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Piaf, Édith

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Édith PiafÉdith Piaf
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Une artiste au grand cœur protectrice de jeunes talents

Pendant l’Occupation, Piaf continue de se produire sur scène, allant même chanter deux fois à Berlin pour les prisonniers français, ce qui lui vaut, à la Libération, d’être soupçonnée de collaboration. Mais elle est entièrement blanchie de ces charges, car preuve est faite que ses tournées en Allemagne ont servi à favoriser quelques évasions.

Sa générosité naturelle la pousse à aider, à conseiller et à lancer une série de jeunes artistes, tels qu’Yves Montand, les Compagnons de la chanson, Félix Marten ou Eddie Constantine.

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Heureuse à la scène, malheureuse en amour

Marquée par la vie, la misère et la rue — une image dont elle joue, d’ailleurs, avec beaucoup d’habileté —, Piaf brûle sa vie et les planches, et sa renommée s’étend désormais sur tous les continents. Considérée par la presse internationale comme l’une des plus grandes vedettes du monde, elle est, avec Frank Sinatra, l’artiste la mieux payée de son temps. En 1947, à New York, elle fait la connaissance du boxeur Marcel Cerdan qui sera le grand amour de sa vie (rencontre dont Claude Lelouch tirera un film, Édith et Marcel, 1983) ; la mort accidentelle de ce dernier, en 1949, est un drame dont elle ne se relèvera jamais. C’est d’ailleurs à la mémoire de Cerdan qu’elle écrira « l’Hymne à l’amour ».

En 1952, elle épouse Jacques Pills, chanteur de l’ancien duo Pills et Tabet, mais le mariage ne dure guère. Toujours à la recherche de nouveaux talents, Piaf contribue à révéler Charles Aznavour (« Jézébel »), Georges Moustaki (« Milord ») et Charles Dumont (« Non, je ne regrette rien »).

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La drogue, la maladie et la mort

Au début des années soixante, minée par la drogue et par la maladie, la chanteuse connaît une sorte de résurrection, grâce à l’amour que lui voue Théo Sarapo, qu’elle épouse en 1962 et qu’elle tente d’imposer au music-hall (duo « À quoi ça sert l’amour ? »).

Cependant, usée par le travail et par les excès — bien que sa voix ne l’ait jamais trahie — elle meurt en 1963, quelques heures avant son vieil ami Cocteau. Ses funérailles, au cimetière du Père-Lachaise, sont suivies par une foule gigantesque, évaluée à plus de cent mille personnes.

Sélection discographique :

  • 1985 - Édith Piaf, de « l’Accordéoniste » à « Milord » (EMI — 115 301 2)
  • 1993 - Piaf en concert (2 CD EMI — 474 002 2)
  • 1993 - Édith Piaf, 1936-1942 (Chansophone — 701 272)
  • 1996 - Édith Piaf, 1936-1945 (Chansophone — 701 602)
  • 1998 - L’Intégrale, 35e anniversaire (11 CD EMI — 497 118 2)

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