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Résultats avec Windows Live® Search Eisenstein, SergueïArticle
Eisenstein, Sergueï (1898-1948), cinéaste soviétique et théoricien de l’art, dont l’œuvre occupe une place centrale dans l’histoire du cinéma. Fils unique d’un ingénieur d’origine juive allemande et d’une mère appartenant à la grande bourgeoisie russe, Eisenstein grandit à Riga, en Lettonie. À l’issue de ses études secondaires, il entra à l’institut du génie civil de Petrograd, puis s’engagea dans la milice populaire après la révolution de février 1917. Engagé dans l’Armée rouge en 1918, puis démobilisé, il commença des études de japonais avant de se consacrer exclusivement au théâtre. En 1920, il entra comme chef décorateur au théâtre Proletkult de Moscou, puis en devint le directeur artistique. Parallèlement, il suivit les cours de théâtre de Meyerhold et commença à étudier le cinéma avec Koulechov. De 1923 à 1924, il dirigea sa propre troupe et monta des spectacles où il mettait en pratique le « montage des attractions » qu’il théorisa dans un article manifeste en juin 1923. Préférant au langage conventionnel du théâtre celui du cinéma, il décida le Proletkult à produire une série de sept films, Vers la dictature du prolétariat, dont il réalisa le cinquième, la Grève, en 1925. Ce premier film rendit Eisenstein immédiatement célèbre. Ses montages rapides, ses prises de vue contrastées donnèrent naissance à un nouveau style qu’il développa la même année dans le Cuirassé Potemkine (Bronenosec Potemkin), puis dans Octobre (Oktjabr,1928) et la Ligne générale (General’naja Linija, 1929). Par ces films (dans lesquels il applique sa théorie esthétique), Eisenstein bouleversa le cinéma mondial. Il fut accueilli comme une célébrité lorsqu’il voyagea en Europe et aux États-Unis, en 1929 et 1930. Après un échec à Hollywood (voir Los Angeles), il passa l’année 1931 au Mexique, pour tourner Que Viva Mexico ! dont le tournage et le montage des séquences existantes furent interrompus par le producteur, effrayé par les dépassements de temps et de budget. Eisenstein se remit difficilement de cette épreuve, d’autant qu’il subit un nouvel échec lors de la réalisation de son premier film parlant le Pré de Bejine (Bežin lug). Commencé en 1935, le tournage fut interdit en 1936, repris, puis définitivement abandonné en 1937 (les séquences tournées furent, par la suite, accidentellement détruites). Alexandre Nevski (1938), conte vibrant, conforme au réalisme socialiste, annonçant l’invasion de la Russie par l’Allemagne en 1941, lui permit, en revanche, de retrouver la première place dans le cinéma soviétique. Il réalisa enfin, de 1942 à 1946, Ivan le Terrible (Ivan Groznyj), sa dernière grande fresque historique (s’appuyant, comme pour Alexandre Nevski, sur une musique de Prokofiev) : la première partie reçut le prix Staline en 1945, la seconde, interdite par le parti, ne fut révélée au public qu’en 1958, et la troisième ne fut jamais réalisée. Malgré un infarctus en 1946, Eisenstein continua, comme tout au long de sa carrière, à dessiner et à écrire, jusqu’à sa mort en 1948. En huit films et de nombreux traités esthétiques, Einsenstein reste l’une des plus grandes figures du cinéma.
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