Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur camp de concentration

Résultats avec Windows Live® Search

  • STRUTHOF, l'ancien camp de concentration de Natzweiler en Alsace ...

    Présentation du camp de concentration de Natzweiler en Alsace, et de son musée. Nombreux documents, chronologie, photos, témoignages.

  • Mauthausen - Wikipédia

    Le camp de Mauthausen, ou simplement Mauthausen était un camp de concentration instauré par le régime nazi du IIIe Reich. Il est aussi connu après l'été 1940 sous le nom ...

  • Struthof - Wikipédia

    Le Struthof est un écart de la commune de Natzwiller au sud-ouest du département du Bas-Rhin. Le lieu est resté tristement célèbre pour avoir accueilli le seul camp de ...

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

camp de concentration

Article
Médias
Camp de BuchenwaldCamp de Buchenwald
Plan de l'article
1

Présentation

camp de concentration, camp où sont enfermés des ressortissants d'un pays ennemi ou des groupes d'individus appartenant à des minorités ethniques ou encore des prisonniers politiques et de droit commun. Dans le camp de concentration, à la différence de la prison, les hommes, les femmes et les enfants sont détenus sans avoir été jugés dans un procès légal, la période d'enfermement y est indéterminée et les autorités du camp y exercent un pouvoir arbitraire et illimité. Les installations les plus courantes sont des baraquements ou des tentes, entourés de clôtures barbelées et de miradors. Les camps de concentration ont parfois été appelés « camps de rééducation », « camps de travail », « centres de reconversion » ou encore « centres de réception ».

2

Les camps occidentaux

Les camps de concentration contemporains apparurent à la fin du XIXe siècle. Les Espagnols les utilisèrent à Cuba pendant la guerre contre les Américains (1898) et les Britanniques en ouvrirent pour y déporter quelque vingt mille femmes et enfants durant la révolte des Boers (1899-1902) en Afrique australe. En Occident, des camps furent ouverts à plusieurs reprises en temps de guerre. En France, le gouvernement fit incarcérer des réfugiés républicains espagnols dans des « centres de réception » en 1938, puis des Juifs et des réfugiés allemands antinazis l'année suivante. En 1939, le gouvernement britannique envoya des citoyens et des réfugiés de nationalités ennemies accusés de trahison dans des camps d'internement. Aux États-Unis, l'armée déporta soixante-dix mille citoyens américains d'origine japonaise ainsi que quarante-deux mille résidents japonais de la côte Ouest vers des centres de reconversion à l'intérieur du pays. Après le début des hostilités entre Serbes, Croates et Musulmans en ex-Yougoslavie, des camps de concentration furent établis à partir de 1991 aussi bien par les Serbes que par les Croates.

3

Les camps soviétiques

En Russie, les bolcheviks créèrent en 1919 des camps de travail destinés à recevoir les personnes suspectées d'être des contre-révolutionnaires. Pendant les années 1920, les « ennemis de classe » et les criminels étaient détenus dans les camps spéciaux de l'île Solovetski, en mer Blanche, et près d'Arkhangelsk. Dans les années 1930 et 1940, un réseau de camps de rééducation par le travail, qui s'étendait à travers toute l'Union soviétique, reçut des prisonniers par vagues successives à la suite d'arrestations massives. Dans ces camps furent internés des fermiers indépendants (koulaks), des victimes des grandes purges, des Polonais et des Baltes dont les pays avaient été rattachés à l'Union soviétique en 1940, des Allemands de la Volga, accusés de trahison pendant la Seconde Guerre mondiale, puis après-guerre des prisonniers de guerre et des soldats de l'Armée rouge qui avaient été déportés en Allemagne. Après la mort de Staline, en 1953, de nombreux détenus furent amnistiés et libérés, mais nombre de camps restèrent en activité.

En 1919, la police secrète, la Tcheka (l'ancêtre du KGB), était habilitée à arrêter les « ennemis de classe ». L'internement en camp avait généralement lieu après une audition au tribunal de la police secrète, où des juges s'appuyant sur d'interminables paragraphes du Code pénal condamnaient les prévenus qui n'avaient ni le droit d'assister au procès ni de se défendre. Pendant les années 1920, les camps étaient administrés par différents organismes, dont le ministère de la Justice. En 1930, le contrôle de tous les camps fut confié à la Direction d'État des camps (Glavnoïe Oupravlenie laguereï, ou Goulag), rattachée au ministère de l'Intérieur (Narodnyï Komissariat vnoutrennykh del, ou NKVD).

