaires. La Bible anglaise étant l’œuvre en prose la plus lue à cette époque, l’usage des langues écossaises disparaît dans la prose officielle, pour se cantonner aux poèmes lyriques et aux ballades populaires. Œuvre majeure de cette période, le long poème allégorique Satire des trois états (v. 1540), qui constitue une attaque contre la cour, le clergé et les marchands, fait de David Lyndsay, son auteur, le poète de la Réforme en Écosse.
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