Articles voisins
Fiches pays
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Allemagne

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 17

Allemagne

Article
Médias
Allemagne : drapeau et hymneAllemagne : drapeau et hymne
Plan de l'article
2.1. 3

L’Allemagne alpine

À l’extrême sud du pays, les Alpes allemandes sont précédées par le plateau souabe-bavarois, qui s’étend du lac de Constance à l’Inn. Ce piémont subalpin est parsemé de lacs surcreusés (Ammersee, Chiemsee) et de bourrelets morainiques issus de la dernière glaciation würmienne. L’Allemagne ne possède qu’une étroite frange des Alpes septentrionales. Larges d’une vingtaine de kilomètres seulement, les Alpes allemandes comprennent, d’ouest en est, les Alpes de l’Allgäu (2 645 m au Mädelegabel), composées principalement de grès et de schistes, les Préalpes de Bavière, chaînons de calcaires triasiques et jurassiques culminant à la Zugspitze (2 962 m), et des Préalpes de Salzbourg, dont l’altitude ne dépasse pas 1 700 m.

2.2

Hydrographie

Deux grands fleuves, s’écoulant dans des directions opposées, irriguent l’Allemagne : le Rhin et le Danube. Le Rhin constitue la principale artère fluviale du pays et revêt une importance à la fois culturelle et économique. Il prend naissance dans les Alpes suisses et s’écoule vers le nord-ouest en direction de la mer du Nord. Il traverse l’Allemagne sur 700 km. À sa sortie du lac de Constance, il forme une frontière naturelle avec la Suisse, puis avec la France (fossé rhénan). À Bâle, son débit moyen est de 1 040 m3/s. Il se grossit vers l’aval des eaux du Neckar, du Main, de la Moselle, de la Lahn, de la Ruhr et de la Lippe. Encaissé dans le Massif schisteux rhénan (« Trouée héroïque de la Loreleï »), il débouche après Bonn dans la grande plaine nord-européenne. À la frontière néerlandaise, son débit atteint 2 200 m3/s.

Le Danube, dont l’Allemagne ne possède que le cours supérieur, prend sa source en Forêt Noire, s’écoule vers l’est et baigne le sud du pays avant de pénétrer en Autriche. Il relie l’Allemagne aux pays d’Europe de l’Est (Slovaquie, Hongrie, Serbie, Roumanie). Navigable seulement en amont de Ratisbonne, il se présente, dans son cours supérieur, comme un torrent alpin, au régime nivo-glaciaire (basses eaux en hiver), franchissant les reliefs à travers d’étroits défilés. Son débit moyen n’est encore que de 1 415 m3/s après sa confluence, sur sa rive droite, avec les rivières alpines de l’Isar et de l’Inn.

D’autres fleuves arrosent l’Allemagne. Au nord, l’Elbe, issue des monts des Géants en République tchèque, draine la plaine du Nord où elle reçoit la Saale et la Havel, et se jette dans la mer du Nord par un profond estuaire. Son faible débit (642 m3/s en amont d’Hambourg) limite en partie la navigation. Au nord-est, l’Oder et son affluent, la Neisse, forment sur 162 km la frontière avec la Pologne avant de se jeter dans la mer Baltique. Au nord-ouest, la Weser (439 km) et l’Ems (372 km) s’écoulent en direction de la mer du Nord.

2.3

Climat

L’Allemagne est soumise à un climat de transition, caractérisé par l’affrontement entre les influences océanique et continentale. La continentalité s’accentue vers l’est et le sud-est. Lorsque prévaut l’influence océanique, les pluies hivernales sont abondantes, les étés sont tièdes et pluvieux. L’influence continentale, en revanche, se traduit par de grandes chaleurs estivales et des hivers froids. Elle est surtout marquée à l’est de l’Elbe mais, à partir du mois de janvier, l’anticyclone de Sibérie s’étend également sur l’ouest du pays.

La partie orientale de la plaine du Nord connaît des étés plus chauds (18,2 °C en moyenne à Cottbus) et des précipitations annuelles plus faibles (588 mm en moyenne) que la plaine du Nord occidentale, au climat subocéanique. Les précipitations s’y étalent sur toute l’année : elles s’élèvent à 740 mm par an à Hambourg, où les températures moyennes varient de 0,3 °C en janvier à 17,1 °C en juillet.

