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Meyerbeer, Giacomo

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Giacomo MeyerbeerGiacomo Meyerbeer
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1

Présentation

Meyerbeer, Giacomo (1791-1864), compositeur allemand dont la carrière s’est déroulée en Italie et en France et dont le sens dramatique a influencé Richard Wagner.

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Un musicien précoce

Né à Vogelsdorf, près de Berlin, Jakob Liebmann Beer, dit Giacomo Meyerbeer, étudie tout d'abord le piano, en particulier avec Muzio Clementi, et débute à Berlin en 1802. Il aborde la composition avec Carl Zelter puis avec Anselm Weber (1805-1807). Il compte déjà une création à son actif (le ballet-pantomime Der Fischer und das Mildmädchen, au Théâtre royal de Berlin, le 26 mars 1810) lorsqu'il entreprend de travailler avec l'Abbé George Joseph Vogler, à Darmstadt, auprès duquel il fréquente Carl Maria von Weber. Il essuie plusieurs échecs comme compositeur d'opéras (Wirth und Gast, oder Aus Scherz Ernst, Stuttgart, 6 janvier 1813, révisé sous le titre Die beyden Kalifen, Vienne, 20 octobre 1814, puis connu sous le titre Alimelek) mais connaît le succès à Vienne comme pianiste de salon. Il entreprend alors de voyager, en France, à Londres et enfin, en Italie.

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Des débuts italiens

Lorsqu'il arrive en Italie, au début de l'année 1816, Meyerbeer se lance dans la composition d'opéras dont le style se rapproche de celui de Gioacchino Rossini et qui lui valent immédiatement succès et renommée : Romilda e Costanza (Padoue, 19 juillet 1817), Semiramide riconosciuta (Turin, mars 1819), Emma di Resburgo (Venise, 26 juin 1819), Margherita d'Angiù (la Scala de Milan, 14 novembre 1820), l'Esule di Granata (la Scala de Milan, 12 mars 1821), il Crociato in Egitto (Venise, 7 mars 1824). Cette dernière œuvre lui vaut d'être représenté à Londres et à Paris et acclamé dans toute l'Europe.

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Paris

Meyerbeer vit désormais à Paris et, après l'adaptation de deux de ses œuvres italiennes, entame une longue et fructueuse collaboration avec le librettiste Eugène Scribe (à l’Opéra de Paris : Robert le Diable, 21 novembre 1831 ; les Huguenots, 29 février 1836 ; le Prophète, 16 avril 1849). Son style évolue, développant la dimension rythmique du texte tout en conservant aux mélodies la souplesse italienne et aux harmonies la recherche germanique. Couvert d'honneurs, célèbre et puissant, il voit cependant mourir ses enfants et s'acharner contre lui un jeune compositeur auquel il a pourtant accordé soutien et protection : Richard Wagner. La vigueur des œuvres — et des accusations — de Wagner éclipse bientôt les grands opéras de Meyerbeer dont la somptuosité des mises en scène et des ballets met pourtant en valeur une écriture taillée sur mesure pour des chanteurs précis et une conception originale de l'orchestre.

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