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    L' âme, selon certains courants religieux et philosophiques, est le principe vital, immanent ou transcendant, de toute entité douée de vie, pour autant que ce principe puisse ...

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âme

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1

Présentation

âme, dans de nombreuses religions et philosophies, désigne l'élément immatériel qui, associé à l'enveloppe corporelle, constitue l'individu humain.

En général, l'âme est considérée comme un principe intérieur, vital et spirituel, la source de toutes les fonctions corporelles et particulièrement de l'activité mentale.

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Philosophie grecque

On peut poser deux questions à propos de l'âme : celle de sa nature et celle de son immortalité. Dans la République, Platon analysa la nature de l'âme à partir de la nature de la cité, et il y distingua trois forces : la raison, la colère et les désirs. L'âme entière devrait être soumise à la raison. C'est dans le Phédon qu'il établit l'immortalité de l'âme à partir de la distinction entre l'âme et le corps. Au moment de la mort, l'âme s'échappe du corps, qui lui est comme une prison et retrouve son état antérieur, indépendant du corps.

Aristote analysa les différentes fonctions de l'âme et peut être, à ce titre, considéré comme le père de la psychologie. Il décrivit trois sortes d'âme, l'âme étant considérée comme le principe de toute activité vivante : l'âme végétative (nutrition), l'âme sensitive et motrice, l'âme intellectuelle et raisonnable.

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Philosophie moderne et contemporaine

Chez Descartes, la notion d'âme est celle du sujet individuel. L'âme est pour lui une substance liée au corps, mais indépendante de celui-ci et « d'une nature qui n'a aucun rapport à l'étendue ni aux dimensions ou autres propriétés de la matière dont le corps est composé ». Il y a donc un dualisme strict entre l'âme et le corps chez Descartes, et c'est sur ce dualisme qu'il fonde l'immortalité de l'âme.

Pour Maine de Biran, la notion d'âme s'oppose à l'esprit. Celui-ci est le siège des idées, tandis que l'âme est le lieu des sentiments profonds et élevés, le véritable lieu de la vie morale.

La question de l'âme et de son immortalité semble avoir disparu du paysage de la philosophie contemporaine, effacée par la notion de sujet. Freud utilise le terme d'âme (en allemand Seele) pour désigner l'appareil psychique. Par ailleurs, Jung parle de l'âme pour désigner l'inconscient collectif.

Bergson considère que l'âme est puissance spirituelle et créatrice, centre de la liberté de l'homme. Ce sont l'artiste et le mystique qui peuvent nous renseigner sur la vraie nature de l'âme, car ce sont eux qui la connaissent vraiment. De son côté, le philosophe spiritualiste français Louis Lavelle (1883-1951) considère l'âme comme le centre du moi doté de liberté et caractérisé par la conscience de soi (De l'Âme, 1951).

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Religions orientales

Dans l'hindouisme, l'âme ou moi (atman) désigna au départ la réalité intérieure qui fait qu'un être subsiste, le principe qui donne vie. Puis on l'identifia au divin (brahman), à une réalité immortelle, purement spirituelle, indépendante du corps et des phénomènes psychiques (souffrance-joie) qui ont leur racine dans le corps. Mais l'âme humaine, parce qu'on la considère comme liée à la matière, est emprisonnée dans le cycle des réincarnations jusqu'à ce qu'elle parvienne par la purification et la connaissance à sa réalité finale. Le bouddhisme a ceci de particulier dans l'histoire des religions en ce qu'il enseigne que l'âme individuelle est une illusion produite par différentes influences psychologiques et physiologiques. Par conséquent, il ne conçoit pas qu'il existe une âme ou un moi qui puisse survivre à la mort. La vision bouddhiste de la réincarnation est simplement une chaîne de conséquences non liées par une identité quelconque, bien que, dans la croyance populaire, cette subtilité se perde souvent et que les fidèles considèrent les morts comme des âmes transmigrées.

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