L’influence océanique, conjuguée avec l’altitude, explique l’abondance des précipitations dans le Mittelgebirge. Le massif du Harz, le plus arrosé d’Allemagne, reçoit en moyenne 1 678 mm d’eau par an. Le fossé rhénan constitue, en été, la région la plus chaude et la plus sèche du pays. À Mayence, les températures moyennes varient de 1,1 °C en janvier à 19,2 °C en juillet. Les précipitations moyennes atteignent 515 mm par an. La région la plus froide de l’Allemagne est la Thuringe, qui connaît en moyenne 80 jours de gel par an. Le plateau bavarois, souvent balayé par le fœhn, appartient à la zone climatique alpine (climat de montagne).

2.4

Végétation

Environ 30 p. 100 du territoire de l’Allemagne est couvert de forêts. Les plus grandes surfaces boisées se situent dans la moitié sud du pays. Les deux tiers de la forêt allemande sont constitués de conifères (pins, sapins, épicéas). Au cours des dernières années, ces forêts ont été gravement affectées par les pluies acides, résultat de la pollution industrielle et automobile. Le Waldstarben (« la mort des forêts ») a provoqué une forte mobilisation écologique dans un pays où la nature en général, et la forêt en particulier ont nourri les mythes nationaux. Le hêtre ainsi que d’autres espèces de feuillus ont considérablement régressé. Les terres acides du nord sont le domaine des bouleaux et des pins. Une partie de la Prusse est couverte de landes.

2.5

Ressources et contraintes du milieu naturel

Grâce aux masses d’air océanique, le pays est bien alimenté en eau : 70 p. 100 des ressources proviennent du Mittelgebirge. L’Allemagne réunifiée possède près de 6 000 km de cours d’eau et de canaux navigables, largement valorisés sur le plan économique. En revanche, l’abondance en eau a longtemps constitué un handicap pour la mise en valeur agricole de la plaine du Nord, la faible déclivité du terrain et le drainage naturel insuffisant ayant favorisé la formation de marécages insalubres. Sa colonisation, surtout vers le nord-est, nécessita d’importants efforts d’assainissement.

La majeure partie de cette région étant en outre couverte de sols podzoliques et de sols bruns, forestiers acides, d’importants travaux d’amendement et de bonification ont dû également être réalisés. En revanche, dans les Börde, dans la vallée du Rhin et sur le plateau bavarois, l’Allemagne possède des sols lœssiques dont la fertilité favorise l’agriculture.

Les ressources minérales ont fondé la puissance industrielle de l’Allemagne. Dès le Moyen Âge, on extrayait le fer, le cuivre, le plomb et l’argent des massifs du Mittelgebirge, foyer de la civilisation allemande. La révolution industrielle, au xixe siècle, s’est épanouie autour des bassins houillers de la Ruhr et de la Sarre, mais l’extraction n’est plus guère rentable de nos jours.

L’Allemagne possède également des gisements de lignite en Rhénanie et, surtout, à l’est. Ainsi, l’ancienne RDA avait créé de gigantesques complexes industriels autour des gisements de Halle-Leipzig, dans la Saxe, et de Cottbus-Lauchhammer-Hoyerswerda, en Brandebourg. Près de 90 p. 100 de ces gisements sont exploités à ciel ouvert. Mais le coût écologique, lié autant au mode d’extraction qu’à la combustion du lignite, condamne à terme ces mines. Parmi les autres ressources minérales figurent le sel et la potasse, abondants dans le Harz et aux environs de Fribourg-en-Brisgau, ainsi qu’en Thuringe. À l’est de Kiel, ainsi qu’aux embouchures de l’Ems et de la Weser, le sous-sol recèle des gisements de pétrole et de gaz naturel. Enfin, l’Allemagne possède des gisements limités de mercure, d’argent, de soufre, de minerai de plomb, d’uranium et de zinc.

3

Population et société

Page précédente
| | | | | | | | | ... 
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft