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Résultats avec Windows Live® Search marche (musique)Article
Plan de l'article
Présentation ; Rythme et structure ; Marche militaire ; Les marches écrites par des compositeurs classiques
marche (musique), composition instrumentale à forte accentuation rythmique jouée par des fanfares, militaires ou civiles, existant également en musique classique (voir Classicisme (musique)). Conçue pour stimuler et organiser les mouvements de grands groupes, en particulier de soldats, la marche fut aussi l'objet de compositions de grands compositeurs. La cadence rythmique fut toujours très importante et par conséquent fortement accentuée dans toutes les marches.
Les marches utilisent généralement la mesure ¹ et parfois la mesure ½. Dans sa forme, la marche fait souvent alterner une section principale (la « marche » proprement dite) et une ou deux sections formant un contraste (le « trios »).
Dans les premières marches militaires, les tambours qui jouaient les rythmes liés aux différents pas étaient les instruments principaux ; ils étaient fréquemment accompagnés par des fifres et, occasionnellement, par des trompettes. Au milieu du XVIIe siècle, les tambours perdirent de leur importance à mesure que la marche acquérait un rôle cérémoniel croissant et que diminuait son rôle strictement militaire. Les marches militaires sont classées en plusieurs catégories en fonction de leur tempo : marches funèbres (très lentes), marches lentes, marches rapides et marches très rapides.
De nombreux compositeurs écrivirent des marches allant bien au-delà des exigences de la forme originelle pour en faire des mouvements d'œuvres plus importantes, de forme traditionnelle, dans lesquelles la musique revêt un caractère comparable à la marche. On les classe selon leur forme en marches triomphale, militaire, nuptiale ou funèbre. La Marche turque de Mozart est l'une des premières marches écrites par un compositeur classique. Cette marche forma le dernier mouvement de sa sonate pour piano K.331. Une marche funèbre apparaît également dans la sonate n° 2 en si bémol mineur, pour piano, de Chopin et dans la Symphonie n° 3 (Symphonie héroïque) de Beethoven. Des marches rapides sont présentes dans la Symphonie fantastique de Berlioz (la « Marche à l'échafaud ») et dans la Symphonie n° 6 (pathétique) de Tchaïkovski. Wagner inséra des marches dans Tannhaüser, Lohengrin, le Crépuscule des dieux et les Maîtres chanteurs. Pour sa part, Gustav Mahler écrivit, dans ses symphonies, un certain nombre de mouvements donnant à la marche des proportions monumentales, par l'utilisation d'un rythme implacable symbolisant la crise spirituelle.
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