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Résultats avec Windows Live® Search Kadhafi, Muammar al-Article
Plan de l'article
Présentation ; Un fils de Bédouins ; Le guide de la révolution ; Le chantre du panarabisme ; Un financier du terrorisme international ; Vers une réhabilitation ?
Kadhafi, Muammar al- (1942- ), militaire et homme politique libyen, chef de l’État (1969- ).
Né à proximité de la ville de Syrte dans une famille de Bédouins de la tribu des Kadhafa, Muammar Kadhafi reçoit une première éducation coranique. En 1961, il entre à l’académie militaire de Libye, à Benghazi. Fervent admirateur de la politique arabiste du président égyptien Gamal Abdel Nasser, il fonde en 1963 le Groupe des officiers unionistes libres, opposé au régime du roi Idris Ier et à l’influence étrangère en Libye.
Jeune capitaine — il n’a alors que 27 ans —, Muammar Kadhafi est à la tête du coup d’État militaire qui renverse la monarchie libyenne le 1er septembre 1969. Il proclame la République arabe libyenne et devient le président du Conseil de commandement de la révolution (CCR). Promu colonel, il initie une révolution culturelle et sociale mêlant islam et État-providence. Des sommes colossales sont investies pour améliorer le réseau routier, les écoles et le logement. Le 2 mars 1977, la Libye devient Jamahiriya, un terme inventé par le colonel Kadhafi et signifiant en arabe « État des masses ». Ce nouvel État, qui se veut une démocratie populaire directe, est régi par des congrès populaires de base, dont l’action est coordonnée par le Congrès général du peuple (CGP), organe qui remplace le CCR. Le leader libyen y applique sa théorie de la « troisième voie », entre capitalisme et marxisme, développée dans son Livre vert (publié entre 1976 et 1979). En 1979, il abandonne ses fonctions de secrétaire général du CGP, mais le « guide de la révolution » demeure toutefois le chef incontesté de la Libye.
Le colonel Kadhafi mène une politique marquée par son attachement à l’islam, son soutien au panarabisme et aux causes révolutionnaires. Après avoir fermé les bases militaires britanniques et américaines et nationalisé les entreprises pétrolières étrangères, il utilise les revenus de la manne pétrolière pour soutenir l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ainsi que d’autres mouvements indépendantistes ou révolutionnaires (irlandais, musulmans séparatistes de Thaïlande et des Philippines, basques, etc.). Sa défense de la cause de l’unification arabe se manifeste dans plusieurs tentatives d’union de la Libye avec d’autres pays arabes. Toutefois, il ne parviendra pas à concrétiser son projet de fonder une fédération arabe de l’Égypte jusqu’au Maroc.
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