Articles voisins
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur Stockhausen, Karlheinz

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search

Stockhausen, Karlheinz

Article
Médias
Karlheinz StockhausenKarlheinz Stockhausen
Plan de l'article
1

Présentation

Stockhausen, Karlheinz (1928-2007), compositeur allemand.

Compositeur prolifique (près de 300 œuvres) et théoricien de la musique, Karlheinz Stockhausen a su séduire un large public — au-delà du cercle traditionnellement restreint des amateurs de musique contemporaine — à la faveur d’une personnalité charismatique et d’une profusion d’idées originales jaillissant de diverses sources littéraires, philosophiques et spirituelles. Il est l’une des figures les plus influentes de la création musicale de la seconde moitié du xxe siècle.

2

Premières compositions : aux sources de l’électronique

Né près de Cologne, Karlheinz Stockhausen entre au conservatoire en 1947, dans une classe de piano ; il étudie parallèlement la musicologie et la philosophie à l’université de Cologne. À partir de 1951, il rencontre Frank Martin, puis Olivier Messiaen, Pierre Boulez et Pierre Schaeffer à Paris : leur influence sur ses premiers travaux de composition est significative.

En 1953, il participe à la fondation du Studio de musique électronique expérimentale de la Radio ouest-allemande, à Cologne, où il réalise des chefs-d’œuvre de la musique électronique et concrète, comme Gesang der Jünglinge (1955), composé à partir d’enregistrements de la voix d’un jeune garçon mêlés à des sons électroniques.

3

Une approche avant-gardiste

Profondément influencé par l’œuvre d’Anton von Webern, Karlheinz Stockhausen évolue du style pointilliste de ses premières compositions vers un sérialisme extrême (Klavierstücke I-IV en 1952 et Kontra-Punkte en 1952-1953) puis, très vite, expérimente l’indétermination (usage du hasard et de l’improvisation) et la liberté pour les interprètes (Zeitmasze, 1955-1956), jusqu’aux confins d’une « musique intuitive » (Für kommende Zeiten, 1968-1970). Dans Gruppen (1955-1957), pour trois orchestres, son propos vise à immerger les instrumentistes, isolément ou par groupes, dans un assemblage multiple dans le but de créer un nouvel organisme acoustique.

Parmi ses autres œuvres figurent Zyklus (1959), pour percussionniste solo, Carré (1959-1960), pour quatre orchestres et quatre chœurs, et des compositions de musique électronique et concrète comme Telemusik (1966) et Hymnen (1966-1967).

4

Une œuvre spirituelle

À partir des années 1960, les œuvres de Karlheinz Stockhausen baignent souvent dans une atmosphère méditative, qui se développe sur une longue durée, comme Mantra (1970), pour deux pianos, et Stimmung (1968), pour six voix, une œuvre articulée autour de différentes sonorisations d’un même accord.

Au milieu des années 1980, Karlheinz Stockhausen se lance dans un projet titanesque : Licht (« lumière »), un cycle de sept grands opéras destinés à être joués pendant sept soirs consécutifs. Fondés sur le mythe de la création, ces opéras évoquent Ève, Lucifer et l’archange Michel, et tentent de réaliser ce qui est, selon l’artiste lui-même, le but grandiose de la musique humaine : la manipulation, la maîtrise et, finalement, l’annihilation du temps. Donnerstag (« jeudi », écrit entre 1978 et 1980), Samstag (« samedi », 1981-1983), Montag (« lundi », 1984-1988), Dienstag (« mardi », 1977/1987-1991) et Freitag (« vendredi », 1991-1994) sont présentés à la Scala de Milan (pour les trois premiers) et à Leipzig (pour les deux suivants) ; Mittwoch (« mercredi, 1995-1997) et Sonntag (« dimanche », 1998-2003) concluent le cycle. Dans le sillage immédiat de cette œuvre colossale, Karlheinz Stockhausen entreprend la mise en musique des « vingt-quatre heures du jour » dans Die 24 Stunden des Tages (2004-2007, projet inachevé, interrompu à la « 21e heure » par le décès de l’artiste).

Parallèlement à ses nombreuses compositions, Karlheinz Stockhausen propose une réflexion évolutive sur la musique à travers ses différentes formes (sérielle, concrète, électronique, aléatoire, variable ou encore spatiale), ses divers supports instrumentaux, mais également son rapport au temps, son rôle et sa portée dans le cadre de la création artistique humaine.

Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft