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Résultats avec Windows Live® Search Stroheim, Erich vonArticle
Stroheim, Erich von (1885-1957), cinéaste, acteur et romancier américain d'origine autrichienne. Né à Vienne (Autriche), Erich Oswald Stroheim, dit Erich von Stroheim, est issu d'une famille de gros commerçants. Pendant toute son enfance, il est l’objet d’humiliations, en raison de ses origines juives. À la fin de ses études secondaires, il travaille avec son père, jusqu'à son appel sous les drapeaux comme simple soldat. Plus tard, il s'invente une biographie d'officier de cavalerie aristocrate issu de l'école militaire de Wiener Neustadt et familier de l'Empereur. La réalité est autre : il déserte l'armée au bout de six mois et s'exile aux États-Unis en 1908. Après être passé par de nombreux petits métiers, il s'établit à Hollywood en 1914, y devient cascadeur ou figurant, puis assistant à la réalisation pour David Wark Griffith, Allan Dwan et George Fitzmaurice. Par la suite, il tient enfin quelques petits rôles et notamment celui de conseiller militaire sur le Prince étudiant (Old Heidelberg, 1915) de John Emerson. Le personnage d'officier allemand qu'il cultive avec panache lui vaut d’être engagé comme comédien dans For France (1917) de Wesley Ruggles, Cœurs du monde (Hearts of The World, 1917) de David Wark Griffith et Hearts of Humanity (1918) de Allen Hollubar. Ces rôles de « méchant » au physique inquiétant, avec monocle et nuque rasée, lui apportent la célébrité. Il interprète et réalise alors Maris aveugles (Blind Husbands, 1918), un mélodrame se déroulant dans les Alpes et portant sur la séduction et la lâcheté. Après une seconde réalisation ambitieuse, les Passe-partout du diable (The Devil's Passkey, 1919), il signe Folies de femmes (Foolish Wives, 1921), un drame sordide et puissant qui se déroule à Monte-Carlo, mais ses extravagances ruineuses et ses folles exigences inquiètent ses producteurs, qui le licencient alors qu’il tourne Chevaux de bois (Merry-Go Round, 1922), dont Rupert Julian termine la réalisation. Il commence alors les Rapaces (Greed, 1924), une adaptation de sept heures du roman naturaliste de Frank Norris, McTeague. Le producteur Irving Thalberg exige de voir le film réduit à une durée de deux heures. On lui confie ensuite une adaptation de la Veuve joyeuse (The Merry Widow, 1927), dans laquelle il intègre des séquences de sadisme et d'orgie. Un succès dû au scandale que provoque ce film semble alors lui assurer une totale liberté à l'avenir et il entame The Wedding March (1927), un diptyque de quatre heures sur la Vienne impériale. Les producteurs refusent fermement de montrer l'œuvre en l’état. Ils en exploitent le premier volet, la Symphonie nuptiale, en tant que film unique, puis font remonter la seconde partie par Josef von Sternberg et la distribuent sous le titre de Mariage de prince. Gloria Swanson, comédienne et productrice, lui permet ensuite de commencer la Reine Kelly (Queen Kelly, 1928), mais une réalisation trop audacieuse fait interrompre le tournage. Le film est finalement remonté dans une version que son auteur désapprouve. En 1932, Erich von Stroheim commence le tournage de Walking Down Broadway, mais les producteurs le renvoient une nouvelle fois pour confier la réalisation du film à Alfred Werker. Bien que mutilée, trahie et transformée par les studios, son œuvre est pourtant l’une des plus intelligentes que le cinéma ait pu donner. Emplie d'images baroques et poétiques, lyriques et érotiques, elle montre un regard sans concession sur la condition humaine et témoigne d'un style puissant, sophistiqué, barbare et lumineux. Cet auteur maudit du cinéma américain est également un comédien à la carrière prestigieuse. Il est apparu dans plus de soixante films, en France, en Allemagne et aux États-Unis. Parmi ses meilleurs rôles, il faut citer son personnage de réalisateur hystérique dans Quatre de l'aviation (The Lost Squadron, 1932) de George Archainbaud, sa prestation à côté de Greta Garbo dans Comme tu me veux (As You Desire Me, 1933) de George Fitzmaurice, ses belles compositions dans la Grande Illusion (1937) de Jean Renoir, les Disparus de Saint-Agil (1938) de Christian-Jaque, Menaces (1939) d’Edmond T. Gréville et Pièges (1939) de Robert Siodmak, son étonnant maréchal Rommel dans les Cinq Secrets du désert (Five Graves to Cairo, 1943) de Billy Wilder et sa composition de metteur en scène déchu au côté de Gloria Swanson dans Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard, 1950) également de Billy Wilder. Il est aussi le scénariste de la Poupée du diable (Devil Doll, 1936) réalisé par Tod Browning et l'auteur de plusieurs romans dont Paprika, Poto-Poto, les Feux de la Saint-Jean.
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