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Ford, John (cinéma)Article
Plan de l'article
Présentation ; Les années de formation : la période du cinéma muet ; La maturité : une œuvre éclectique ; Les films de guerre ; Le western à son apogée ; Autres grandes œuvres
Après la Seconde Guerre mondiale, John Ford réalise de nombreux westerns avec John Wayne — le Massacre de Fort Apache (Fort Apache, 1948), vision très critique de l'attitude du général Custer, le Fils du désert (Three Godfathers, 1948), la Charge héroïque (She Wore a Yellow Ribbon, 1949), Rio Grande (1950), la Prisonnière du désert (The Searchers, 1956), les Cavaliers (The Horse Soldiers, 1959), l'Homme qui tua Liberty Valence (The Man Who Shot Liberty Valence, 1961) et la Conquête de l'Ouest (How the West Was Won, 1962). Il tourne également sans John Wayne — la Poursuite infernale (My Darling Clementine, 1946) avec Henry Fonda, le Convoi des braves (Wagon Master, 1950) — et quelques œuvres constituant autant de plaidoyers contre le racisme — le Sergent noir (Sergeant Ruttledge, 1960), les Deux Cavaliers (Two Rode Together, 1961) et les Cheyennes (Cheyenne Autumn, 1964).
Le succès des westerns de John Ford ne doit pas faire oublier ses autres films majeurs, à l’instar de Dieu est mort (The Fugitive, 1947), d'après le roman la Puissance et la Gloire (The Power and the Glory) de Graham Greene, ses films de guerre ironiques — Planqué malgré lui (When Willie Comes Marching Home, 1950), What Price Glory (1952) et Permission jusqu'à l'aube (Mister Roberts, 1955) —, son film ayant la jungle comme cadre avec Ava Gardner et Clark Gable — Mogambo (1953) —, sa comédie — la Taverne de l'Irlandais (Donovan Reef, 1963) —, son film sur la politique — la Dernière Fanfare (The Last Hurrah, 1958) —, ses œuvres autour de l'Irlande — l'Homme tranquille (The Quiet Man, 1952), Quand se lève la lune (The Rising of the Moon, 1957) et le Jeune Cassidy (Young Cassidy, 1964) —, son film policier anglais — Inspecteur de service (Gideon Day, 1959) —, et surtout ses bouleversants mélodrames — Le Soleil brille pour tout le monde (The Sun Shines Bright, 1953), Ce n'est qu'un au revoir (The Long Gray Line, 1955), L'aigle vole au soleil (Wings of the Eagle, 1957) —, ainsi que son ultime chef-d'œuvre — Frontière chinoise (Seven Women, 1966). John Ford est également le producteur de Mister Joe (Mighty Joe Young, 1948), réalisé par Ernest B. Schoedsack et Merian Cooper, et l’auteur de trois films pour la télévision — la Révélation de l'année (Rookie of the Year, 1955), The Colter Craven Story (1960) et Flashing Spikes (1962). De 1917 à 1966, John Ford a réalisé environ 126 films et remporte plusieurs oscars : le Mouchard (The Informer, 1936), les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath, 1940), Quelle était verte ma vallée (How Green was My Valley, 1941) et l'Homme tranquille (The Quiet Man, 1952). Marquée par l'amour de l'Amérique, son goût du western, mais également par son penchant pour le réalisme, la perspicacité psychologique et les sujets audacieux, comme ceux de l'Irlande et du racisme, sa carrière est unanimement saluée par la critique et le public. Son lyrisme rigoureux, un sens de l'humour caustique et direct, une sensibilité de grande humanité et une conception plastique admirable de l'image ont en effet fait de lui un maître incontesté du septième art.
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