![]() |
Résultats avec Windows Live® Search
Résultats avec Windows Live® Search Page 5 sur 6
NigerArticle
Plan de l'article
Le Niger possède quelque 10 100 km de routes, dont 8 p. 100 seulement sont goudronnées. Des aéroports internationaux desservent Niamey, Zinder, Maradi et, dans une moindre mesure, Agadez. Les transporteurs fluviaux traditionnels assurent les échanges entre le delta intérieur du Niger et la capitale dans leurs grands bateaux à fond plat. Contrôlés par le gouvernement, les services de radio et de télévision diffusent des émissions en langues locales vers 1,3 million de récepteurs radio et 395 380 téléviseurs — soit 38,5 postes de télévision pour 1 000 habitants. Le quotidien du Niger est le Sahel (diffusion 5 000 exemplaires), publié à Niamey, où une dizaine d’hebdomadaires animent la vie politique.
De nombreux fossiles de dinosaures (iguanodons) du crétacé inférieur ont été trouvés à Tazolé, au sud-est de l’Aïr. On a mis au jour dans le massif de l’Aïr des vestiges de céramiques du VIIIe millénaire avant notre ère, contemporains de l’invention de la poterie dans d’autres régions du monde. La désertification du Sahara commencée à cette époque a repoussé ensuite vers le sud les populations d’agriculteurs et les céramistes, laissant la place à des communautés d’éleveurs de bovins, lesquels gravent sur les rochers de nombreuses représentations de leurs troupeaux (entre 2000 et 3000 av. J.-C.). Des gravures de cette époque témoignent également de la présence à cette latitude d’éléphants, d’hippopotames et d’une faune de savane abondante et variée. Le désert du Ténéré est riche en témoignages de la présence humaine au néolithique (abondant matériel de pierre : pointes de flèches, meules, etc.), jusqu’à la désertification de la région au Ier millénaire avant notre ère.
Les territoires constituant le Niger actuel entrent ensuite dans l’histoire avec l’établissement de relations transsahariennes au Moyen Âge, vers le Maroc, par la vallée du Niger et Tombouctou (empires du Mali et du Songhaï), vers la Tunisie (Ifriqiya) à travers le Sahara central, et vers la Libye et l’Égypte par le Fezzan et le Tchad (empire de Kanem-Bornou et États haoussa). Cette diversité explique la permanence des deux grands pôles de développement culturel et économique du pays : la vallée du Niger (Niamey), et le bassin du Tchad (Zinder). Le commerce régional porte sur l’échange de sel et de mil entre le Sahara central riche en gisements de sel et la savane, productrice de mil, ainsi que sur la noix de cola produite dans les zones forestières. Ses voies de communication sont très tôt pénétrées par les missionnaires musulmans, puis contrôlées par les nomades islamisés (Touareg, Toubou). Les États haoussa islamisés dominent le Niger méridional du xe siècle au début du xixe siècle, époque à laquelle ils sont soumis par la guerre sainte des Peul menés par Ousman dan Fodio. Les Songhaï exercent une forte influence sur la vallée du fleuve durant la dernière partie du Moyen Âge, tandis que l’empire de Kanem-Bornou domine la frontière orientale. Les Touareg arrivent par vagues de l’Aïr à partir du xie siècle environ, se répandent dans l’Azawagh et commencent à lancer des raids sur les sédentaires du Sud ; au xve siècle, ils établissent un sultanat à Agadez.
Les premiers Européens à entrer dans cette région sont le chirurgien et explorateur écossais Mungo Park, durant son second voyage, et les explorateurs allemands Heinrich Barth, en route pour Tombouctou, et Eduard Vogel. Les Français entrent dans la région vers 1890, atteignent le lac Tchad et luttent contre Rabah, dont l’influence s’étend sur le Bornou ; ils mettent longtemps à réduire la résistance des Touareg de l’Aïr. En 1900, ils font du Niger un territoire militaire administré à partir de l’ancien sultanat de Zinder. Le Niger devient une colonie en 1921, administrée à partir de Niamey pour rééquilibrer les pouvoirs économiques et politiques locaux des émirs de l'Est, diminuer le poids de la communauté haoussa de Zinder ainsi que l’influence du nord du Nigeria, une région riche et peuplée. Territoire d’outre-mer en 1946, puis république autonome au sein de la Communauté française en 1958, malgré une campagne pour le « non » au référendum de Djibo Bakary, opposé au chef du gouvernement Hamani Diori.
Le Niger accède à l’indépendance le 3 août 1960 et Hamani Diori est élu président par l’Assemblée nationale. Djibo Bakary, contraint à l’exil à la veille de l’indépendance et qui bénéficie du soutien du camp progressiste (Nkrumah, Sékou Touré), tente sans succès de prendre le pouvoir par la force ; en avril 1965, le président Diori échappe à une tentative d’assassinat ; il est réélu la même année, soutenu par le Parti progressiste nigérien (PPN), qu’il avait fondé à partir de la section nigérienne du Rassemblement démocratique africain (RDA). En 1973, le Niger est l’un des six pays sahéliens à souffrir d’une sécheresse qui affecte particulièrement les nomades. Accusé de corruption et d’incapacité dans la gestion des secours, le président Diori est renversé par un coup d’État militaire en avril 1974 et exilé dans l’est du pays.
|
© 2008 Microsoft
![]() ![]() |