Le choix d'Encarta
Consultez les ouvrages concernant étrusque, civilisation et sélectionnés par l'équipe éditoriale d'Encarta
Recherche Encarta
Rechercher dans Encarta des informations sur étrusque, civilisation

Résultats avec Windows Live® Search

Afficher tous les résultats dans le contenu
Résultats avec Windows Live® Search
Page 2 sur 3

étrusque, civilisation

Article
Médias
Temple étrusque (Fiesole)Temple étrusque (Fiesole)
Plan de l'article
5

Religion

Le manque de documents rend l’étude de la religion étrusque extrêmement difficile. Les lois religieuses du pays, selon Tite-Live et Cicéron, semblent avoir été codifiées dans trois recueils de livres qui portaient le titre générique de Etrusca disciplina. Le premier, les Livres d’haruspices (Libri haruspicini), traitait de l’art divinatoire par les entrailles d’un animal fraîchement sacrifié. Les Étrusques étaient connus pour leur habileté à discerner la volonté divine par l’examen des entrailles, et à interpréter les augures de toutes sortes, en particulier ceux qui étaient indiqués par le vol des oiseaux. Le deuxième recueil de livres, les Livres de la signification de la foudre (Libri fulgurales), exposait l’art de la divination par les éclairs. Le troisième recueil, les Livres rituels (Libri rituales), traitait des pratiques rituelles ainsi que des normes de la vie sociale et politique des Étrusques. Si l’on en croit l’écrivain latin du ive siècle Servius, un quatrième recueil traitait des divinités animales.

Le nom de plusieurs divinités a survécu, mais leurs rôles précis sont inconnus. Selon certains écrivains romains tardifs, aux divinités Jupiter, Junon et Minerve correspondaient respectivement dans la religion étrusque Tinis, Uni et Menrva. Sethlans était l’équivalent étrusque de Vulcain, Fuflans de Bacchus et Turms de Mercure. Catha était le dieu Soleil, Tiv la déesse Lune et Thesan la déesse de l’Aube. Turan était Vénus et Aplu, Apollon. Au-dessus de ces divinités siégeait un groupe de puissances sans nom, personnifications du Destin, et probablement des divinités chtoniennes, à l’origine des divinités du monde souterrain chez les anciens Grecs. Si l’on se fonde sur certaines figures qui décorent les frontons de leurs temples, leur panthéon comprenait aussi des génies ailés. De nombreux éléments de la religion étrusque furent repris par les Romains, en particulier le concept du retour cyclique de l’âge d’or et le rituel du sacrifice humain, qui pourrait être à l’origine des combats de gladiateurs.

6

Langue

Après la conquête de l’Étrurie par Rome, la langue étrusque tomba en désuétude, mais elle était encore étudiée sous l’Empire par certains lettrés romains (l’empereur Claude, semble-t-il, la connaissait). Au ier siècle av. J.-C., l’historien grec Denys l’opposait aux autres langues, notant ainsi une difficulté qui a depuis perturbé les tentatives de traduction des fragments subsistants. Bien que la connaissance de la langue étrusque soit très limitée, les savants l’ont identifiée comme n’étant pas de souche indo-européenne. Les linguistes ont quelque peu progressé dans le déchiffrement des inscriptions des tombes, qui représentent la presque totalité des exemples existants d’écriture étrusque. Recherchant des indications sur le sujet des sculptures et des peintures qui ornaient les tombes, ils ont identifié de nombreux noms propres de figures historiques ou religieuses. Ils ont également dérivé la signification probable de nombreux autres mots en utilisant la méthode cryptographique de test de la validité d’une interprétation particulière d’un mot pour toutes ses occurrences. La langue étrusque est souvent citée comme exemple classique de certains problèmes de décodage.

L’alphabet étrusque comprenait vingt-six lettres dans sa forme primitive et vingt dans sa version ultime. Il est assez similaire à l’alphabet grec, mais le vocabulaire et la syntaxe des deux langues sont différents. L’alphabet romain, avec quelques variantes, dérive de celui des Étrusques. Trois des plus anciennes inscriptions étrusques parvenues jusqu’à nous proviennent de deux statues et d’une coupe en faïence noire datant d’avant 700 av. J.-C. Il subsiste des milliers d’inscriptions funéraires, mais il s’agit essentiellement de noms propres. Le seul manuscrit arrivé jusqu’à nous, aujourd’hui au musée de Zagreb, en Croatie, est un texte liturgique écrit sur douze bandes de toile, qui furent retrouvées parmi les bandelettes d’une momie égyptienne de l’époque gréco-romaine. Il ne subsiste aucune œuvre littéraire étrusque, ni référence et surtout, curieusement, aucune inscription ou manuscrit bilingue, étrusque et latin.

7

Art et architecture

L’art des Étrusques trahit de fortes influences de la Grèce, de l’Égypte et de l’Asie Mineure. Il comporte également des éléments italiques et reflète clairement les croyances religieuses étrusques. L’art étrusque exerça une grande influence sur les styles romains ultérieurs. La majeure partie de ce qu’on en connaît aujourd’hui provient des tombes étrusques.

7.1

Architecture

Il ne subsiste rien des palais, des édifices publics et des premiers temples, tous construits en bois et en brique. Des modèles votifs en céramique, ainsi que des traces de structures en pierre plus tardives, indiquent que des temples furent construits dans des enceintes et possédaient des toits à pignons en tuile, soutenus par des colonnes, comme leurs équivalents grecs. Le temple grec était toutefois construit selon un axe est-ouest sur un terre-plein peu élevé, accessible des quatre côtés par une colonnade ; un temple étrusque, pour des raisons religieuses, était situé sur un axe nord-sud et se trouvait sur une estrade garnie d’un porche à quatre colonnes faisant face à trois portes menant à trois salles parallèles pour les trois dieux étrusques majeurs. Le toit était décoré de statues de terre cuite aux couleurs vives, qui avaient pour rôle plus prosaïque, de cacher les joints de tuile et les extrémités des chevrons. Des figures en bas-reliefs ornaient l’entablement. Les temples romains étaient bâtis sur le modèle développé par les Étrusques.

La plupart des cités étrusques, situées, comme les acropoles grecques, sur des lieux élevés, étaient disposées en quadrilatère, garnies de fortifications et d’enceintes renforcées de doubles portes et de tours. Ces méthodes de construction étaient également appliquées hors d’Étrurie : les murs entourant Rome à ses débuts, prétendument bâtis du temps de Servius Tullius (578-534 av. J.-C.), étaient d’ordre étrusque.

On n’a retrouvé aucun vestige de maison étrusque, mais l’intérieur des tombes et des urnes funéraires en forme de maison suggèrent qu’elles avaient un toit de tuile plat ou en pente et comptaient de une à trois salles. Les exemples plus tardifs possédaient un atrium, avec un toit ouvert au-dessus d’une citerne pour l’eau de pluie, et une loggia — système que reprirent les Romains. Les Étrusques édifièrent également des aqueducs, des ponts et des égouts, comme la Cloaca maxima de Rome construite par les Tarquins.

À l’extérieur des villes se trouvaient les cimetières contenant des tombes familiales. Elles étaient construites sous terre mais possédaient de larges voûtes de pierres superposées recouvertes de buttes de terre. Les premières tombes étaient des structures simples, rien de plus qu’un passage étroit scindé en deux salles, avec une niche de part et d’autre de la salle à l’avant. Les tombes plus tardives comprenaient plusieurs salles disposées pour figurer une maison. Elles contenaient des sarcophages, des urnes funéraires et des offrandes.

7.2

Sculpture

Les Étrusques, comme la plupart des peuples antiques, ne regardaient pas l’art pour lui-même, mais créaient des objets pour des motifs utilitaires ou religieux. En conséquence, on ne connaît le nom d’aucun artiste et il existe peu d’exemples d’art public, strictement civil. Bien plus, l’art étrusque, quoique partageant des caractéristiques communes, est différent d’une cité à l’autre, reflet de leur indépendance politique.

Les œuvres étrusques les plus célèbres sont en terre cuite : ce sont soit des sculptures sur le couvercle des sarcophages (les « sarcophages des époux », fin du vie siècle av. J.-C., Villa Giulia, Rome) provenant de Caere soit des œuvres pour les temples — revêtements pour protéger le bois et les sculptures sur les toits et les frontons. Les artistes de Vulci excellaient dans l’art de sculpter des images en nenfro, un calcaire local, représenté par le Sphinx et le Lion ailé à Rome. Les Étrusques furent également d’exceptionnels artisans du bronze : la Louve du Capitole (v. 500 av. J.-C.), la Chimère (ve-ive siècle av.  J.-C., Musée archéologique, Florence) d’Arretium et la statue grandeur nature d’Aulus Metellus en orateur, connue sous le nom d’Arringatore (ier siècle av. J.-C., Musée archéologique), constituent les plus belles réalisations en bronze cette période.

Page précédente
| |
Page suivante
Rechercher dans tout le texte de l'article
Afficher cet article au format imprimable
Envoyer




© 2008 Microsoft