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Résultats avec Windows Live® Search Hepburn, KatharineArticle
Plan de l'article
Présentation ; Deux rencontres décisives : George Cukor et Spencer Tracy ; De prestigieuses collaborations, une brillante carrière
Hepburn, Katharine (1907-2003), actrice de cinéma, de théâtre et de télévision américaine. Dotée d’un physique atypique, à la fois tonique et androgyne, et d’une personnalité anticonformiste, Katharine Hepburn a bouleversé les conventions hollywoodiennes et s’est imposée comme l’archétype de la femme moderne et indépendante. Elle est également devenue une véritable icône de la culture américaine du xxe siècle et l’une des figures les plus originales et marquantes de l’histoire du cinéma.
Née à Hartford (Connecticut) dans un milieu aisé (son père est chirurgien, sa mère militante féministe), Katharine Hepburn poursuit ses études au Bryn Mawr College (université réservée aux femmes située près de Philadelphie), où elle découvre l’art dramatique ; en 1929, elle débute à Broadway, avec succès. Héritage (A Bill of Divorcement, 1932) de George Cukor est son premier film ; tout au long de sa carrière, elle restera fidèle au réalisateur, tournant avec lui les Quatre Filles du docteur March (Little Women, 1933), Sylvia Scarlett (1935), Vacances (Holiday, 1938), Indiscrétions (The Philadelphia Story, 1940), la Flamme sacrée (Keeper of the Flame, 1942), Madame porte la culotte (Adam’s Rib, 1949), Mademoiselle Gagne-Tout (Pat and Mike, 1952), Love Among the Ruins (1975) et The Corn Is Green (1978). Katharine Hepburn reçoit son premier oscar pour Morning Glory (1933) de Lowell Shermann. Ce succès lui permet d’imposer sa silhouette mince et androgyne, son énergie vibrante et son style aristocratique dans des rôles comiques ou dramatiques. Son compagnon, Spencer Tracy, dont l’image est physiquement et socialement à l’opposé de la sienne, est souvent son partenaire et ils forment un duo très apprécié du public : la Femme de l’année (Woman of the Year, 1942) de Georges Stevens, Sans amour (Without Love, 1945) de Harold S. Bucquet, le Maître de la prairie (The Sea of Grass, 1947) d’Elia Kazan ou encore l’Enjeu (State of the Union, 1948) de Frank Capra.
Si Héritage (1932) offre à Katharine Hepburn un premier succès fulgurant à l’écran et un nouveau statut de vedette, la carrière de la comédienne connaît pourtant par la suite quelques retentissants échecs, parmi lesquels Sylvia Scarlett (1935), Mary Stuart (Mary of Scotland, 1936) de John Ford ou Pour un baiser (Quality Street, 1937) de George Stevens. C’est pourquoi Katharine Hepburn tente de renouveler et de diversifier ses compositions cinématographiques en leur apportant une dimension comique, comme en témoigne l’Impossible Monsieur Bébé (Bringing up Baby, 1938) de Howard Hawks avec Cary Grant. En outre, Katharine Hepburn n’abandonne pas le théâtre et continue de se produire à Broadway ; elle interprète notamment Comme il vous plaira de William Shakespeare en 1950.
Après la guerre, Katharine Hepburn tourne successivement sous la direction de Vincente Minnelli — Lame de fond (Undercurrent, 1946) avec Robert Taylor et Robert Mitchum —, de John Huston — African Queen (1951) avec Humphrey Bogart —, de David Lean — Vacances à Venise (Summertime, 1955) —, de Joseph Mankiewicz — Soudain, l’été dernier (Suddenly, Last Summer, 1959), adaptation d’une pièce de Tennessee Williams également interprétée par Elizabeth Taylor et Montgomery Clift et dans laquelle elle endosse le rôle inhabituel d’une femme abusive au bord de la folie — et de Sidney Lumet — Long voyage dans la nuit (Long Day’s Journey into Night, 1962), relecture d’une pièce d’Eugene O’Neill.
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