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Orsay, musée d'Article
Plan de l'article
Dans les salles I à III sont représentés les porte-drapeaux du néoclassicisme, Ingres (Vénus à Paphos, 1852-1853 ; la Source, 1820-1856) et dans son sillage ses élèves Amaury Duval et Hippolyte Flandrin, auxquels s’opposent les hérauts du romantisme, Eugène Delacroix (la Chasse aux lions, 1854) et à sa suite Paul Huet, et que tente de concilier Théodore Chassériau (le Tepidarium, 1853). Suivent la peinture d’histoire et les portraits datés entre 1850 et 1880. En face de ces salles prennent place un ensemble exceptionnel de sculptures d’Honoré Daumier (salle IV) — les Célébrités du Juste Milieu ou les Parlementaires, série de 36 bustes en terre crue enluminés à l’huile, datant de 1831 —, la collection d’Alfred Chauchard (salle V) qui a pour joyau l’Angélus de Jean-François Millet (1857-1859), puis (en salle VI) à nouveau Millet et l’école de Barbizon, représentée par des paysages de Camille Corot, de Théodore Rousseau et de Charles Daubigny. Une salle en bordure du quai d’Orsay présente deux chefs-d’œuvre de Gustave Courbet : Un enterrement à Ornans (Salon de 1850) et l’Atelier du peintre (1855). Dans les salles XI à XIV sont représentés Pierre Puvis de Chavannes (Jeunes Filles au bord de la mer, 1879 et le Pauvre Pêcheur, 1881), Gustave Moreau (Orphée, 1866), et des œuvres antérieures à 1870 d’Edgar Degas, d’Édouard Manet (Olympia, Émile Zola, le Balcon), de Pierre-Auguste Renoir, de Claude Monet et de Frédéric Bazille.
Le noyau des collections de la galerie des Hauteurs est constitué d’œuvres impressionnistes (dont la première exposition du groupe date de 1874) et postimpressionnistes, précédemment conservées au musée du Jeu de paume. Dans la première salle (salle XXIX) est présentée la collection du peintre Étienne Moreau-Nélaton (1859-1927) au sein de laquelle trône en majesté le Déjeuner sur l’herbe de Manet, œuvre scandale du Salon des refusés de 1863. La salle suivante est consacrée à des œuvres d’après 1870 du peintre et mécène Gustave Caillebotte (les Raboteurs du parquet, 1875), d’Edgar Degas (l’Absinthe, 1876), de Berthe Morisot (le Berceau, 1872), de l’Américain James McNeill Whistler (Portrait de la mère de l’artiste, 1871) et d’Édouard Manet (Sur la plage, 1873). Les salles XXI et XXXII privilégient quelques-unes des œuvres phares de la pleine période d’épanouissement du groupe impressionniste et particulièrement de Pierre-Auguste Renoir (le Moulin de la Galette et Torse de femme au soleil, deux œuvres datées de 1876), de Claude Monet (Voiliers, Régates à Argenteuil, 1874 ; la Gare Saint-Lazare, 1877 ; la Rue Montorgueil, fête du 30 juin 1878, 1878), de Camille Pissarro (les Toits rouges, 1877) et d’Alfred Sisley (Inondation à Port-Marly, 1876 ; le Pont de Moret-sur-Loing, 1893). La salle XXXIV couvre la période des années postérieures à 1880 des carrières de Claude Monet — notamment la série des Cathédrales de Rouen (1892), dont le musée possède à lui seul cinq versions, et les Nymphéas bleus (v. 1916-1919) — et de Pierre-Auguste Renoir — les Baigneuses (v. 1918-1919). Viennent ensuite Paul Cézanne (les Joueurs de cartes, v. 1892) et Vincent Van Gogh (l’Église d’Auvers-sur-Oise, vue du chevet, 1890) que rapproche leur présence commune dans la collection du docteur Paul Gachet (1828-1909), médecin psychiatre installé à Auvers-sur-Oise et ami des impressionnistes. À la suite de la Charmeuse de serpents du Douanier Rousseau (1907) et de plusieurs compositions de Paul Gauguin (les Alyscamps. Arles, 1888 ; Sur la plage, 1891) sont représentés les peintres de l’école de Pont-Aven — le Talisman de Paul Sérusier (1888) et autres œuvres d’Émile Bernard —, les néo-impressionnistes — Georges Seurat particulièrement avec le Cirque (1891), mais aussi Paul Signac et Henri Edmond Cross —, Henri de Toulouse-Lautrec puis les Nabis (Maurice Denis, Pierre Bonnard et Édouard Vuillard). L’accès au niveau médian permet le passage par la salle consacrée à la collection Max et Rosy Kaganovitch (œuvres impressionnistes et postimpressionnistes jusqu’à la naissance du fauvisme en 1905).
Le niveau médian est dédié à l’art officiel consacré par la IIIe République, représenté dans ses monuments publics, ses sculptures monumentales (Emmanuel Fremiet, Gustave Deloye), ses décors, mais aussi ses Salons, où officient Léon Bonnat, Alexandre Cabanel et Puvis de Chavannes. Est également illustré le courant naturaliste — avec les peintres Édouard Detaille et Jules Bastien-Lepage, ou les sculpteurs Jules Dalou et Constantin Meunier — ainsi que le courant symboliste international, notamment représenté en Grande-Bretagne par la confrérie des préraphaélites (Burne-Jones, la Roue de la fortune, 1883), mais aussi par le Suisse Arnold Böcklin, l’Allemand Hans Thoma, ou l’Américain Winslow Homer. Dans la deuxième partie de cette terrasse s’effectue l’accès aux salles consacrées aux Arts décoratifs, et plus particulièrement à l’Art nouveau. Sont représentés Hector Guimard (Fauteuil, 1903), Odilon Redon (panneaux décoratifs, 1901), l’école de Nancy notamment avec les verres d’Émile Gallé, mais aussi les œuvres de Louis Majorelle, d’Émile André et d’Alexandre Charpentier. Au terme de l’allée, Auguste Rodin bénéficie d’une place privilégiée pour l’exposition des plâtres de la Porte de l’Enfer et du Monument à Balzac, la visite du musée s’achevant par la contemplation d’œuvres d’Antoine Bourdelle (Héraclès archer, 1909), d’Aristide Maillol (Méditerranée, 1905) et de Joseph Bernard.
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