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Marengo, bataille de

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Présentation

Marengo, bataille de, bataille remportée le 14 juin 1800 par Napoléon Bonaparte sur l’Autriche, lors de la deuxième campagne d’Italie.

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À l’origine de Marengo : une impasse diplomatique

Fin 1799, à la suite du coup d’État des 18-19 Brumaire qui instaure le Consulat en France, Napoléon Bonaparte adresse plusieurs missives au roi George III d’Angleterre et à l’empereur François Ier d’Autriche, leur enjoignant d’ouvrir des négociations de paix. Outragés, le Premier ministre britannique Pitt et le chancelier autrichien Metternich refusent de négocier avec un « usurpateur ». La voie diplomatique n’ayant pas abouti pour mettre fin à la deuxième coalition (Angleterre, Russie, Autriche), Bonaparte décide de passer à l’offensive.

Dans une proclamation du 21 avril 1800, il affirme qu’il entend imposer la paix par les armes afin de « finir la guerre de Révolution » et d’« assurer l’indépendance française et la liberté de la grande nation ». Cette option impose d’ouvrir deux fronts contre l’Autriche, en Allemagne et en Italie.

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La bataille et ses conséquences

Prenant la tête de l’armée d’Italie, Bonaparte passe en Suisse par le col du Grand-Saint-Bernard et pénètre dans la plaine du Pô. Jouant de l’effet de surprise, il s’empare de Milan (2 juin) et y rétablit la République cisalpine avant de poursuivre les troupes autrichiennes. Cependant, le 14 juin au matin, à Marengo (bourgade du Piémont, au sud-est d’Alessandria), démuni d’une partie de ses soldats qu’il a envoyés avec Desaix repérer les positions autrichiennes, Bonaparte est attaqué par surprise par le général von Melas. Ce dernier dispose de 30 000 hommes et d’une centaine de pièces d’artillerie ; Bonaparte, à la tête de 22 000 soldats, mais avec quinze canons seulement, est pris de court et doit se replier.

Von Melas semble donc avoir partie gagnée lorsque au premier affrontement succède un repli bilatéral. La situation tourne alors à l’avantage de Bonaparte, grâce au retour des troupes commandées par Desaix et, plus encore, à la charge surprise de la cavalerie de Kellermann le Jeune.

Remportée de justesse le soir même au prix de nombreux morts (6 000 Français, 9 400 Autrichiens), la bataille de Marengo permet au Premier consul de conquérir l’Italie du Nord après que l’Autriche, repliée derrière le Mincio, a dû abandonner le Piémont, la Lombardie et la Ligurie où elle vient de reprendre Gênes au général Masséna (5 juin).

La victoire de Marengo ouvre la voie à la paix de Lunéville (9 février 1801), laquelle met un terme à la deuxième coalition et permet à la France de confirmer les acquis du traité de Campoformio (1797).

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