On estime à environ 15 millions le nombre de prisonniers condamnés aux travaux forcés sur les grands chantiers de l'économie soviétique, tels que le canal reliant la mer Blanche à la mer Baltique ou le canal entre la Moskova et la Volga ; ils furent utilisés également dans les mines de charbon et sur les champs pétrolifères, près de Vorkouta, ainsi que dans les mines d'or Kolyma. Il existait cinq grands complexes de camps : celui de la région d'Arkhangelsk, celui de la Petchora, dont Kotlas et Vorkouta, celui de Karaganda au Kazakhstan, le camp Taïchet-Komsomolsk dans la région du lac Baïkal et de l'Amour et celui de la région de la Kolyma.

4

Les camps nazis

En Allemagne, les nazis créèrent des camps de concentration (Konzentrazionslager ou KZ) dès qu'ils accédèrent au pouvoir en 1933. Un décret de février supprima la protection constitutionnelle contre les arrestations arbitraires. La police de sécurité avait désormais tout pouvoir d'arrêter et d'interner des citoyens dans un camp pour une durée indéterminée. La Gestapo (police politique) imposa la « détention préventive » à de nombreuses catégories d'opposants politiques : les communistes, les socialistes, les religieux catholiques ou protestants récalcitrants, les Témoins de Jéhovah, ainsi que les Juifs et les Tsiganes, qualifiés de « races inférieures ». La police criminelle (Kripo) imposait une lourde « peine de prison » aux criminels ainsi qu'à plusieurs catégories de personnes déclarées inadaptées : les homosexuels, les personnes souffrant d'un handicap, les prostituées et les « tire-au-flanc ». Les SS (Schutzstaffel, « unités de protection ») administraient les camps en y faisant régner une discipline brutale. Pendant les années 1930, six grands camps furent ouverts : Dachau, Oranienburg-Sachsenhausen, Buchenwald, Flossenbürg, Ravensbrück (un camp pour femmes) en Allemagne et Mauthausen en Autriche. En 1939, ces camps comptaient environ 25 000 prisonniers.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les camps furent agrandis et leur nombre se multiplia. De nouveaux camps furent créés, dont Auschwitz-Birkenau, Natzwiller, Neuengamme, Gross-Rosen, Stutthof, Majdanek, Hinzert, Dora et Bergen-Belsen. Les milliers de prisonniers — Juifs, partisans, prisonniers de guerre soviétiques et ouvriers étrangers — enfermés dans ces camps venaient des pays d'Europe occupés par la Wehrmacht. Au début de l'année 1942, c'est le bureau central de l'économie et de l'administration de SS (Wirtschafts-Verwaltungshauptamt, ou WVHA) qui administrait les camps de concentration, dont les prisonniers étaient assignés aux travaux forcés dans des unités de production industrielle. Outre les principaux camps, le WVHA administrait des dizaines d'autres camps, tandis que les antennes locales de la police de sécurité implantées dans les pays occupés contrôlaient de nombreux camps de travail. On fit travailler les prisonniers dans l'industrie, notamment dans les usines de l'I. G. Farben et les fabriques de fusées V-2. Ceux qui n'étaient pas en mesure de travailler étaient exterminés au gaz, fusillés ou assassinés par injection mortelle. Des expériences médicales furent également effectuées sur les prisonniers.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis créèrent également des camps destinés à exterminer des populations entières. Des millions de Juifs et des milliers de Tsiganes ainsi que des prisonniers de guerre y furent gazés. Deux centres d'extermination (Vernichtungslager) étaient gérés par le WVHA : Auschwitz-Birkenau et Majdanek. Quatre camps d'extermination, ayant pour unique finalité la mise à mort des êtres jugés « biologiquement inférieurs », se trouvent en Pologne : Belzec, Sobibor et Treblinka à l'est, Chelmno (Kulmhof) à l'ouest. Plus de 4 millions de personnes, pour la plupart des Juifs, ont péri dans les camps nazis, tandis que 2 millions sont morts dans les ghettos de faim et de maladie ou exécutés par les escouades mobiles de la SS (Einsatzgruppen).

Page précédente
|
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft