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Plan de l'article
Présentation ; Historique ; Principaux domaines de la recherche ; Applications de la psychologie ; Tendances et développements
psychologie, science du comportement de l’homme et éventuellement d’autres animaux supérieurs (psychologie animale) ; elle étudie chez l’homme les fonctions psychiques et les processus mentaux tels que la perception, la mémoire et l’intelligence, en d’autres termes, la façon consciente ou inconsciente dont les êtres humains sentent, pensent, apprennent et connaissent. La psychologie moderne se donne pour tâche de recueillir des données objectives et quantifiées sur le comportement et sur l’expérience afin d’en faire la synthèse dans des théories psychologiques. Ces théories aident à comprendre, à expliquer et dans certains cas à infléchir le comportement des individus.
La psychologie ne s’est constituée comme science qu’au XIXe siècle, mais ses principaux concepts — et l’idée même d’esprit — furent élaborés dès les débuts de la philosophie, dans l’Antiquité grecque.
Platon, Aristote et d’autres philosophes grecs ont formulé quelques-unes des questions fondamentales de la psychologie qui sont encore à l’ordre du jour : l’homme naît-il avec des dons, des capacités et une personnalité spécifiques ou les acquiert-il au contraire par l’expérience ? Comment l’homme parvient-il à connaître le monde ? Les idées et les sentiments sont-ils innés ou acquis ? La théorie psychologique moderne plonge ses racines dans l’œuvre de René Descartes et dans celles des philosophes britanniques Thomas Hobbes et John Locke au XVIIe siècle. Descartes affirmait que le corps de l’homme est semblable aux rouages d’une machine, tandis que l’esprit ou l’âme est une entité distincte, dont la seule activité est de penser. Il soutenait que l’esprit renferme certaines idées innées, qui ont un rôle fondamental dans la structuration de l’expérience. Hobbes et Locke attachaient pour leur part un rôle primordial à l’expérience comme source de la connaissance. Locke pensait que tout ce que l’on sait du monde extérieur nous est transmis par les sens et que les idées sont adéquates aux choses seulement lorsqu’elles procèdent d’une information sensorielle. La psychologie moderne s’est en grande partie développée à partir des conceptions empiristes de Locke, mais l’idée cartésienne d’une structure mentale innée se retrouve aujourd’hui encore dans certaines théories de la perception, du langage et de la cognition (pensée et raisonnement).
Étude des fonctions des différents systèmes organiques du corps, la physiologie est le champ qui a le plus puissamment contribué au développement de la psychologie scientifique. Le physiologiste allemand Johannes Müller (1801-1858) s’est efforcé de mettre en relation l’expérience sensorielle avec, d’une part, les processus du système nerveux et, d’autre part, les conditions du milieu environnant. Les premiers grands initiateurs de la psychologie expérimentale furent le physicien allemand Gustav Theodor Fechner (1801-1887) et le physiologiste allemand Wilhelm Wundt. À partir de recherches expérimentales précises, permettant d’évaluer la quantité d’énergie nécessaire pour produire les stimuli à l’origine des sensations, Fechner crut pouvoir établir que l’intensité psychique de la sensation varie comme le logarithme de l’excitant (loi de Fechner). Wundt, qui créa le premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig, en 1879, a initié des étudiants du monde entier à cette nouvelle science. Les premiers médecins qui s’intéressèrent aux maladies mentales ont également contribué au développement des théories psychologiques modernes. Ainsi, la classification systématique des troubles mentaux réalisée par le pionnier allemand de la psychiatrie, Emil Kraepelin, sert encore de base aux méthodes de classification en usage de nos jours. Plus célèbre encore est l’œuvre de Sigmund Freud, inventeur du système d’analyse et de traitement connu sous le nom de psychanalyse. Dans son œuvre, Freud a attiré l’attention sur les pulsions instinctuelles et les motifs inconscients qui déterminent le comportement. Cette approche, centrée sur les contenus de la pensée et sur la dynamique des motivations plutôt que sur la nature de la connaissance elle-même, a eu un retentissement considérable sur le cours de la psychologie moderne.
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