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Réunion, La

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Possessions françaises d'outre-merPossessions françaises d'outre-mer
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Économie

L’économie de La Réunion est entièrement dominée par la monoculture de la canne à sucre (25 600 ha pour une production de 2 000 000 t en 2006). Toutefois, cette activité doit non seulement affronter une importante concurrence internationale, mais également celle de la betterave à sucre. Pour tenter de faire face à ces deux difficultés, La Réunion a entamé un programme de modernisation et de restructuration de ses installations de raffinage de sucre. Cependant, les superficies consacrées à la culture de canne à sucre ne cessent de diminuer. Les principales autres productions agricoles sont l’ananas (13 200 t), la vanille, cultivée sur 340 ha (49 t en 1997), l’horticulture sur 443 ha (5,3 t en 1997), destinée au commerce des essences de parfum (notamment les géraniums). Là encore, les difficultés sont grandes, en particulier pour la vanille, qui a dû affronter l’introduction et le développement de la vanille artificielle. Le café et le thé sont également cultivés.

Le tissu industriel réunionnais reste faible. L’essentiel de l’activité industrielle repose sur la transformation des produits agricoles, notamment les raffineries de sucre (dont plusieurs ont fermé au cours de ces dernières années) et les rhumeries. L’insularité et l’éloignement de la métropole entravent le développement de l’économie locale.

La Réunion mise beaucoup sur le tourisme, mais, à la différence d’autres départements insulaires français, elle ne peut compter sur la proximité de pays riches détenant une clientèle potentielle ; son essor repose donc essentiellement sur les aides en provenance de métropole.

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Histoire

L’île de la Réunion est explorée par le navigateur portugais Pedro de Mascarenhas au début du xvie siècle, alors qu’il contourne l’Afrique afin de gagner les Indes à la recherche des épices. Elle devient une possession française en 1638 et reçoit le nom d’île Bourbon, du nom de la dynastie royale française. En 1664, l’île Bourbon est placée sous le contrôle de la Compagnie des Indes, qui a pour mission d’assurer sa mise en valeur et son développement. L’économie de plantations (café, canne à sucre) aboutit au même résultat que dans les Antilles françaises.

Un siècle plus tard, le gouvernement français rachète l’île à la Compagnie des Indes ; elle devient possession de la Couronne. En 1793, au cours de la Révolution française, après l’exécution de Louis XVI, l’île est rebaptisée et prend alors son nom actuel. L’esclavage y est aboli le 4 février 1794. En 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, La Réunion se voit octroyer le statut de département d’outre-mer (DOM). En juillet 2003, conformément à la loi de programme pour l’outre-mer, La Réunion devient l’un des quatre départements et régions d’outre-mer (un DOM-ROM, ou DROM) de la France d’outre-mer.

Le parc national de La Réunion (le 9e parc national français) est pour sa part créé par décret en mars 2007 ; il couvre une superficie de plus de 100 000 hectares (soit près de 40 % du territoire de l’île).

Superficie : 2 511 km2 ; population (2007) : 793 000 habitants ; densité de population (2007) : 318 habitants / km2.

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